<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464</id><updated>2012-01-11T12:27:44.744+01:00</updated><category term='votations'/><category term='politique cantonale'/><category term='Union Européenne'/><category term='politique bourgeoise'/><category term='lutte de classe'/><category term='politique nationale'/><category term='révisionisme'/><category term='syndicalisme'/><category term='université'/><category term='Albert Einstein'/><category term='élections'/><category term='culture'/><category term='crise écologique'/><category term='Etat policier'/><category term='humour'/><category term='Parti'/><category term='anticommunisme'/><category term='socialisme'/><category term='international'/><category term='communisme'/><category term='impérialisme'/><category term='internationalisme prolétarien'/><category term='musique'/><category term='Staline'/><category term='USA'/><category term='jeunesse'/><category term='Cuba'/><category term='constituante'/><category term='Gauchebdo'/><category term='capitalisme'/><category term='perso'/><category term='crise du capitalisme'/><category term='philosophie'/><category term='démantèlement social'/><category term='Amérique Latine'/><category term='URSS'/><category term='référendum'/><category term='Fidel Castro'/><category term='idéologie'/><category term='histoire'/><title type='text'>voix-du-prolétariat</title><subtitle type='html'>"Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie 
devra souhaiter également le renforcement et non pas l'affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c'est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même." 
Rosa Luxemburg</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>74</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-6701908965281359756</id><published>2011-12-11T16:45:00.006+01:00</published><updated>2011-12-16T12:36:18.659+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='URSS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><title type='text'>Législatives russes : le début de la fin du régime de Poutine</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-xt3ck7phHmI/TuTR6_uKL3I/AAAAAAAAAVE/HWnzfwMujeQ/s1600/1_863.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; width: 400px; height: 267px; text-align: center; display: block; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684899441116065650" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-xt3ck7phHmI/TuTR6_uKL3I/AAAAAAAAAVE/HWnzfwMujeQ/s400/1_863.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);font-size:130%;" &gt;Dimanche 4 décembre dernier, la Russie élisait la Douma d’Etat, la chambre basse de son parlement. Tous les médias l’ont souligné : ce scrutin constitue un revers pour le Parti au pouvoir Russie Unie, le Parti du Poutine, qui perd la majorité des deux tiers qu’il avait à la législature précédente, et chute à 49,35%. C’est un désaveu cinglant du régime par le peuple, même si grâce à un système proportionnel complexe de répartition des sièges Russie Unie gardera une très faible majorité absolue au parlement…désaveu d’autant plus cinglant que des fraudes massives en faveur du parti au pouvoir sont avérées, mais n’ont malgré tout pas suffit pour lui permettre d’atteindre la barrière symbolique de 50%, nécessaire pour donner un semblant de légitimité au pouvoir monocolore actuel. Ce que les médias bourgeois ont beaucoup moins dit, c’est que le Parti communiste de la fédération de Russie (KPRF), deuxième parti du pays et seule véritable force d’opposition, a gagné 19,2% des voix, doublant ainsi son score des dernières législatives de 2007, et ce malgré les falsifications à grande échelle en faveur de Russie Unie. Deux autres partis d’opposition de façade, objectivement satellites de Russie Unie, seront représentés au parlement. Russie Juste tout d’abord, avec 13,25% des voix, parti officiellement social-démocrate créé par les stratèges de Poutine en 2006 pour prendre des voix au KPRF, dont le nom fait miroir à celui de Russie Unie, et qui est présidé Par Serguei Mironov, ancien président de la chambre haute (même la présentatrice de la première chaîne de la télévision officielle n’a pu s’empêcher une pointe d’ironie dans la voix en annonçant que «Mironov se révèle en fait un opposant»). A la Douma, Russie Juste vote presque toujours avec Russie Unie, a soutenu Dmitri Medvedev aux présidentielles de 2008, et a annoncé son soutien au tandem Poutine-Medvedev en 2010. Le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR), ensuite, avec 11,68% des voix. Ce parti, fondé en 1989, le plus ancien de la Russie postsoviétique, est dirigé par Vladimir Jirinovski pratiquement depuis sa fondation.  Démagogue d’extrême-droite ultranationaliste qui ferait passer Blocher pour la réincarnation de la rationalité et de la modération en comparaison, et bien que considéré généralement comme un clown, Jirinovski arrive à séduire les couches les plus dépolitisées de la population. Pour le reste, le LDPR est un parti fantoche du régime qui vote généralement avec Russie Unie. Les partis libéraux, si chouchoutés par la presse bourgeoise occidentale, n’ont aucun poids politique réel en Russie, et aucun n’a approché, ne serait-ce que de loin, le quorum de 7%.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);font-size:130%;" &gt; Ces résultats marquent le début de la fin de la parenthèse tragique ouverte par la liquidation de l’URSS. Depuis le renversement du socialisme, la Russie a évolué vers un modèle capitaliste compradore et mafieux, fondé sur l’exportation des ressources naturelles et leur concentration des les mains de quelques oligarques, au prix d’un brutal déclin de la production industrielle et agricole et d’une misère généralisée : plus de la majorité des Russes vient aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Depuis les années 2000, ce capitalisme compradore est doublé d’un régime politique autoritaire créé par Vladimir Poutine. Pour permettre à leur régime de plus en plus impopulaire de survivre, les grands oligarques se sont rassemblés en une force politique unique, un parti contrôlant la majorité qualifiée des sièges au parlement : Russie Unie ; et autour d’un chef unique : Vladimir Poutine. Communément surnommée «parti des escrocs et des voleurs», Russie Unie se présente comme un parti de droite conservateur à l’idéologie incohérente et fourre-tout : nationalisme, libéralisme, conservatisme, centrisme...En réalité c’est un parti très proche par sa nature du RCD de Ben Ali ou du PND de Moubarak : un parti-Etat mafieux et corrompu, contrôlant l’Etat et assurant une façade démocratique grâce à quelques partis d’opposition fantoches. Pendant un certain temps, Poutine à pu se maintenir, lui et son parti, grâce à un discours démagogique à géométrie variable : réutilisation de symboles soviétiques, étatisme, patriotisme, anti-américanisme…Mais aujourd’hui, plus personne ne croit à ce discours et le régime s’effrite. Malgré une propagande permanente sur toutes les chaînes de télévision et des fraudes électorales massives et variées, Russie Unie n’arrive pas à atteindre la majorité absolue des voix, et son score réel est certainement bien inférieur encore. La contestation populaire croît et des milliers de gens ont manifesté au lendemain des élections pour dénoncer les fraudes et exiger le départ de Poutine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);font-size:130%;" &gt; La presse bourgeoise parle beaucoup des opposants libéraux. Mais en réalité, les libéraux en Russie sont pour la plupart des anciens notables de l’époque Eltsine qui n’ont pas su se maintenir au pouvoir, et ne sont dans l’opposition que par nécessité, non par convictions démocratiques. Ils n’ont aucun soutien populaire et sont détestés plus encore que Poutine pour leur rôle dans les privatisations des années nonante. Mais à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, il y a en Russie une force politique organisée et influente, capable de proposer une alternative politique au régime des oligarques, et cette force est le Parti communiste. Le score du KPRF, déjà excellent d’après les chiffres officiels (en Europe, l’AKEL est le seul parti communiste qui obtient des résultats supérieurs), et encore fortement sous-évalué du fait des falsifications, est la preuve du discrédit total des tenants du capitalisme, qu’ils soient libéraux, conservateurs ou nationalistes, la prise de conscience des classes populaires que le capitalisme va à l’encontre de leurs intérêts et que le rétablissement d’une société socialiste est au contraire une nécessité absolue, mais aussi du résultat du propre travail politique du KPRF. Créé comme reconstruction du PCUS de la Fédération de Russie, interdit par Eltsine, le KPRF n’a pas su lutter efficacement contre la restauration intégrale du capitalisme et l’instauration du pouvoir oligarchique, et a dû passer par des hauts et des bas, par de multiples luttes internes, tergiversations idéologiques et scissions, accusations parfois justifiées d’opportunisme et de collaboration avec le pouvoir, pour se débarrasser des séquelles héritées du PCUS tardif et redevenir pleinement un parti communiste de masse et de lutte, organisé, combatif, prêt à lutter jusqu’au bout pour la réalisation d’un programme révolutionnaire cohérent. Grâce à une politique d’opposition sans concession au parlement et à l’organisation de manifestations dans la rue, une lutte idéologique contre la propagande anticommuniste du pouvoir oligarchique et pour la défense de l’héritage soviétique ; ainsi qu’un programme politique clair et cohérant, centré sur la nécessité de renationalisation des filières stratégiques de l’économie, la réindustrialisation du pays, la reconstruction des services publics, la hausse du niveau de vie et la défense de la souveraineté nationale, le KPRF a pu renforcer son ancrage populaire et renflouer ses rangs avec des nouveaux et jeunes militants. Dans une conférence de presse donnée le lendemain des élections, Guennadi Ziouganov, président du Comité central du KPRF, a déclaré celles-ci «totalement illégitime», mais aussi que «Russie Unie a non seulement subi une défaite, mais une défaite fracassante». Le KPRF a organisé des manifestations dans de nombreuses villes de Russie et a fait des recours en masse aux tribunaux pour contester les résultats et exiger le départ de Poutine. Ziouganov a aussi souligné que le doublement de son groupe parlementaire à la Douma offre au KPRF de nouvelles possibilités, comme «des saisies extraordinaires du Tribunal constitutionnel, de la Cour des comptes, jusqu’au lancement d’une motion de censure contre le gouvernement» et que dans tous les cas ce n’est que le début de la lutte pour le renversement du pouvoir de Russie Unie et le rétablissement du socialisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-6701908965281359756?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/6701908965281359756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=6701908965281359756&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6701908965281359756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6701908965281359756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/12/legislatives-russes-le-debut-de-la-fin.html' title='Législatives russes : le début de la fin du régime de Poutine'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-xt3ck7phHmI/TuTR6_uKL3I/AAAAAAAAAVE/HWnzfwMujeQ/s72-c/1_863.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5518836860136413640</id><published>2011-09-07T00:36:00.005+02:00</published><updated>2011-09-07T00:47:30.445+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syndicalisme'/><title type='text'>Depuis quatre mois, des grèves massives secouent l’héritage de Pinochet au Chili</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-e5bUS6IiZSM/TmaiJ5q2tZI/AAAAAAAAAUk/WG91covJDqM/s1600/CamilaVallejo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; width: 263px; height: 208px; text-align: center; display: block; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5649381073565955474" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-e5bUS6IiZSM/TmaiJ5q2tZI/AAAAAAAAAUk/WG91covJDqM/s400/CamilaVallejo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Camila Vallejo, jeune communiste &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;à la tête des étudiants en lutte&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9966;"&gt;Les 24 et 25 août derniers, une grève générale rassemblant plus de 600'000 personnes a secoué le Chili, ce qui est considérable pour ce petit pays qui compte un peu moins de 17 millions d’habitants. Cette grève générale de 48 heures, convoquée par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT) et 600 organisations syndicales de base, avait été interdite par le gouvernement de droite du président Sebastiàn Piñera, ainsi que toute manifestation par la même occasion. Malgré cette interdiction, la grève eut tout de même lieu. Le gouvernement réactionnaire choisit alors de déchaîner une répression féroce contre le peuple en lutte : 1'394 arrestations et même des tirs à balles réelles. Un jeune lycée de 16 ans, Manuel Gutiérrez Reinoso, fut ainsi abattu d’une balle en pleine poitrine par un policier, ce alors qu’il ne faisait que suivre la manifestation à deux pas de son domicile. Ces méthodes répressives ressemblent à s’y méprendre à celle d’une dictature, comme le dit très bien Gonzalo Taborga, président de la Commission chilienne des droits de l'Homme: « On vit aujourd'hui au Chili sous un État policier qui ne reconnaît pas le droit à manifester ».