23 décembre 2008

Petite vidéo sur Sarkozy


Sarkozy empereur malefique
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sarkophage

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Le rap conscient est-il révolutionnaire



Kery James - Banlieusards
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peul91





Le 22 novembre, j'ai eu l'occasion d'assister au festival de rap communes-ikation, organisé par la commune de Carouge. A ce festival se produisait notamment, c'est la raison pour laquelle une très large partie du public était là (moi aussi d'ailleurs), le célèbre rappeur français Kery James. Je mentionne Kery James dans mon profil parmi mes préférences musicales, car j'apprécie beaucoup sa musique: très belles paroles, poésie, grande qualité d'écriture, musique pleine d'énergie. Je dois dire que le concert était magnifique, notamment la prestation scénique qui était plus qu'à la hauteur de ce que le CD laissait espérer. D'ailleurs, le billet d'entrée ne coûtait que 18 francs, peu d'artistes de ce niveau auraient accepté de jouer pour si peu. Toutefois, si j'écris le présent article, ce n'est pas seulement, ni essentiellement d'ailleurs, faire l'éloge de Kery James (dont je recommande au passage la musique, ça en vaut la peine), mais pour faire part de quelques réflexions sur le contenu idéologique de son rap. Kery, on le sait, est le représentant le "plus connu de ce que l'on appelle le rap conscient, par opposition au "rap gangster" (auquel on fait le reproche, souvent à juste titre, de faire l'apologie du crime et de la loi de la jungle)

Rien de tel chez Kery James. Au contraire, à première vue on a l'impression d'un contenu franchement à gauche, voire plus. D'abord, rien que sur la couverture du CD l'étoile rouge à cinq branches. Puis le célèbre morceau "banlieusards" (le clip en tête de cet article) peut sembler un champ révolutionnaire à une oreille inatentive. D'abord les mots "l'chant des combattants", puis "ceux qui n'font pas toujours ce qu'on attend d'eux, qui n'disent pas toujours ce qu'on veut entendre d'eux" semblent annoncer un chant de lutte. Puis une longue critique, assez juste d'ailleurs, de la politique de l'Etat français ("c'est un crime contre notre avenir que la France commet"), et ce qui semble être une allusion à la lutte des classes: "nous derrière les barreaux, eux au sénat, ils défendent leurs intérêts". Aussi, Kery se réclame des "prolétaires" et finit son morceau par "c'est une révolution". Alors, Kery James est communiste? En fait pas du tout, même très loin de là!

Premièrement, malgré l'impression que pourrait avoir l'auditeur distrait, il n'est nul part question de lutte des classes. Car les "banlieusards" ne sont nullement, malgré les apparences, un synonymes pour "prolétaires" ou "travailleurs". D'ailleur qui est l'adversaire: il n'est nul part fait mention de la bourgeoisie. Non les banlieusards, d'autres morceaux le montrent clairement, représentent uniquement les prolétaires noirs et arabes. L'adversaire est alors les blancs? Cette vision, qui est possible et qui est certainement l'interprétation de nombreux "banlieusards", est dangeureuse: elle divise les travailleurs selon leur origine et les empêche de s'unir dans un combat commun contre l'oppression capitaliste, c'est d'ailleurs exactement le miroir inversé du discours du FN et participe au même obscurantisme qui masque les mécanismes réels de l'exploitation et de l'injustice.

En fait, il ne s'agit même pas de cela. En réalité, il n'y a pas vraiment d'adversaire. Certes, l'Etat est durement critiqué. Mais cette critique ne suppose nullement un antagonisme. La seule chose qui est critiquée, c'est le supposé racisme des potentats "blancs", mais aucunement le caractère de classe de l'Etat, ni l'oppression de classe. "Car à ce jour y'a deux Frances, qui peut le nier?" dit certes Kery, mais n'oublions pas que ces mots sont procédés par "pour ceux qui rêvent d'une France unifiée". Or ce "rêve" constitue précisément la négation de la lutte des classes, le mythe de l'unité nationale. "Unité nationale"? Dit sous cette forme, le joli rêve de Kery James fait tout de suite moins rêver, il fait même plutôt peur. Et à juste titre, car cette fois on redonne aux mots leur vraie valeur: l'unité nationale est une idée de droite dure (qui rappelle dangereusement le corporatisme mussolinien), l'idée de négation de la lutte de classe au profit d'une "collaboration sous le patronage de l'Etat", c'est-à-dire la soumission totale des travailleurs à la bourgeoisie. Car celui qui nie la lutte des classes est de fait contre le combat du peuple pour plus de justice, est objectivement contre le progrès social, est un allié objectif des exploiteurs!