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9966;"&gt; La grève générale de la semaine dernière, convoquée par les syndicats des travailleurs, ne fut pourtant que le point culminant d’un mouvement de lutte qui débuta le mois de mai dernier, un mouvement étudiant. Pour comprendre les origines de ce mouvement, il est nécessaire de remonter quelque peu en arrière dans le temps. L’histoire, tout le monde la connaît dans les grandes lignes : 1970 élection de Salvador Allende à la présidence et tentative de construire par la voie démocratique une société socialiste ; 1973 coup d’Etat de Pinochet et établissement d’une dictature fasciste ; 1990 chute de la dictature et instauration d’une démocratie bourgeoise ; pendant 20 ans gouvernement de coalition entre le Parti socialiste, héritier formel du parti de feu Allende, et du Parti démocrate-chrétien, la Concertation ; 2010 élection de Sébastiàn Piñera à la présidence et retour de la droite au pouvoir. Mais il y a comme une omission dans cette histoire officielle : Pinochet et sa dictature ne sont plus, mais le pinochetisme lui est bel et bien toujours là, et les socialistes chiliens, héritiers de Salvador Allende par le nom de leur parti, sont de par leur politique les dignes héritiers de…Pinochet ! Outre le fait bien connu que Pinochet lui-même n’a jamais été personnellement inquiété, malgré ses crimes, il demeure un fait moins connu : la Constitution en vigueur est toujours celle rédigée en 1980, en pleine dictature. Le régime néolibéral des plus brutal qui soit, imposé alors, est toujours resté intact, et les socialistes au pouvoir n’ont pas même fait semblant de vouloir y toucher.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9966;"&gt; Un des traits caractéristiques du système chilien est que l’Etat s’est presque totalement désengagé de l’éducation, qui est largement privatisé. Les rares écoles publiques qui subsistent sont aux frais des communes, qui n’ont pas les moyens de les financer décemment, mis à part les communes riches, ce qui crée des inégalités criantes. Les universités sont absolument inaccessibles aux classes populaires. Les frais de scolarité peuvent atteindre des sommes astronomiques allant jusqu’à 1'800 $ par mois (la norme étant entre 250 et 860 $ par mois), et ce même dans les universités publiques ! De tels tarifs sont absolument hors de portée des classes populaires, ils dépassent le revenu mensuel total de beaucoup de familles. Pour les classes moyennes, envoyer leurs enfants à l’université représente des sacrifices insupportables. L’Etat «offre» aux étudiants des prêts bancaires avec des taux d’intérêts de 4%. La plupart des étudiants chiliens commencent leur vie active avec des dettes de l’ordre de 30'000 $. En cas de non-paiement, des peines de prison et/ou des saisies immobilières peuvent être prononcées.  Ensuite, les ex-étudiants endettés se retrouvent sur une liste appelée Dicom que les patrons utilisent pour ne pas embaucher ceux qui ont le malheur de s’y retrouver, les condamnant ainsi à une mort professionnelle et sociale. Tout ceci fait du système  éducatif chilien l’un des plus chers et des moins efficaces au monde. Preuve, si besoin était, de l’absurdité de l’idée de confier à des privés ce qui est une tâche de service public, et donc de l’Etat, ainsi que voudraient faire certains à droite chez nous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9966;"&gt; Au mois de mai, en déclarant vouloir accentuer encore la privatisation de l’éducation, le président Piñera a mis le feu aux poudres. Le premier juin, une grève de 20'000 étudiants éclate à Santiago, la capitale. Des fonctionnaires, des professeurs, des recteurs la soutiennent. Puis suivent des occupations de lycées : plus de 600 ! Le gouvernement réactionnaire tente d’abord de dénigrer le mouvement, avec exactement la même démagogie que la droite en Europe, accusant les étudiants d’irresponsabilité, puis de le réprimer à coup d’arrestations et de tabassages en masse. Mais ni les discours méprisants, ni les matraques, n’ont pu faire plier la détermination des étudiants. Le mouvement n’a fait que prendre de l’ampleur, vite soutenu par les fonctionnaires, les travailleurs, les syndicats, et les parents sous le slogan  «je me bats pour mes  enfants ». Le 21 août, c’est plus d’un million de personnes qui sont descendues dans la rue pour soutenir les étudiants en lutte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff9966;"&gt; Aujourd’hui, l’objectif du mouvement est clairement politique et suppose une rupture totale avec le modèle néolibéral mis en place par Pinochet : éducation publique et gratuite de qualité grâce à la réforme de la fiscalité et à la nationalisation du cuivre (le Chili possède 20% des réserves mondiales, nationalisées intégralement par Allende, puis privatisées par Pinochet). La secrétaire de la Fédération étudiante de l’Université du Chili (FECH) et militante des Jeunesses communistes Camila Vallejo affirme : « ce modèle néolibéral ne nous convient pas. Son seul but est le profit et les intérêts d'une minorité. Nous estimons qu'il est nécessaire d'avancer vers un système plus égalitaire. Nous voulons un pays libre, un pays juste, plus démocratique et plus égalitaire. Et c'est pour cela que nous avons besoin d'une éducation de qualité pour tous. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff9966;"&gt; Le gouvernement réactionnaire ne peut proposer que des demi-mesures cosmétiques, mais le temps est compté pour son régime. Soutenu à l’origine par 37% des Chiliens, le mouvement étudiant l’est aujourd’hui par 81%. Camila Vallejo récolte 68% d’avis positifs. La cote du président Piñera quant à elle se monte à seulement 26%. Le mouvement de lutte né au mois de mai dernier ouvre la voie à un profond changement de société au Chili. Si aujourd’hui le Parti communiste chilien s’en sort à peine mieux que le Parti Suisse du Travail, avec 3 sièges sur les 120 que compte le parlement chilien, il peut et doit jouer un rôle majeur dans la période de bouleversements majeurs ouverts par les étudiants en lutte, une période caractérisée par l’exigence d’une rupture totale avec l’héritage néolibéral putride de la dictature de Pinochet, le retour à l’espoir ouvert et refermé trop tôt avec Salvador Allende, celui d’une société socialiste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5518836860136413640?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5518836860136413640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5518836860136413640&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5518836860136413640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5518836860136413640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/09/depuis-quatre-mois-des-greves-massives.html' title='Depuis quatre mois, des grèves massives secouent l’héritage de Pinochet au Chili'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-e5bUS6IiZSM/TmaiJ5q2tZI/AAAAAAAAAUk/WG91covJDqM/s72-c/CamilaVallejo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-4886440359889398783</id><published>2011-05-11T22:56:00.003+02:00</published><updated>2011-05-11T23:01:56.572+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><title type='text'>Face à la restructuration néolibérale et à l’arrogance du rectorat, la mobilisation des bibliothécaires continue</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-05zTvsyQIJk/Tcr4tP8AUdI/AAAAAAAAAUY/RF3DLpAwkXg/s1600/educationisnotforsale.png"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; DISPLAY: block; HEIGHT: 138px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605566142472016338" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-05zTvsyQIJk/Tcr4tP8AUdI/AAAAAAAAAUY/RF3DLpAwkXg/s400/educationisnotforsale.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#99ffff;"&gt;Notre journal avait déjà parlé du mouvement de résistance des bibliothécaires de l’Université de Genève (UNIGE) face à une restructuration inspirée du new public management menée à marche forcée par le rectorat, muré dans son arrogance et refusant toute forme de dialogue social avec son personnel. A ce jour, rien n’a changé. Malgré l’opposition de l’ensemble du personnel des bibliothèques, de tous les corps académique, de l’assemblée universitaire, de la CUAE (Conférence universitaire des associations d’étudiants, le syndicat des étudiants de l’UNIGE) et même de l’avertissement du pourtant très néolibéral Grand Conseil, le rectorat se mure dans son autisme et s’obstine à imposer ses vues de force et dans l’opacité la plus totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons les faits : fin 2010, le rectorat entreprend une vaste restructuration des quelques 47 bibliothèques universitaires dans le but de leur centralisation au sein d’une structure unique, pour pallier les problèmes évidents liés à l’éclatement des bibliothèques aujourd’hui et améliorer leur fonctionnement pour mieux répondre aux besoins des usagers, était-il dit officiellement. Les bibliothécaires avaient au départ salué ce projet…pour vite déchanter. Le rectorat a effet choisi dès le prime abord la voie de l’opacité et du non-dialogue avec le personnel, ne lui accordant que des réunions d’information et une plateforme question-réponses à peu près aussi informatives qu’un communiqué militaire…et engagé un consultant externe, ne connaissant rien du fonctionnement des bibliothèques car spécialiste en électricité auprès d’EDF, et payé 2000,- par jour ! Les économies c’est important paraît-il, mais visiblement pas pour tout le monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ledit consultant donc, ignorant totalement son sujet et entiché de vocabulaire managérial en usage dans le privé et tout à fait inapproprié pour une institution de service public (comme «client» au lieu d’«usager», ou «stock» au lieu de «fond») s’est fendu d’un rapport vaguement bricolé aux propositions ubuesques, tellement mauvais que le rectorat a essayé de le classé secret d’Etat, avant de devoir accepter sous pressions de toutes parts de le rendre consultable, et ce dans certaines bibliothèques seulement. Depuis, le rectorat s’obstine de mettre ce projet en route, ne communiquant que dans le flou et au compte-goutte. Les bibliothécaires ont été obligées de repostuler pour les postes qu’elles occupaient déjà, avec CV et lettre de motivation à l’appui, ce quelque soit le nombre d’années déjà passées au service de l’UNIGE, et sans que le rectorat ne veuille en expliquer les raisons, ce qui n’a pas manqué de semer le trouble chez les employés, mis ainsi en concurrence entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n’est pas tout, loin de là. La réorganisation suppose une centralisation avec à la clé une pyramide hiérarchique rigide, à l’organigramme incompréhensible et qui transfère une partie du personnel vers les échelons intermédiaires…ce qui accroît d’autant la charge de travail pour les bibliothécaires qui restent en place. Cette politique a déjà poussé une vingtaine de personnes à démissionner ou à prendre une retraite anticipée. L’ensemble des documents détenus par les 47 bibliothèques seraient centralisés dans une macro-classification unique, ce qu’aucune université au monde n’a fait à ce jour, avec une méthode de classement incohérente, mais dont le but est très clair : privilégier les seuls pôles d’excellence, soit les filières rentables pour le marché, et ghettoïser les autres ! Selon un scénario envisagé par le rectorat, les 2/3 des collections seraient transférées au dépôt, ce qui diminuerait drastiquement les facilités d’accès pour les étudiants. Le nombre de guichets d’accueil serait fortement réduit et se limiteraient à un service de références généraliste, avec un seul bibliothécaire spécialisé par discipline. La médiathèque serait liquidée, ses documents disséminés à travers les bibliothèques existantes…ou simplement retirées de la circulation. Malgré toutes les dénégations du rectorat, le démantèlement du service public est patent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré que la commission des pétitions du Grand conseil ait soutenu la pétition des bibliothécaires demandant au rectorat d’ouvrir un vrai dialogue avec le personnel avant de restructurer quoi que ce soit, malgré que l’assemblée de l’université, tous les corps académiques e et la CUAE demandent au rectorat de revoir sa copie, celui-ci s’obstine, admettant à la rigueur des «erreurs de communication»…sans changer sa politique d’un iota ! Des flyers sont aujourd’hui distribués dans les bibliothèques pour informer les étudiants de la menace que représente cette restructuration, les bibliothécaires ont ouvert un blog (&lt;a href="http://bibliothecairesunige.blogspot.com/"&gt;http://bibliothecairesunige.blogspot.com/&lt;/a&gt;) pour coordonner et mener leur lutte, et la résistance continue face à un rectorat qui n’est pas à son coup d’essai pour essayer de démanteler l’institution de service public qu’est l’UNIGE pour en faire, à l’image de ce qui est aujourd’hui souvent le cas en Union européenne, une entreprise quasi-privatisée au service exclusif des entreprises et des besoins du marché. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-4886440359889398783?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/4886440359889398783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=4886440359889398783&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4886440359889398783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4886440359889398783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/05/face-la-restructuration-neoliberale-et.html' title='Face à la restructuration néolibérale et à l’arrogance du rectorat, la mobilisation des bibliothécaires continue'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-05zTvsyQIJk/Tcr4tP8AUdI/AAAAAAAAAUY/RF3DLpAwkXg/s72-c/educationisnotforsale.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-7877785233207221029</id><published>2011-05-03T00:50:00.004+02:00</published><updated>2011-05-03T01:44:42.602+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise écologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démantèlement social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='constituante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syndicalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Constitution genevoise : analyse comparée de la Constitution en vigueur et de l’avant-projet de l’Assemblée constituante</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-1LZhA9Dt4ZA/Tb87EOB8b3I/AAAAAAAAAUQ/r9RK00vjFP4/s1600/untitled.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 301px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602261405143953266" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-1LZhA9Dt4ZA/Tb87EOB8b3I/AAAAAAAAAUQ/r9RK00vjFP4/s400/untitled.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ccccff;"&gt;&lt;strong&gt;1. Introduction et historique des faits&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a près de trois ans de cela, les électeurs genevois avaient approuvé en votation populaire, à l’initiative d’un comité formé de juristes principalement issus de la droite, la création d’une Assemblée constituante, chargée de réécrire totalement la Constitution genevoise, qui date de 1847 mais qui a fait l’objet de maintes modifications partielles depuis, en partant non pas du texte actuel mais de la page blanche. Le Parti du Travail avait alors, de même que solidaritéS, et contre les partis bourgeois et la gauche réformiste, appelé à refuser une telle modification totale de la Constitution. En effet, il était évident que dans le contexte politique actuel de réaction sur toute la ligne et de domination politique de la droite, le résultat ne pouvait qu’être catastrophique pour les classes populaires. Le but avoué des idéologues bourgeois, menés par les libéraux, les radicaux et le patronat (ce qui n’est au fond qu’une seule et même chose) était d’obtenir un texte «moderne», c’est-à-dire, en novlangue néolibérale, vidé de tous les acquis sociaux et démocratiques obtenus de haute lutte par les travailleurs et le mouvement progressiste durant le XXème siècle. Du reste, la modification totale d’une Constitution, qui est la Loi fondamentale sur laquelle se calquent toutes les lois d’un Etat donnée, est un fait politique majeur qui équivaut globalement à un changement de régime. C’est un fait politique majeur et exceptionnel, qui n’est jamais banalisé, sauf par la Constituante genevoise peut-être. En France, un changement de Constitution implique un changement de République (la Quatrième et la Cinquième république ne sont séparées que par une modification totale de la Constitution, sans coupure par un régime non-républicain…elles sont pourtant considérées comme deux régimes à part entière). Les Etats-Unis d’Amérique vivent avec une seule et unique constitution, à peine amendée, depuis leur fondation. L’Italie vit avec la même Constitution depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L’Union soviétique n’a eu en tout et pour tout que deux Constitutions. Le Canton de Genève, en cette aube du troisième millénaire, ne vit pour l’instant aucun bouleversement majeur qui justifierait un changement de Constitution. Les arguments invoqués par les promoteurs de la Constituante : à savoir que le texte actuel, qui date de la mi-XIXème, qui est vieilli, qui a été modifié morceau par morceau, sans souci de sa cohérence interne, et qui présente des lacunes, doit être réajusté, pour ce qui concerne les questions institutionnelles principalement, ne justifiait pas l’élection d’une Constituante. Le Grand Conseil aurait pu s’en charger, ce qui aurait eu l’avantage de permettre au peuple de se prononcer sur chaque modification séparément. Or il est clair que le but de la droite était tout autre et c’était un but politique et non juridico-formaliste. Ce but était très simple : une Constituante élabore un texte constitutionnel complet qui est à prendre ou à laisser, et que le peuple peut accepter en bloc, auquel cas il remplace la Constitution actuelle, ou le rejeter en bloc, auquel cas la Constitution actuelle reste en vigueur. La droite, qui savait évidemment qu’elle serait majoritaire à la Constituante, avait prévu d’utiliser la formule, tout à fait antidémocratique, du paquet ficelé : rédiger de toute pièce une nouvelle Constitution vidée des acquis précieux obtenus en votations populaires pendant plusieurs décennies, et espérer que le peuple veuille bien accepter des régressions qu’il n’aurait jamais acceptées telles quelles si elles sont noyées dans un texte constitutionnel complet pour ne pas jeter à la poubelle quatre années de travail. En tout cas, le peuple a voté, et une Constituante, à majorité de droite comme il était prévisible, fut élue il y a un peu plus de deux ans. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ccccff;"&gt;La suite confirma, cela aussi était prévisible, que le Parti du Travail avait eu pleinement raison. La droite, qui avait un objectif politique bien défini, fit bloc et usa d’une stratégie agressive pour son agenda réactionnaire au-delà de toute limite et au-delà du simple réalisme politique, si bien que l’on était proche d’un retour intégral à l’Ancien régime et que la droite, arrivée à un texte qu’il était manifestement impossible de faire accepter, dut finir par faire des concessions. Nous ne pouvons que regretter que la bourgeoisie arrogante n’ait pas rencontré face à elle une gauche qui ait fait preuve de la même unité et de la même détermination. Les forces de la gauche réformiste, plus précisément le Parti socialiste et les Verts, qui s’étaient déjà laissé prendre par la rhétorique, absolument ridicule, de la Constituante comme merveilleux exercice démocratique qui allaient permettre de tout réinventer…et n’ont précisément pas compris qu’il ne s’agissait pas de réaliser le vieux slogan soixante-huitard «l’imagination au pouvoir !» mais d’imposer un projet politique réactionnaire, se sont obstinés à continuer de ne pas le comprendre, alors même que les faits parlaient d’eux-mêmes. Loin de livrer un combat frontal, politique et idéologique, contre les forces de la bourgeoisie, le Parti socialiste et les Verts se sont accrochés au concept, totalement vide de sens, de «consensus», et ont, au lieu de combattre sans concession le projet bourgeois et de dénoncer son caractère antipopulaire, comme il aurait fallu le faire, ils ont absurdement reproché à la droite de ne pas vouloir chercher le «compromis» avec eux, et de vouloir imposer son projet en bloc plutôt que de faire tous ensemble une Constitution de «consensus». Or l’idée d’une Constitution de «consensus» est absurde. Il est regrettable de le dire, mais le Parti socialiste et les Verts ont oublié les prémisses les plus élémentaires de ce que devrait être une pensée politique de gauche, et que, c’est triste de l’admettre, la droite comprend de fait bien mieux. Ces prémisses sont, premièrement, que&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;«Toutes les luttes à l’intérieur de l’Etat, la lutte entre la démocratie, l’aristocratie, la monarchie, la lutte pour le droit de vote, etc., ne sont que les formes illusoires sous lesquelles sont menées les luttes effectives des différentes classes entre elles» (Marx &amp;amp; Engels)&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ccccff;"&gt;, et deuxièmement que&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;«l’Etat est le produit et la manifestation de ce fait que les contradictions de classes sont inconciliables. L’Etat surgit là, au moment et dans la mesure où, objectivement, les contradictions de classes ne peuvent être conciliées.» (Lénine) &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ccccff;"&gt;Nous rajouterons une troisième prémisse, qui dit que la Constitution est la loi fondamentale de l’Etat moderne. Il s’en suit donc évidemment qu’une Constitution est un texte à caractère indiscutablement politique, qui représente les intérêts de la classe dominante du moment et qui sont strictement inconciliables avec ceux des classes dominées. Il ne saurait donc y avoir de Constitution de «consensus», ni même de «compromis» dans un contexte politique où les forces de la Réaction dominent sans partage ou presque. La droite, qui promeut par tous les moyens les intérêts de la classe qu’elle représente, la grande bourgeoisie, a compris cette réalité fondamentale. Pas la gauche réformiste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ccccff;"&gt;Le mois de mars dernier, l’Assemblée constituante, qui arrive à mi-parcours de son travail, a procédé à une consultation de la population genevoise et des organisations représentatives, dans l’espace d’un délai beaucoup trop court toutefois. Le Parti du Travail a répondu à cette consultation, après avoir soigneusement analysé l’avant-projet de nouvelle Constitution, en comparaison avec la Constitution actuelle. Et la conclusion à laquelle nous sommes arrivés est que le texte actuel est globalement inacceptable car contraire aux intérêts populaires et présentant de nets reculs par rapport à la Constitution actuelle. Il faut certes reconnaître que l’avant-projet est, à bien des égards, plus détaillé, plus complet, souvent plus précis, plus cohérent, parfois mieux et élégamment écrit que la Constitution actuelle, et qu’il propose même quelques progrès sociaux et démocratiques mineurs. Il faut même reconnaître que les régressions sont moins nombreuses qu’on ne le dit, mais cela vient simplement du fait que les dispositions progressistes qu’il a déjà été possible d’introduire dans la Constitution actuelle se comptent sur les doigts de deux mains, ce qui ne les rend pas moins indispensables, bien au contraire. Il reste que des dispositions fondamentales introduites en votations populaires sont soit simplement passées à la trappe, soit vidées de leur substance par l’usage de formulations plus floues et moins contraignantes. Des dispositions réactionnaires, absentes dans la Constitution actuelle, sont rajoutées dans l’avant-projet. Le Parti du Travail considère qu’aucune disposition progressiste obtenue en votation populaire n’est négociable, et qu’aucune disposition réactionnaire, ancienne ou nouvelle, n’est tolérable. La moindre disposition progressiste supprimée, ou la moindre disposition réactionnaire rajoutée doit mener immédiatement au rejet de la nouvelle Constitution. Bien que l’avant-projet ne soit qu’un brouillon, nous ne nous faisons, contrairement à d’autres, aucune illusion sur la volonté de «compromis» de la droite, c’est pourquoi, nous commençons là un combat fondamental, le combat pour le rejet en votation populaire du texte de la future nouvelle Constitution.