Délire idéologique stalinien? Nullement! Car ce que Kery James critique plus que la politique de l'Etat, c'est la résignation, la "paresse" pour le dire en jargon néolibéral, des banlieusards! Car le "combat" que Kery James prône n'est nullement la lutte révolutionnaire, mais la concurrence accrue sur le marché du travail, la lutte des places! Dans une optique très libérale d'ailleurs: "Je suis le capitaine dans le bateua des mes efforts, J'n'attends rien du système je suis un indépendant" Transformer la sinistre loi de la jungle que l'on appelle joliment concurence et la lutte des travailleurs entre eux pour le droit de se faire exploiter par le capital en révolte des opprimés, magnifique sophisme rien à dire! Pour la rhétorique "révolutionnaire", jugez les fragments suivants: "il est temps qu'on fasse de l'oseille, ce que la France ne nous donne pas on va le prendre, j'veux pas brûler des voitures, mais à construire et en vendre" ou encore "car y'a 2 fois plus d'obstacles et 2 fois moins d'avantages, Et alors?! Ma victoire aura 2 fois plus de goût, Avant d'pouvoir la savourer, j'prendrai 2 fois plus de coût"

Belle "révolution" en effet! Le capital vous opprime, liquide les acquis sociaux que vous avez obtenus par des décennies de luttes? Alors luttez bon sang, luttez contre vos camarades pour les places de travail; seuls les "lâches" pleurnichent sur leurs acquis sociaux, les "soldats" eux se saignent à blanc pour la plus grande gloire du capitalisme! Le capitalisme veut vous imposez des exigeances inhumaines, alors résistez bon Dieu, faites ce que le capitalisme néolibéral veut de vous, donnez votre temps, votre santé et votre sang pour un jour atteindre l'horizont radieux de la victoire: le droit de se faire exploiter par le capital! Vous voyez une différence avec les slogans tristement célèbres de Sarkozy "l'assistance est un piège pour les plus démunis" et "travailler plus pour gagner plus"? Pas moi! Ou plutôt si: Sarkozy lui dit clairement qu'il est de droite, il ne cache pas quels intérêts il sert; tandis que Kery James habille d'une rhétorique de gauche un discours à peine moins sarkozyste que celui du président français en exercice. Le but du présent article n'est pas de jeter l'anathème sur Kery James, sinon je ne le citerai pas dans mes préférences musicales, ses considérations sur l'art sont tout simplement magnifiques. Mais il n'est pas d'une grande honnêteté intellectuelle de travestir avec une phraséologie révolutionnaire ce qui n'est au fond qu'une "sagesse traditionnelle", c'est-à-dire une morale de la soumission, une idéologie réactionnaire au service de la bourgeoisie. Rappelons en passant que l'étoile rouge à cinq branches a un sens, ce n'est pas qu'une simple figure géométrique dont chacun peut faire ce que bon lui semble. Non! L'étoile rouge est celle de l'Internationale communiste, les cinq branches symbolisent les travailleurs des cinq continents de la Terre, le rouge le sang versé par les ouvriers sous le joug de la tyrannie capitaliste et dans la lutte pour la liberté, l'étoile elle-même le communisme qui est la lumière qui éclaire la voie au prolétariat en révolte (telle l'étoile de Gallilée qui selon les Evangiles guida les rois-mages)

Tout cela n'est il qu'une interprétation de communiste qui ne reconnaît aux mots que le sens que les classiques du marxisme-léninisme leurs accordent, alors que Kery James a en fait voulu dire autre chose? Assurément non, le discours "gauchiste", ou plutôt qui prétend l'être, de Kery James est évident. Mais je dois dire néanmoins que ses termes ont aussi un autre sens, un sens qui leur vient d'autres mystificateurs qui ont camouflé leur opportunisme de fait par une phraséologie marxiste, au point précisément qu'il ne reste que la phraséologie et que les masses oublient le sens des mots. En effet, pour beaucoup de jeunes de mon âge le terme "ghetto", ainsi que ce que l'on appelle communément "quartier populaire", ne renvoie pas aux ouvriers, ne renvoie pas à la lutte de classe, mais à des références culturelles, à la culture alternative; à ce qui s'appelle en bon français "la bohème", à Rimbaud et Baudelaire. Les quartiers populaires sont pour ces jeunes avant tout des quartiers d'artistes. C'est pourquoi, beaucoup de jeunes, petit-bourgeois au demeurant, se reconnaissent dans un discours en apparence marxiste, mais dont le fond ne l'est pas, ainsi que dans le mouvement solidaritéS, qui n'est pour eux que le mouvement de la culture alternative. Et Kery James s'adresse aussi à cette clientèle là. "Mon art est un art prolétaire, donc les minorités y sont majoritaires, dit-il absurdement dans un morceau, alors que le prolétariat est par définition (ceux qui sont forcés de vendre au plus offrant leur force de travail pour subsister) forme l'écrasante majorité de la population! Ce genre d'ambiguités m'a valu parfois des dialogues de sourds avec mes camarades du collège qui utilisaient les mêmes mots que moi mais en leur donnant un sens différent. Une telle rhétorique pseudo-marxiste est en effet extrêment pernicieuse, elle fait perdre leur sens aux mots et rend incompréhensible le disours des vrais communistes.