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;2. Libertés syndicales et droit de grève&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous commencerons l’analyse des enjeux principaux de la Constituante par celui qui est pour nous en tant que Parti du Travail, parti de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, le plus important ; à savoir la question des libertés syndicales et du droit de grève. Sur ces questions, la Constitution en vigueur ne dit absolument rien. La Constitution fédérale et la loi s’appliquent donc directement. L’avant-projet, en revanche, reprend la formulation extrêmement restrictive de la Constitution fédérale, qu’il élargit de façon certaine, mais totalement insuffisante pour autant. Les passages en question étant brefs, les enjeux d’une importance extrême et les moindres détails de formulation essentiels, nous nous permettrons de les citer in extenso. La Constitution fédérale contient un article unique, l’Article 28, intitulé liberté syndicale, qui dit : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#66cccc;"&gt;1. Les travailleurs, les employeurs et leurs organisations ont le droit de se syndiquer pour la défense de leurs intérêts, de créer des associations et d’y adhérer ou non.&lt;br /&gt;2. Les conflits sont, autant que possible, réglés par la négociation ou la médiation.&lt;br /&gt;3. La grève et le lock-out sont licites quand ils se rapportent aux relations de travail et sont conformes aux obligations de préserver la paix dut travail ou de recourir à une conciliation.&lt;br /&gt;4. La loi peut interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;L’avant-projet contient deux articles, l’Article 36, intitulé Liberté syndicale, dont la teneur est : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;1. La liberté syndicale est garantie.&lt;br /&gt;2. Nul ne doit subir de préjudice du fait de son appartenance ou de son activité syndicale.&lt;br /&gt;3. L’accès à l’information sur les lieux de travail est garanti.&lt;br /&gt;4. Les conflits sont, autant que possible, réglés par voie de négociation ou de médiation.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Et l’Article 37, intitulé Droit de grève, qui dit :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt;1. Le droit de grève n’est garanti que s’il se rapporte aux relations de travail et s’il demeure conforme aux obligations de préserver la paix du travail ou de recourir à une conciliation.&lt;br /&gt;2. La loi peut interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes ou limiter son emploi afin d’assurer un service minimum.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Dans notre canton très patronal et où les licenciements abusifs antisyndicaux tendent à être la règle (le scandaleux licenciement de Marisa Pralong fait exemple), l’alinéa 2 de l’Article 36 de l’Avant-projet et une nouveauté plus que bienvenue, c’est même la moindre des choses dans un Etat qui se dit démocratique. Toutefois, il faut rester conscients que l’impact réel de cette avancée, qui n’en demeure pas moins importante, resterait très limité, étant donné que la législation suisse n’offre quasiment aucune protection aux travailleurs, et qu’en cas de licenciement reconnu comme abusif l’employer n’est aucunement contraint de réengager la personne (seule une partie des fonctionnaires jouit de ce droit, qui devrait être universel) et ne peut qu’être condamné au grand maximum (ce qui n’arrive que très rarement) à verser tout au plus six mois de salaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La garantie de l’accès à l’information syndicale sur les lieux de travail est absolument indispensable, mais reste notoirement insuffisante, de plus la formulation est floue. L’extension du concept d’ «information syndicale» n’est pas définie, et les représentants politiques du patronat qui sont aujourd’hui au pouvoir ont toute latitude pour l’interpréter simplement comme information sur le fait que les syndicats existent. Le Parti du Travail estime indispensable que non seulement le droit à l’information syndicale, mais aussi celui à la présence syndicale sur les lieux de travail soit garanti. Le droit à la présence syndicale dans les entreprises est absolument indispensable pour que les travailleurs puissent s’organiser efficacement afin de défendre leurs droits, et ce dans toutes les entreprises et dans tous les secteurs, face à un patronat arrogant et imbu de ses privilèges qui n’hésite pas à faire usage d’une politique violemment antisyndicale, à interdire aux syndicats toute activité et toute information sur le lieu de travail et dans ses alentours immédiats, avec l’appui des forces de répression de l’Etat bourgeois, ou qui refuse de négocier avec les organisations syndicales réellement représentatives des travailleurs au profit de pseudo-syndicats jaunes maison à la botte du patron (comme l’a fait l’entreprise ISS en refusant de négocier avec le SSP qui soutenait les grévistes au profit d’un pseudo-syndicat maison PUSH bricolé pour les besoins de la cause), ce qui est tout à fait contraire aux conventions de l’OIT ratifiées par la Suisse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Mais les restrictions drastiques imposées au droit de grève suffiraient seules à rendre l’Avant-projet totalement inacceptable. Le Parti du Travail souhaite rappeler qu’en régime capitaliste, qui est objectivement fondé sur l’antagonisme irréductible et la lutte entre classe, entre exploiteurs et exploités, entre travailleurs et patronat, il ne saurait y avoir une quelconque «paix du travail». Celle-ci n’est qu’une escroquerie patronale, destinée à désarmer les travailleurs, à émousser l’action syndicale et à la faire dériver vers la collaboration de classe, ceci afin de resserrer les chaînes des salariés et à les faire docilement courber l’échine sous le joug du patronat. Depuis que cette fameuse soi-disant «paix du travail», qui n’est rien de plus que soumission aux barons du capital, existe, elle a fait un mal inestimable au mouvement ouvrier suisse, désorganisé les travailleurs, affaibli considérablement l’action syndicale et ouvert la voie à la réaction la plus brutale qui ne rencontre que peu de résistance de la part de classes populaires qui ont perdu les traditions de lutte indispensables pour la défense de leurs droits. Les nécessités de la lutte des classes exigent de briser la paix de travail au profit d’une lutte sans concessions. Les travailleurs ne doivent jamais oublier que les droits ne s’obtiennent que par la lutte sans concessions et au terme d’une épreuve de forces, et non dans de gentillettes «conciliations» entre «partenaires sociaux», qui sont pipées d’avance, puisque les soi-disant «partenaires» ne le sont pas, car évidemment c’est le patron qui décide despotiquement, comme aux temps d’Ancien régime. Il convient de rappeler l’enseignement de Karl Marx :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;« Les syndicats agissent utilement comme centres de résistance aux empiètements du capital. Ils échouent en partie quand ils font un usage peu judicieux de leur puissance. Ils échouent entièrement quand ils se livrent à une simple guérilla contre les effets du système actuel, au lieu d'essayer dans le même temps de le changer, au lieu de se faire un levier de toutes leurs forces organisées, pour l'émancipation finale de la classe ouvrière, c'est-à-dire pour abolir enfin le salariat. »&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Le droit de grève doit être garanti dans tous les cas et à tous les travailleurs. Quelque restriction que ce soit, qui sert la bourgeoisie mais est absolument incompatible avec les intérêts des travailleurs, ne saurait être tolérée. La grève ne saurait être réservée aux relations de travail. La grève revendicative, la grève politique, la grève générale, comme celles que mènent les peuples de Grèce, d’Espagne, du Portugal, de France…face au démantèlement social imposé par l’Etat bourgeois, l’Union européenne et le FMI, sont des instruments de lutte indispensables pour les peuples et tous les sophismes et les arguties juridiques de la bourgeoisie ne pourront jamais l’empêcher. Il est hors de question également de laisser la possibilité la possibilité à la loi d’interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes, puisqu’une telle disposition ouvre la porte à des restrictions sans fins qui permettraient à la droite de vider le droit de grève de sa substance en l’interdisant à tous les travailleurs ou presque. Nous entendons déjà l’objection de la compatibilité avec le droit fédéral, que puisque la Constitution fédérale limite déjà le droit de grève, on ne peut pas aller plus loin, etc., etc. ... mais ce n’est là que sophisme et arguties juridiques sans intérêt. De fait, les cantons peuvent et doivent aller plus loin que la Constitution fédérale. Après tout ce qui prime est l’intérêt du peuple et non le formalisme juridique, et il faut rappeler que la plupart des quelques dispositions progressistes de la Constitution fédérale viennent de la Constitution genevoise. C’est donc pour une fois, et pour des raisons politiques et non juridico-formalistes, le droit fédéral qui a été adapté dans le sens du progrès social. Ces dispositions progressistes n’existeraient aujourd’hui ni dans la Constitution genevoise, ni dans la Constitution fédérale, si à l’époque l’argument de la primauté au droit fédéral avait primé. Il ne faut pas non plus oublier que la Suisse a été régulièrement épinglée pour non-respect des conventions de l’OIT, qui n’est pourtant pas une organisation franchement révolutionnaire, qu’elle a signée ; et que, puisque le droit suisse ne protège pas suffisamment les libertés syndicales, c’est le droit international que sont les conventions de l’OIT qui doit primer, et non la très patronale Constitution fédérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffcc66;"&gt;&lt;strong&gt;3 Politique du logement et droits des locataires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La Constitution actuelle inclut l’indispensable Article 108, intitulé Droit au logement, qui provient d’une initiative populaire de l’ASLOCA pour laquelle nous avions lutté contre la droite et les milieux immobiliers. Cet article déclare que le droit au logement est garanti et oblige l’Etat et les communes à mener une politique à même d’assurer l’accès de l’ensemble de la population à des logements répondant à ses besoins, cela par la lutte contre la spéculation foncière, la construction et le subventionnement de logements avec priorité aux habitations à bas loyer, une politique active d’acquisition de terrains, l’octroi de droit de superficie aux organes sans but lucratif désireux de construire des logements sociaux, l’encouragement à la recherche de solutions économiques de construction, des mesures propres à la remise sur le marché des logements laissés vides dans un but spéculatif, des mesures propres à éviter que des personnes soient sans logement notamment en cas d’évacuation forcée et une politique active de concertation en cas de conflit en matière de logement. Quelle est la portée et l’efficacité réelle de cet article, nous ne le savons malheureusement que trop bien. Ce hiatus abyssal en la loi et la réalité est d’ailleurs un trait général de tout régime bourgeois, qui n’hésite pas à faire fi de droits qu’il inscrit par ailleurs dans sa propre législation. Il n’en demeure pas moins que l’Article 108 est absolument indispensable. C’est une arme inestimable aux mains des forces progressistes pour lutter en faveur d’une politique du logement conforme aux intérêts des classes populaires. Qu’une telle norme constitutionnelle existe permet de freiner les velléités des milieux immobiliers et de la droite de démanteler totalement les lois qui protègent un tant soit peu les locataires (des lois qui contreviendraient trop franchement à l’Article 108 seraient inconstitutionnelles, ce qui laisse la possibilité de saisir la justice pour les faire invalider), et de freiner un minimum la spéculation immobilière. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#ffcc66;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffcc66;"&gt;L’Avant-projet, en revanche, supprime totalement cet article – de la part de la droite pro-immobilière il fallait s’y attendre – au profit de plusieurs articles nettement moins restrictifs : le devoir de lutte contre la spéculation, les mesures propres à remettre sur le marché les logements laissés vides dans un but spéculatif et le devoir de prendre des mesures pour que les personnes victimes d’expulsion soient relogées sont abolis, ce alors même que la pratique scandaleuse et inhumaine d’expulsions sans relogement est devenue une triste routine depuis que Daniel Zapelli est procureur général. L’Avant-projet prévoit en outre l’encouragement à l’accès à la propriété, absurde dans un canton où 80% de la population est composée de locataires, qui n’ont pas les moyens de devenir propriétaires. Cette aberration idéologique de droite est en plus à même d’encourager le retour de la pratique des congés-ventes (choix donné au locataire d’acheter son logement ou de partir). De plus, l’Avant-projet prévoit des mesures en cas de pénuries, c’est-à-dire lorsque le taux de vacance des logements et de moins de 1% comme c’est actuellement le cas, qui sont à même de renforcer la spéculation immobilière plutôt que la construction de logements accessibles à la population : le déclassement serait ainsi facilité, pour des projets spéculatifs évidemment, et les zones de développement seraient traitées comme zones ordinaires… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ffcc66;"&gt;&lt;br /&gt;Nous devons l’affirmer avec force, l’Article 108 de la Constitution actuelle, introduit par la volonté du peuple souverain, n’est pas négociable ! Une nouvelle constitution qui ne le contiendrait pas in extenso devrait être refusée, ne serait-ce que pour cette seule et unique raison ! L’intérêt des classes populaires exige au contraire que l’Article 108 soit effectivement appliqué. La pratique ne l’a que trop démontré, ce n’est pas en ouvrant grandes les portes aux promoteurs immobiliers que l’on va construire du logement, et toute la propagande tapageuse de la droite n’y changera rien. Le fait est que les promoteurs ont intérêt à maintenir la crise du logement, qui leur assure des profits élevés par une hausse constante des loyers. De plus, les promoteurs ne construisent pas grand-chose à part du logement de luxe, dont il y a déjà bien assez, ou des zones villa, et lorsqu’ils doivent construire un minimum de logement d’utilité publique ou de logements sociaux, que même Mark Muller n’a pu supprimer, c’est toujours des logements de la qualité la plus basse et avec un urbanisme déplorable. Il est nécessaire au contraire de sortir le logement du marché, par la socialisation du sol et l’acquisition d’immeubles par les communes et par l’Etat, par la construction de logements sociaux et de logements bon marché publics, par l’octroi de droits de superficie aux coopératives, par un urbanisme cohérent et de qualité, par la construction en priorité sur les zones constructibles existantes et en déclassant la zone villa surdimensionnée plutôt que les terres agricoles. Il faut aussi mettre un frein à l’implantation de multinationales étrangères, qui amènent leur propre personnel, aucun chômeur genevois n’ayant la qualification requise, qui font monter les loyers en en payant une partie pour leurs employés, et qui saturent les infrastructures en ne produisant guère plus que de l’inflation. Seule une telle politique serait à même de résorber la crise du logement. &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffcc66;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la Constitution actuelle prévoit suite à une initiative populaire de l’ASLOCA le référendum obligatoire pour toute modification d’une loi touchant aux droits des locataires. L’Avant-projet prévoit d’instaurer à la place un référendum facultatif demandant mille signatures. Ce retour sur un droit acquis est totalement inacceptable. Il permettrait en effet à la droite de pratiquer sa stratégie favorite, la stratégie du saucissonnage, soit la modification par petites parties, pour démanteler la protection des locataires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;&lt;strong&gt;4 Interdiction du nucléaire et protection de l’environnement&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Constitution actuelle contient le très long Article 106 (trop long pour qu’on le cite in extenso ou qu’on le paraphrase), détaillant toute une série de mesures constitutives d’une politique énergétique et environnementale cohérente ayant pour visée le développement des énergies renouvelables et la diminution de la consommation d’énergie par l’isolation et la mise aux normes des bâtiments (le chauffage purement électrique est par exemple interdit ou soumis à autorisation exceptionnelle). L’énergie nucléaire, l’installation de centrale nucléaires et de dépôts de déchets radioactifs sont interdits sur le territoire cantonal. Et de fait, le canton de Genève se passe totalement du nucléaire. La distribution d’eau et d’électricité est un monopole public, dévolu aux SIG. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;&lt;br /&gt;L’Avant-projet conserve le monopole public pour l’eau et l’électricité (initiative populaire trop récente et au succès trop flagrant pour que la droite, qui voudrait privatiser quant au fond, ose y toucher). Mais l’Article 106 y est remplacé par le simple principe de développement et de priorité aux énergies renouvelables. Le nucléaire ne serait plus interdit (l’Etat ne serait plus soumis qu’à l’exigence floue au possible de «collabore[r] aux efforts tendant à se passer de l’énergie nucléaire»). L’installation de centrales nucléaires et de dépôts de déchets radioactifs ne seraient plus interdits mais soumis au référendum obligatoire. La porte du retour du nucléaire est grande ouverte. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;&lt;br /&gt;La suppression de l’Article 106, qui détaille une politique énergétique environnementale qui est aujourd’hui la seule à être pertinente, est inacceptable. En particulier il importe de lutter contre la volonté du retour du nucléaire de la droite, qui est un combat d’arrière-garde, aujourd’hui que la récente catastrophe de Fukushima vient rappeler une nouvelle fois que le nucléaire est une énergie en dernier recours incontrôlable et fondamentalement dangereuse, menaçant la survie même de l’espèce humaine. Les déchets nucléaires restent à ce jour un problème insoluble, et il est probable qu’il en restera ainsi ; ils restent radioactifs et dangereux pendant des millénaires et on ne sait trop qu’en faire. Et une centrale nucléaire, le jour où on l’arrête, est extrêmement compliquée à démanteler du fait de la radioactivité ; de fait on ne le peut pas vraiment et le terrain, seulement confiné, reste radioactif et dangereux pendant des années et des années. Il faut rappeler aussi que l’énergie nucléaire ne couvre de fait qu’une partie infime de la consommation énergétique mondiale. Cette filière n’est nullement indispensable ; elle a été développée quasi uniquement à des fins militaires et on pourrait fort bien s’en passer, ce d’autant qu’on le devra de toute façon vu que les réserves mondiales d’uranium seront épuisées avant la fin du siècle. Toutes ces raisons concourent à faire de la sortie du nucléaire un objectif politiquement indispensable. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, notre civilisation est à la croisée des chemins. La frénésie productiviste et gaspilleuse du capital, qui sert principalement la consommation ostentatoire et les désirs fantasques des riches ainsi que les guerres impérialistes, son obsession du profit à court terme, quelques doivent en être les conséquences, sa focalisation sur les énergies fossiles, pourtant inévitablement épuisées à ce rythme là vers la moitié du siècle, détruisent la planète et menacent à terme la survie même de l’humanité. La myopie de la droite à cet égard est particulièrement frappante. Si l’on veut simplement que notre espèce survive, si l’on veut assurer le développement à long terme de la civilisation humaine et le progrès social, il n’est plus possible de laisser notre destin aux mains des prédateurs du capitalisme et de leurs laquais politiques de droite. L’usage rationnel des ressources naturelles fines, un mode de vie compatible avec le progrès social et le respect de l’environnement exige la rupture avec le mode de production capitaliste, la planification de la production qui est seule à même de faire servir l’économie à l’intérêt commun, le socialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;span style="color:#ff99ff;"&gt;&lt;strong&gt;5 Egalité homme-femme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;De même que la Constitution actuelle, l’Avant-projet reconnaît l’égalité homme-femme, et en fait plus en reconnaissant explicitement aussi le principe du salaire égal à travail égal, et en donnant à l’Etat l’obligation de veiller à l’application de ce principe, ce qui est un progrès indispensable, et à vrai dire la moindre des choses. On peut remarquer en revanche, et on ne manquera pas de s’en amuser, l’absurde Article 50, né sous la plume, prétendue pourtant infaillible, des super-juristes de la droite. Cet article, intitulé Représentation équilibrée des femmes et des hommes dit simplement :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#3366ff;"&gt;«L’Etat promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités»&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff99ff;"&gt;. La question se pose immédiatement : que signifie représentation équilibrée ? 50-50 ? 1/3 – 2/3 ? Et de quelles autorités il s’agit : postes dirigeants de la fonction publique ? Directions des entreprises ? Exécutifs ? Comités des partis ? En l’état, cet article est comique plus qu’autre chose. Il aurait pourtant été possible, c’est d’ailleurs ce qu’il aurait fallu faire de rédiger simplement :&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#99ffff;"&gt;«l’Etat garantit, dans la mesure du possible, une représentation égale des hommes et des femmes dans la fonction publique».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;strong&gt;6 Institutions et droits populaires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Puisque la raison officielle invoquée pour la modification de la Constitution était de la mettre à jour sur les questions institutionnelles principalement, nous allons aborder ce point pour voir quel est finalement le résultat. Nous ne pouvons pas ne pas commencer par relativiser l’importance de la question. Les détails de l’organisation institutionnelle ne sont ni la panacée comme le croient certains, ni même un facteur fondamental. Le facteur déterminant qui fait d’une société ce qu’elle est est son mode de production. Le fait que les membres de l’exécutif cantonal s’appellent «conseillers d’Etat» ou «ministres» ou que la durée de la législature soit de 4 ans ou de cinq ans n’a qu’une importance des plus secondaires. Rappelons l’enseignement de Lénine sur la question :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;«Les formes d'Etats bourgeois sont extrêmement variées, mais leur essence est une : en dernière analyse, tous ces Etats sont, d'une manière ou d'une autre, mais nécessairement, une dictature de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat.»&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Il n’en reste toutefois pas moins que la forme que prend l’Etat n’en reste pas moins une question extrêmement importante, que ce soit pour l’Etat bourgeois ou pour l’Etat socialiste d’ailleurs. La démocratie parlementaire avec suffrage universel, la démocratie parlementaire avec suffrage censitaire, la dictature fasciste, la dictature militaire…tous types d’Etats bourgeois n’en sont pas moins fondamentalement différents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;br /&gt;Mais l’Avant-projet ne change pas la forme de l’Etat, qui reste évidemment une démocratie bourgeoise parlementaire semi-directe, ni les institutions qui resteraient pour l’essentiel exactement ce qu’elles sont aujourd’hui. Donc, à part quelques modifications de détail, rien de nouveau sous le soleil, ou presque…Arrêtons nous tout de même sur quelques points. Commençons pour le point le plus important pour nous : l’initiative et le référendum populaire. L’Avant-projet abaisse le nombre de signatures nécessaires pour l’initiative et pour le référendum tant au niveau cantonal qu’au niveau municipal : le nombre de signatures nécessaires pour un référendum cantonal est abaissée de 7'000 à 5'000, et pour une initiative législative de 10'000 à 7'000 (l’initiative constitutionnelle resterait à 10'000). C’est indéniablement un progrès démocratiques. N’en déplaise aux détracteurs des référendums et initiatives «trop faciles» et pour des motifs soi-disant «futiles», démocratie signifie étymologiquement «pouvoir du peuple». Un Etat n’est réellement démocratique que si c’est le peuple qui a le pouvoir, TOUT le pouvoir, et non pas uniquement celui de le déléguer pour la durée d’une législature à des élus qui feront ce qu’ils voudront. En ce sens, le canton de Genève n’est que partiellement démocratie. De fait aujourd’hui le nombre de signatures requises est extrêmement élevé ce qui rend l’application des droits populaires, indispensables pour faire triompher la volonté du peuple, extrêmement difficiles à pratiquer. Si le parlement aligne des lois antipopulaires, le peuple doit avoir la possibilité de toutes les contester, et non seulement quelques unes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;br /&gt;Pour en venir à des enjeux plus institutionnels à proprement parler, parlons des communes. L’Avant-projet voudrait donner mandat à l’Etat de les encourager à fusionner ou à réorganiser le découpage territorial, toutes modifications qui seraient tout de même soumises à l’approbation des corps électorales des communes concernées. La Constituante voudrait en plus chapeauter ces communes déjà fusionnées par 4 à 8 districts, auxquels elle accorde une «liberté d’action maximale», sans toutefois préciser ni leurs compétences, ni leurs organes représentatifs, ni leur raison d’être. Les districts seraient crées sur une base volontaire, mais au bout de cinq ans le Grand conseil pourrait les imposer et ils assumeraient alors toutes les compétences des communes actuelles, ce qui signifie la suppression de facto des communes, même si la droite n’ose pas le dire. Le Parti du Travail ne voit pas l’utilité de la mode de fusionner les communes et s’y oppose. Les communes, de même que les nations, sont des entités historiquement constituées, formant des communautés sans lesquelles une authentique démocratie est inconcevable. Vouloir dépecer et réorganiser les découpages territoriaux en remplaçant les frontières historiques par des frontières arbitraires et créant des collectivités artificielles qui ne forment pas des communautés est une logique néolibérale détestable qui part de la chasse aigue à la suppression des doublons et aux économies, ce qui la plupart du temps signifie simplement le démantèlement du service public et la contrainte imposée aux citoyens de faire des déplacement de plus en plus longs, et d’une approche de «gouvernance» centralisatrice, technocratique et autoritaire, absolument incompatible avec la démocratie. La création de districts, échelon intermédiaire entre les communes et le canton par exemple à Fribourg, est une absurdité dans un petit canton comme Genève, et ce d’autant plus si elle vise à remplacer les communes. Le Parti du Travail met en particulier en garde contre le projet réel que vise la droite depuis des années, la suppression de la Ville de Genève, bastion de gauche et rempart indispensable à la politique antipopulaire du canton. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;br /&gt;Enfin un enjeu strictement institutionnel : le Conseil d’Etat. La Constituante voudrait instituer un président du Conseil d’Etat pour toute la durée de la législature et lui tailler sur mesure un département présidentiel. Ce pourrait être le premier pas vers la présidentialisation de l’Etat, le pas suivant étant l’élection d’un président au suffrage universel. Le Parti du Travail s’oppose absolument à cette personnalisation accrue de la politique qui stérilise le débat démocratique en le faisant porter sur les personnes plutôt que sur les contenus et les programmes politiques. Partout où le régime présidentiel a été établi il a conduit in fine au bipartisme, à la fausse alternance qui n’est qu’un monopartisme de fait déguisé et un pourrissement de la démocratie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;br /&gt;Le Conseil d’Etat a critiqué l’Avant projet parce que celui-ci diminue ses pouvoirs. A vrai dire, ce n’est pas un mal. La subordination de l’exécutif au législatif ne saurait être qu’un progrès démocratique. On invoquera sans doute la séparation des pouvoirs pour s’opposer à une telle subordination, mais le Parti du Travail n’est pas particulièrement attaché au principe de séparation des pouvoirs, sacralisé par les idéologues libéraux. Rappelons que ce principe forgé par Montesquieu est quant au fond un principe conservateur qui vise à affaiblir chacun des pouvoirs par l’action des autres, y compris à affaiblir le pouvoir du peuple, pour limiter au maximum les possibilités de changement et assurer la stabilité, et donc le conservatisme. Ce n’est pas pour rien que le comte de Mirabeau a utilisé le principe de la séparation des pouvoirs pour défendre le véto du roi, qui était une position contre-révolutionnaire flagrante. De plus, de principe théorique, la séparation des pouvoirs est devenue un sophisme bourgeois. Car au-delà de toutes les séparations de façade, le pouvoir réel demeure indivisible aux mains de la classe bourgeoise. Notre but n’est pas de séparer cette indivisibilité mais de créer un autre pouvoir indivisible qui prenne sa place, le pouvoir du peuple, qui doit être absolu et indivisible. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le but du Parti du Travail est de remplacer la démocratie bourgeoise, formelle, limitée et qui demeure de fait la dictature de la minorité possédante en dernière instance, par une démocratie populaire réelle, qui donne tout le pouvoir aux classes populaires ; de remplacer l’Etat bourgeois qui est essentiellement une machine aux mains des maîtres du capital pour défendre leurs privilèges et forcer les classes opprimées à la soumission par la force, par un Etat socialiste, qui serve d’instrument aux classes populaires pour imposer leurs intérêts légitimes aux anciens exploiteurs qui devront être expropriés de leurs privilèges indus, et pour construire une société orientée vers l’intérêt commun de tous ses membres. Un Etat socialiste reposant sur un pouvoir populaire réel se doit d’être réellement, et non pas seulement formellement, démocratique. Ce qui implique une architecture institutionnelle très différente de celle de l’Etat de Genève d’aujourd’hui. Une démocratie populaire rejette la fausse séparation des pouvoirs et proclame ouvertement l’indivisibilité réelle des pouvoirs aux mains des classes populaires. Elle se fonde sur une participation directe du peuple à l’exercice du pouvoir dans les institutions politiques, mais aussi sur le lieu de vie et dans les entreprises ; ce qui suppose des conseils populaires qui exercent effectivement le pouvoir, et une assemblée populaires suprême qui détient la totalité du pouvoir, législatif comme exécutif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;strong&gt;7 La raison d’être du Parti du Travail : le socialisme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous venons de soulever les enjeux principaux de l’Avant-projet élaboré par l’Assemblée constituante. Ce ne sont là rien de plus que quelques pistes et notre travail ne prétend pas à l’exhaustivité, loin de là. Une analyse complète d’un texte constitutionnel de 40 pages, comparé à un texte d’une longueur comparable et à la vision propre du Parti du Travail aurait été un travail d’une toute autre ampleur. Nous ne nions pas que l’Avant-projet contienne nombre de dispositions intéressantes. Mais si elles sont progressistes par rapport à la Constitution actuelle, la plupart du temps elles n’apportent rien de plus par rapport à la loi. Nous avons estimé, pour de bonnes raisons, que les véritables enjeux politiques, ceux qui feraient vraiment une différence si la nouvelle Constitution était acceptée, sont ceux que nous avons soulevés. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur le fait que la droite n’acceptera pas de renoncer aux mesures réactionnaires dont nous avons parlé, car c’est pour elles et elles seules qu’elle à voulu la Constituante. Notre but est donc de faire refuser par le peuple la future nouvelle Constitution, et non d’analyser le détail de toutes ses implications, ce qui justifie que nous donnions les raisons de la refuser et non son analyse complète. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, une chose demeure. Même si la Constituante genevoise était composée d’une majorité absolue d’élus du Parti du Travail, elle resterait soumise à l’exigence de compatibilité avec le droit fédéral, et resterait donc une Constitution bourgeoise qui ne refléterait pas nos orientations profondes. La compatibilité avec le droit fédéral est un sophisme, les cantons peuvent aller plus loin nous avons dit…c’est vrai…jusqu’à un certain point. Genève ne saurait posséder une autonomie de fait quelconque du reste de la Suisse, et ne peut donc posséder un régime social différent. C’est pourquoi, nous souhaitons, au-delà de l’analyse constitutionnelle, esquisser brièvement nos objectifs fondamentaux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le monde d’aujourd’hui correspond exactement à la description qu’en fit Lénine il y a un siècle de cela déjà :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;«Partout, а chaque pas, on se heurte aux problèmes que l'humanité serait а même de résoudre immédiatement. Le capitalisme l'en empêche. Il a accumulé des masses de richesses, et il a fait des hommes les esclaves de cette richesse. Il a résolu les problèmes les plus difficiles en matière de technique, et il a stoppé la réalisation de perfectionnements techniques en raison de la misère et de l'ignorance de millions d'habitants, en raison de l'avarice stupide d'une poignée de millionnaires.»&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;Le Parti du Travail voit sa raison d’être dans la lutte pour changer radicalement cette situation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;En tant que parti des classes que le capitalisme opprime, le Parti du Travail lutte pour la défense des intérêts des exploités et pour leurs revendications immédiates qui dans le rapport de force actuel sont bien trop souvent des revendications défensives ou réformistes. Mais notre but ne saurait évidemment se limiter à préserver les très maigres conquêtes sociales des travailleurs suisses ni à participer aux institutions bourgeoises afin de «gérer autrement» ou de «réformer» la société capitaliste. Car essayer de résoudre les contradictions sociales et économiques dans le cadre du capitalisme relève de la cadrature du cercle. Le problème principal de la société actuelle, dont découlent toutes les autres, est la propriété privée sur les moyens sociaux de production, de crédit et d’échange. La loi fondamentale du capitalisme est la maximisation des profits par tous les moyens, même les plus criminels ; en dehors de cette loi il ne saurait fonctionner, il n’est pas réformable. C’est pourquoi, le but fondamental du Parti du Travail est le renversement politique de la bourgeoisie, la prise du pouvoir par les travailleurs, l’abolition du capitalisme et la socialisation des moyens de production pour l’édification d’une société socialiste, puis d’une société communiste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;br /&gt;Le Parti du Travail tient à participer aux parlements car toutes les formes de lutte sont nécessaires, y compris la lutte institutionnelle, qui permet d’obtenir certaines victoires, même partielles, et de renforcer le Parti et le mouvement populaire de résistance. Toutefois, le parlementarisme ne saurait être pour nous un but en soi, ni même le moyen principal pour construire le socialisme. Pour réaliser concrètement l’émancipation des classes populaires et une société socialiste, il faut rompre avec le modèle autoritaire et oppressif de l’Etat bourgeois et construire à la place une démocratie populaire, fondée sur les conseils populaires et une démocratie réelle à tous les niveaux qui donne TOUT le pouvoir au peuple, et pas seulement celui de choisir ceux qui décideront en son nom et à sa place. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire suisse, l’Etat ne serait plus une machine oppressive séparée de la société et aux mains de représentant de la classe dirigeante, mais l’organisation réellement démocratique de la majorité de la population. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;br /&gt;L’instauration de la démocratie populaire réalisera le socialisme, fondé sur le pouvoir populaire, la propriété sociale des moyens de production, de crédit et d’échange et leur planification au service de l’intérêt commun. La société pourra enfin supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme et réaliser l’idéal communiste décrit dans le texte célèbre d’Engels&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;&lt;em&gt;Socialisme utopique et socialisme scientifique&lt;/em&gt; :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;«L’ensemble des conditions d’existence qui jusque là ont dominé les hommes seront alors soumises à leur contrôle. En devenant maîtres de leur propre organisation sociale, ils deviendront par cela même pour la première fois, maîtres réels et conscients de la nature. Les lois qui régissent la propre action sociale se sont jusqu’ici imposées aux hommes comme des lois impitoyables de la nature, exerçant sur eux une domination étrangère : désormais, les hommes appliqueront ces lois en pleine connaissance de cause et, par ce fait, ils les maîtriseront. La forme dans laquelle les hommes s’organisent en société – forme jusqu’ici pour ainsi dire octroyée par la nature et l’histoire – sera alors l’œuvre de leur libre initiative. Les forces objectives qui, jusqu’ici, ont dirigé l’histoire, dès ce moment passeront sous le contrôle des hommes. Ce n’est qu’à partir de ce moment que les hommes feront eux-mêmes leur histoire, en êtres pleinement conscients de ce qu’ils vont faire, sachant que les causes sociales qu’ils mettront en mouvement produiront, dans une mesure toujours croissante, les effets voulus. L’humanité sortira enfin du règne de la fatalité pour entrer dans celui de la liberté.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-7877785233207221029?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/7877785233207221029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=7877785233207221029&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7877785233207221029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7877785233207221029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/05/constitution-genevoise-analyse-comparee.html' title='Constitution genevoise : analyse comparée de la Constitution en vigueur et de l’avant-projet de l’Assemblée constituante'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-1LZhA9Dt4ZA/Tb87EOB8b3I/AAAAAAAAAUQ/r9RK00vjFP4/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1280551595199222948</id><published>2011-05-03T00:23:00.009+02:00</published><updated>2011-05-03T01:12:29.744+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démantèlement social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internationalisme prolétarien'/><title type='text'>Discours du 1er mai 2011, aux Brigadistes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/--0cD8VPBr3A/Tb8wHRQlAxI/AAAAAAAAAUI/lCJt3hYrW6A/s1600/moi1ermai2011.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602249362922341138" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/--0cD8VPBr3A/Tb8wHRQlAxI/AAAAAAAAAUI/lCJt3hYrW6A/s400/moi1ermai2011.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Chères et chers camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque j’ai l’honneur de parler aujourd’hui ici, je souhaiterais commencer mon discours en insistant sur la cohérence symbolique de ce lieu et l’importance de notre pratique d’y débuter chaque premier mai. Ici le monument aux Brigadistes, héros de la guerre d’Espagne, persécutés à leur retour par l’Etat bourgeois suisse ; quelques mètres plus loin, la Pierre commémorative aux victimes de la tuerie de 1932 ; deux symboles forts de la lutte antifasciste, de la lutte populaire contre la tyrannie fasciste, et du sang des travailleurs versé par les hordes de Franco et par la droite genevoise qui n’a pas hésité à faire tirer sur la foule pour défendre un meeting fasciste ! Je souhaiterais évoquer aussi l’exposition temporaire sur la promenade Saint-Antoine qui rappelle tous les risques et les sacrifices qu’a encouru la République espagnole pour sauver l’héritage artistique de l’Espagne des bombardements franquistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces symboles, la mémoire qu’ils incarnent, sont aujourd’hui plus nécessaire que jamais, aujourd’hui que l’ombre sinistre du fascisme plane de nouveau sur l’Europe. Aujourd’hui, des partis fascisant, si ce n’est ouvertement fascistes, atteignent des sommets dans les votes : l’UDC, le MCG, La Lega dei Ticinesi, désormais deuxième parti du Tessin, le FN, la Ligue du Nord,…Dans les pays baltes, les anciens SS défilent ouvertement dans les rues, avec le soutien ouvert des liquidateurs du socialisme et le silence complice de l’Union européenne. Pendant ce temps, les partis bourgeois classiques, le PLR, le PDC, l’UMP, reprennent sans scrupules les idées de l’extrême-droite et passent parfois des accords électoraux avec elle, de la même façon qu’ils l’ont déjà fait dans les années trente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par delà toutes les différences de forme, l’idéologie de l’extrême-droite reste la même que celle qu’elle a toujours été, et la menace reste la même : xénophobie exacerbée, racisme, démagogie sans borne et stratégie du bouc-émissaire, stigmatisation de l’étranger comme source de tous nos problèmes, même le nucléaire si l’on en croit l’UDC, prétention au droit exclusif de parler au nom du peuple, refus du débat rationnel et intolérance pour toute opinion contradictoire, démagogie pseudo-populaire qui masque mal une politique pro-patronale, racisme ouvert antimusulman et anti-rom qui est pour l’essentiel entré dans l’idéologie bourgeoise officielle, culte du chef, qu’il s’appelle Blocher, Stauffer ou Le Pen, projet de «milices citoyennes» du MCG qui ranime le spectre des SA. Aujourd’hui Carlos Medeiros déclare «&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc9933;"&gt;nous sommes le peuple, nous voulons chasser les Roms&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;», Pierre Maudet parade devant un campement rom démoli, Claude Guéant multiplie les provocations et l’ombre des heures les plus sombres de l’histoire plane sur l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme autrefois, la montée de l’extrême-droite est due à des problèmes réels que vit le peuple, naguère la grande crise de 1929, aujourd’hui l’impasse qu’est la mondialisation néolibérale et l’idéologie du libre-marché et de la concurrence libre et non-faussée. Ces problèmes sont réels et il ne faut ni les nier, ni les sous-estimer. Mais l’extrême-droite n’a aucune solution à leur apporter, au lieu de cela elle en fait son fond de commerce pour faire passer son projet de toujours : xénophobie, racisme, obscurantisme, fascisme…et politiques libérales, qu’elle critique en paroles mais soutient dans les faits. Or la lutte réelle contre l’impasse qu’est la mondialisation néolibérale passe par la rupture avec les politiques libérales et le dogme de la concurrence libre et non-faussée. C’est pourquoi le Parti du Travail a toujours rejeté les accords bilatéraux avec l’Union européenne, qui gravent le néolibéralisme et la suppression des droits des travailleurs dans le marbre de la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte contre les forces fascisantes et contre les problèmes réels que ces forces prétendent combattre passe par une lutte de classe sans concessions contre l’extrême-droite et la droite bourgeoise qui dans les faits s’aligne sur elle. Le monde capitaliste est aujourd’hui en crise systémique. La situation est exactement celle que décrivait Lénine il y a de cela un siècle déjà :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;« Partout, а chaque pas, on se heurte aux problèmes que l'humanité serait а même de résoudre immédiatement. Le capitalisme l'en empêche. Il a accumulé des masses de richesses, et il a fait des hommes les esclaves de cette richesse. Il a résolu les problèmes les plus difficiles en matière de technique, et il a stoppé la réalisation de perfectionnements techniques en raison de la misère et de l'ignorance de millions d'habitants, en raison de l'avarice stupide d'une poignée de millionnaires. »&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Les états de l’Union européenne sont touchés par des crises budgétaires les uns après les autres. L’oligarchie capitalisme mondiale mène une véritable campagne de guerre contre les peuples pour leur faire payer sa propre crise. Le FMI et l’Union Européenne impose des plans d’austérité insupportables en contrepartie de leur soi-disant aide. Les gouvernements des USA, du Royaume Uni, de Grèce, du Portugal…mènent une campagne d’une ampleur jamais vue de destruction de tous les acquis sociaux du XXème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’oppression capitaliste, la résistance et la lutte populaire sont indispensable, et de fait elles s’organisent. En Suisse, je commencerai par citer les thèmes choisis pour le premier mai de cette année. Tout d’abord, l’initiative fédérale sur le salaire minimum à 4'000,- actuellement en cours de signatures et soutenue par nous tous. La lutte pour un salaire minimum est aujourd’hui un combat prioritaire pour garantir aux travailleurs une rémunération digne de leur travail, alors que le patronat cherche à baisser les salaires au-delà de toute mesure et que la réalité de la surexploitation, mal masquée par l’anglicisme working poors, se généralise. Le montant de 4'000,- est plus que modeste en dessous duquel il est inacceptable de descendre, et il importe de l’emporter contre la droite et le patronat qui utiliseront toutes les ressources de l’argent et de la démagogie pour imposer aux travailleurs des conditions proches de l’esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un combat cantonal prioritaire est de faire refuser par le peuple le démantèlement du RMCAS voulu par François Longchamp, de faire refuser la liquidation d’une protection sociale indispensable, de faire refuser que les chômeurs en fin de droit soient envoyés à l’aide sociale et condamnée à une précarité durable. Il faut aussi continuer jusqu’à la victoire totale la lutte pour l’égalité salariale homme-femme. L’inégalité qui subsiste dans ce domaine n’a aucune justification et doit être totalement éradiquée. Une autre priorité indispensable est la réduction générale du temps de travail. Pour lutter contre le chômage et pour la qualité de vie, plutôt que d’accroître encore et encore les profits démesurés du capital, il est indispensable aujourd’hui de travailler moins pour travailler tous, et vivre mieux. Je citerai aussi la lutte pour faire revoter la loi sur l’imposition des entreprises, qui n’est passée de justesse que grâce aux mensonges du Conseil fédéral, et la lutte contre une énième baisse d’impôts qui sera à l’ordre du jour des prochaines votations cantonales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette année 2011, après la catastrophe de Fukushima qui frappe le Japon, il est impossible de ne pas parler de la lutte pour la sortie du nucléaire, qui est une forme d’énergie potentiellement incontrôlable, pour laquelle aucune solution n’existe pour ce qui est des déchets, qui représentent un danger pendant plusieurs millénaires, et qui est une menace permanente pour l’existence de l’espèce humaine. Je ne peux pas non plus ne pas citer le combat fondamental qui commence contre les régressions inacceptables et les liquidations de droits gagnés en votations populaires voulues par la Constituante, ce qui est un combat absolument prioritaire étant donné que la Constitution est la loi fondamentale sur laquelle se calquent toutes les autres. Parmi les régressions voulues par la Constituante, je souhaiterais insister tout particulièrement sur une disposition digne du capitalisme sauvage du XIXème siècle et de l’Ancien régime : une limitation inacceptable du droit de grève, qui ne saurait autorisée que pour défendre la «paix du travail»…et pourquoi pas uniquement pour défendre la hausse des profits tant qu’on y est ! Nous devons dire haut et fort à la droite arrogante et au patronat rempli de suffisance qu’en régime capitaliste, fondé sur l’antagonisme