Pourtant, il serait faux de dire que le rap est soi l'apologie du crime soit celle de la concurrence. Car il existe un rap progressiste et révolutionnaire. La meilleure représentante de ce rap véritablement contestataire est sans conteste Keny Arkana. Keny Arkana qui part de la lutte des classes (même si elle n'utilise pas une terminologie rigoureusement marxiste) et d'une conception religieuse du monde (preuve que la religion n'est réactionnaire que si elle est utilisée comme telle) pour arriver à une vision tout à fait révolutionnaire: "sans logis, sans papiers, sans rêves et sans droits, Solidarité, on est ensemble le front des sans-voix". Certes il lui manque la dialectique, ce qui fait que Keny Arkana ne comprend pas la nécessité pour le prolétariat de s'organiser sous la forme du Parti communiste et marxiste-léniniste, forme sans laquelle toute révolution est illusoire. Mais chez elle pas des phrases alambiquées qui signifient de fait le contraire de ce que l'on penserait. Non, Keny Arkana transmet par sa musique, magnifique au demeurant, une franche et belle idée révolutionnaire, un immense espoir de renaissance de lutte des peuples pour un autre monde:"ils ont le chiffre, on est plus forts on a le nombre", vers que l'on a envie de mettre en parallèle avec l'Internationale: "c'est nous la force, c'est nous le nombre, nous ne sommes rien, soyons tout".




07 décembre 2008

Que penser de la victoire d'Obama?

source de l'image: civilisation socialista
« Je construirai une armée du XXIe siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar. » Barack Obama
C'est un fait, Barack Obama sera le 44ème président des Etats-Unis d'Amérique. Pour une fois, l'opinion des analystes de droite comme de gauche est unanime pour saluer sa victoire. Les commentateurs de tous bords n'ont pas de mots assez élogieux pour décrire M. Obama. A les croire, c'est à peine s'il ne serait pas le nouveau messie venu tout droit du ciel pour mettre fin aux ténèbres de l'ère Bush et restaurer l'image des Etats-Unis tels que nous (qui est inclu dans ce "nous" d'ailleurs) les aimons, des States idéaux animés par un esprit de démocratie et de tolérance. Faut-il pour autant rejoindre cet enthousiasme béat et se réjouir de la victoire du candidat démocrate? Certes, il est incontestable que l'élection d'un noir à la présidence des USA est une première historique et un grand progrès dans le dépassement du racisme aux Etats-Unis (qui n'est pas vaicu pour autant) et qu'à tout prendre Obama est toujours moins pire, voire à certains égards plus progressiste, que McCain, et surtout que Sarah Palin si ce dernier devait décéder avant la fin de son hypothétique mandat. Mais cela suffit-il pour faire d'Obama un homme de gauche, ou du moins de centre-gauche?
La réponse est clairement non. Sans être, à l'image de Bush et McCain d'extrême-droite, Obama n'en est pas moins de droite, voire de droite dure. Du reste, le Parti radical genevois ne dit pas le contraire. Et ce n'est même pas qu'il ait fait des promesses qu'il ne voudra pas tenir, comme cela fut en partie le cas pour Bill Clinton. Car les promesses progressistes d'Obama n'existent que dans l'imagination de quelques journalistes et politiciens de gauche européens, qui n'ont visiblement pas pris la peine de lire un seul discours d'Obama, et en tout cas pas de s'informer sur son programme réel sur son site de campagne après sa victoires contre Hillary Clinton. Barck Obama est sans doute un orateur d'exception, maîtrisant brillamment la rhétorique classique et un homme charismatique qui sait donner à ses discours le ton de l'espoir, voire une certaine phraséologie progressiste. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il ait fait la moindre promesse progressiste concrète. Le caractère "progressiste"de ses discours tient uniquement à des slogans creux martelés jour après jour dans des clips télévisés généreusement payés par de riches donateurs de Wall Street, des slogans tels que le celèbre "Yes, we can", qui n'a en fin de compte aucun sens. La seule chose qu'a promis Obama, c'est le "changement", dont le contenu ne fut à aucun moment précisé, ce qui fait du candidat démocrate tout au plus un habile démagogue.

Rappelon qu'Obama est contre une couverture de santé universelle, contrairement à Hillary Clinton, qui n'est pas exactement de gauche pourtant; cela alors que 46 millions d'Américains sont privés d'assurance maladie, qui est privée aux USA, faute de pouvoir payer, et qui donc ne sont pas soignés s'ils ne peuvent payer de leur poche, ce qui est presque toujours le cas. Et une majorité d'Américains qui ont une assurance maladie bon marché sont souvent non-soignés, sauf cas d'extrême nécessité, à cause de la volonté de leur caisse de payer le moins possible. C'est pourquoi l'espérence de vie est inférieure aux USA qu'à Cuba. Et quand on pense que c'est un tel système que Couchepin veut nous imposer! Obama est aussi pour la peine de mort. Et pour des réductions d'impôts aux "classes moyennes" dont il se fait le défenseur, alors que selon les tranches de revenus sur lesquels il se base se révèlent être les classes supérieures, ce qui supprime d'office tout espoir du moindre progrès social, ainsi que celui de résorber la dette du pays le plus endetté du monde (et le plus à droite...la droite hélvétique devrait y penser)

Et contrairement à ce que l'on pense souvent, l'un des volets les plus dangereux du programme d'Obama concerne la politique étrangère. La citation placée en tête de cet article le prouve, le nouveau président des Etats-Unis mènera une politique plus impérialiste que jamais. Il a d'ailleurs prévu de renforcer encore l'armée américaine, tenu des propos belliqueux face à l'Iran et à la Syrie, annoncé son intention de renforcée encore l'oppression impérialiste du peuple afgan, et devenu de plus en plus flou sur le calendrier réel du retrait d'Irak, avouant à demi-mot que l'armée étatsunienne y restera durablement. Il fermera peut-être Guantanamo, en tant que symbole par trop gênant, mais pas les innombrables prisons secrètes de la CIA (près de 400 en Irak), ni n'interdira la torture. Il est opposé aux régimes socialistes et anti-impérialistes de Bolivie et du Venezuela, critiquant d'ailleurs Bush d'avoir été "inéficace contre les démagogues" (démagogues? balayez devant votre porte M. Obama), et partisan d'une ligne dure face au peuple cubain. Ce développement est loin d'être exhaustif, j'y joins deux liens à lire absolument: un article de Gauchebdo et un de Mondialisation.ca.

En guise de conclusion nous pouvons dire à quel point sont mal inspirés ceux qui chantent des louanges à la démocratie américaine, ceux qui disent que les USA sont plus démocratique que ne l'était l'URSS ou ne l'est la Chine, ainsi que ceux qui disent que le bipartisme et l'alternance sont une bonne solution pour la démocratie. Car un Parti unique ou deux partis qui occupent à eux seuls tout le champs politique et empêchent les autres de faire entendre leur voix revient strictement au même. Les Etats-Unis d'aujourd'hui ne sont nullement une démocratie, mais une ploutocratie dirigée de facto par un Parti unique, les "républicrates", et où le soutient de Wall Street est la condition sine qua non pour être élu ou entendu, et où quelques lobbies du grand capital monopolistes règnent sans partage. D'ailleurs Barack Obama dit des Républicains « comprendre (leurs) motivations et reconnaître chez eux des valeurs [qu’il] partage », belle preuve de la stricte similitude entre les deux partis et des intérêts qu'ils défendent, confirmée par la composition du futur gouvernement Obama, mi-démocrate et mi-républicain (comptant notamment Colin Powell). Car l'alternance n'est pas la démocratie, ce n'en est qu'un triste simulacre, où les divergences les plus anecdotiques sont exagérées à mort, mais c'est toujours la même politique, celle des puissants, qui est appliquée. L'alternance vise essentiellement à simuler le jeu démocratique, et par le dangereux mensonge du "vote utile" à empêcher d'émerger tout troisième parti dont les buts pourraient être différents des deux, et ainsi à étouffer toute lutte des classes au niveau institutionnel. Car combien de candidats y avait-il aux élections présidentielles américaines? deux? Non, 10! Mais qui en parle? qui parle du socialiste Brian Moore? et l'écologiste de gauche Ralph Nader? et le trotskyste Roger Calero? Les démagogues comme Obama, ou les leaders de la pseudo-gauche officielle qui le soutiennent tels Walter Veltroni ou Ségolène Royal ne sont porteurs d'aucun espoir d'émancipation pour les peuples. Ils ne servent qu'à étouffer la voix de ceux qui représentent vraiment les travailleurs pour appliquer une politique au service du capital avec les votes des opprimés qui souffrent et qui se laissent tromper par leurs discours mensongers, à étouffer la voix des communistes qui seuls luttent pour une vraie alternative à l'injustice du marché et de la ploutocratie, qui seuls peuvent construire un monde meilleur où toute exploitation sera abolie, un monde communiste.