entre classes, il ne saurait y avoir une quelconque «paix du travail». Celle-ci n’est qu’un sophisme bourgeois, destiné à désarmer les travailleurs et leur faire accepter sans résistance l’oppression du capital. Aucune restriction du droit de grève n’est tolérable. Le droit de grève doit être garanti, sans restriction aucune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe, les peuples se soulèvent contre les plans d’austérité imposés par le pouvoir bourgeois, l’Union européenne et le FMI. La Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France, le Royaume uni…sont secoués par les grèves. Le peuple islandais a refusé la soi-disant aide du FMI, a refusé de payer la crise du capital, a refusé de payer les dettes de ses banques, par référendum à deux reprises, et sous le silence assourdissant des médias bourgeois. Pour la première fois depuis des années, les Etats-Unis eux-mêmes, le bastion de la réaction mondiale, sont secoués par des grèves parties de l’Etat de Wisconsin et de la lutte des fonctionnaires contre la remise en cause de leurs droits syndicaux par le Parti républicain et le Tea Party. Des décennies de domination réactionnaire et d’anticommunisme le plus hystérique et violent qui soit n’ont pas étouffé la lutte des classe, n’ont pas permis à la bourgeoisie de mener la lutte de classe de façon unilatérale, sans rencontrer de résistance. Dans le monde arabe, des dictatures corrompues au service de la bourgeoisie compradore locale et de l’impérialisme euro-américain ont été renversées par des soulèvements populaires. En Tunisie la détermination du peuple a fait tomber le dictateur Ben Ali et son gouvernement ; et la lutte continue à ce jour entre les forces de la réaction qui ne veulent rien de plus qu’une révolution sans révolution, et les forces populaires démocratiques et progressistes qui se battent pour instaurer une authentique démocratie populaire. Il faut tout de même rester prudent dans l’analyse et ne pas perdre de vue la spécificité de la situation de chaque pays, ni extrapoler abusivement le scénario tunisien. Il faut en particulier condamner sans appel l’intervention impérialiste de l’OTAN en Lybie, l’ingérence dans une guerre civile qui n’a pas d’autre but que de mettre à genou la Lybie pour avoir le contrôle de son pétrole. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;En Amérique latine, les régimes progressistes ses consolident malgré toutes les manœuvres et les tentatives de déstabilisation de la part des USA, et la révolution cubaine reste inébranlable malgré le blocus. L’Etat du Kerala, dirigé par les communistes depuis une cinquantaine d’années affiche des chiffres de développement social proches de ceux des pays développés, grâce à des politiques fondées sur le service public et la propriété sociale aussi étendue que possible des principaux moyens de production, et en contraste flagrant avec l’état de sous-développement du reste de l’Inde, gouverné par des partis bourgeois. Les médias bourgeois ne le disent pas, ou à peine, mais la lutte contre l’impérialisme et la tyrannie du capital se mène toujours arme à la main et sous le drapeau rouge. En 2007 le roi du Népal est renversé par une guérilla communiste qui a contrôlé jusqu’à 90% du territoire, une République est proclamée et depuis la lutte se poursuit pour l’établissement d’une République populaire. Une partie importante des régions rurales du Nord-est de l’Inde est contrôlé par une guérilla communiste qui lutte pour l’émancipation des masses populaires et pour le socialisme et qui résiste victorieusement à l’armée indienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte de crise du capitalisme et de lutte des classes exacerbée au niveau mondial, toutes les forces populaires et progressistes doivent lutter pour que les classes populaires l’emportent face à l’oligarchie capitaliste. Pour cela, il importe de partir en toutes choses de la réalité de la lutte des classes. En ces temps de réaction sur toute la ligne et de luttes impitoyables, les peuples ont besoin d’organisations politiques et syndicales de lutte, prêtes à lutter jusqu’au bout, et non d’une gauche et d’un syndicalisme de compromis, qui recherche une paix impossible avec la droite et le patronat. Qu’il soit néolibéral ou régulé, le capitalisme demeure le capitalisme, un système fondé sur la prédation, l’inégalité et l’oppression. Il ne peut être amendé. Les nécessités de lutte exigent de rompre toutes les illusions sur la paix sociale, qui ne peut exister dans un régime fondé sur l’oppression et les antagonismes de classes, de rompre avec la paix du travail et l’idéologie du consensus, pour le renversement du pouvoir bourgeois, le dépassement du capitalisme, et le socialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je conclurai par une citation de Rosa Luxembourg :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff6666;"&gt;"Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l'affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c'est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même" &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1280551595199222948?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1280551595199222948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1280551595199222948&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1280551595199222948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1280551595199222948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/05/discours-du-1er-mai-2011-aux.html' title='Discours du 1er mai 2011, aux Brigadistes'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/--0cD8VPBr3A/Tb8wHRQlAxI/AAAAAAAAAUI/lCJt3hYrW6A/s72-c/moi1ermai2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-4024496475310057135</id><published>2011-03-30T01:08:00.004+02:00</published><updated>2011-05-03T01:49:42.540+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='constituante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>Communiqué de presse du Parti du Travail quant à la consultation sur le Projet de Constitution de l’Assemblée constituante</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Communiqué rédigé par mes soins&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Il y a près de trois ans de cela, le Parti du Travail s’était opposé à une révision totale de la Constitution, puisqu’il était absolument évident qu’en cette période de réaction sur toute la ligne un tel exercice signifierait la liquidation de tous les acquis sociaux et démocratiques du XXème siècle. Aujourd’hui, l’avant-projet de Constitution sur lequel nous sommes consultés prouve que nous avions absolument raison. Malgré que le projet de nouvelle Constitution soit plus détaillé, plus précis, parfois mieux et plus élégamment écrit que la Constitution actuelle, et qu’il prévoit même quelques progrès, très minimes, dans le domaine de certains droits sociaux et démocratiques, il contient des régressions importantes qui le rendent globalement inacceptable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Le Parti du Travail ne peut accepter que des dispositions progressistes acquises de haute lutte et en votations populaires dans le domaine des droits des locataires (nous soutenons pleinement la lutte que l’ASLOCA mène aujourd’hui pour les sauvegarder), les dispositions précises sur l’énergie, garantie d’une réelle politique environnementale, et de l’interdiction du nucléaire, passent à la trappe. La disposition restrictive qui limite le droit à la grève au nom de la paix du travail est totalement inacceptable. Le Parti du Travail rappelle que dans une société objectivement fondée sur l’exploitation et l’opposition antagonique entre classes, il ne peut y avoir de «paix» du travail, celle-ci n’est qu’une escroquerie patronale destinée à désarmer les travailleurs et de resserrer leurs chaînes. Le droit à la grève, ainsi que le droit pour les syndicats à être présents dans l’entreprises, doivent être garantis sans restriction aucune. Il n’est pas plus acceptable de vider de leur substance par l’usage des formulations plus floues ou moins contraignantes. Enfin, le Parti du Travail considère que plutôt que de &lt;em&gt;promouvoir une représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein de l’autorité&lt;/em&gt; (du reste nous ne voyons pas trop ce que signifie une représentation &lt;em&gt;équilibrée&lt;/em&gt;), l’Etat doit &lt;strong&gt;garantir&lt;/strong&gt;, dans la mesure du possible, une représentation &lt;strong&gt;égal&lt;/strong&gt;e dans la &lt;strong&gt;fonction&lt;/strong&gt; publique, et non seulement dans les autorités. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Aucun des acquis obtenus en votation populaire n’est négociable, et le Parti du Travail se battra pour qu’une nouvelle Constitution qui n’en liquide ne serait-ce qu’un seul soit refusée par le peuple. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Pour le Parti du Travail &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Jean Spielmann &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Président &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Alexander Eniline &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#66ffff;"&gt;Secrétaire cantonal&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-4024496475310057135?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/4024496475310057135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=4024496475310057135&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4024496475310057135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4024496475310057135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/03/communique-de-presse-du-parti-du.html' title='Communiqué de presse du Parti du Travail quant à la consultation sur le Projet de Constitution de l’Assemblée constituante'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-8743635246162564952</id><published>2011-01-14T03:19:00.005+01:00</published><updated>2011-01-14T03:28:50.847+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='USA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internationalisme prolétarien'/><title type='text'>Non à l’ingérence impérialiste en Côte d’Ivoire !</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TS-zzHRm-yI/AAAAAAAAAT8/1OSOmJoVNTM/s1600/cote%252520d%2527ivoire_clip_image002_0000.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 304px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5561861755533458210" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TS-zzHRm-yI/AAAAAAAAAT8/1OSOmJoVNTM/s400/cote%252520d%2527ivoire_clip_image002_0000.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#99ff99;"&gt;Division de la Côte d'Ivoire entre Nord&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;pro Ouattara et Sud pro Gbagbo&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc66;"&gt;Les grandes puissances impérialistes de l’UE et les USA, et leur valet qu’est Ban-ki Moon, joliment autoproclamés «communauté internationale» pour l’occasion, envisagent une opération militaire contre la Côte d’Ivoire dans le but de déloger son président sortant, Laurent Gbagbo, sous prétexte que celui-ci aurait perdu le deuxième tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 face à son rival Alassane Ouattara, tout en refusant de reconnaître sa défaite et de se retirer du pouvoir. L’on sait pourtant que cette soi-disant communauté internationale n’est pas toujours, et de loin, aussi fanatiquement attachée à la démocratie, et n’hésite pas, lorsque cela l’arrange, de renverser des régimes démocratiques qui ont eu l’outrecuidance de lui déplaire, pour mettre des dictatures sanglantes, plus dociles, à la place. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc66;"&gt;Aussi l’on n’a aucune raison à la sincérité des convictions démocratiques de MM Obama et Sarkozy, et il est évident que leur motif est tout autre que le souci désintéressé à ce que la volonté du peuple ivoirien soit respectée. Ce d’autant que le résultat du scrutin est pour le moins douteux. M. Ouattara est sensé avoir remporté l’élection présidentielle avec près de 54% des voix, mais avec des falsifications évidentes dans le nord du pays contrôlé par une rébellion armée qui lui est favorable et qui a refusé de désarmer malgré les accords conclus sous l’égide de l’ONU (or l’on sait qu’il est utopique d’espérer des élections démocratiques dans une région contrôlée par une rébellion armée). Les procès-verbaux de certains locaux de votes étaient tellement aberrants que Laurent Gbagbo a déposé plusieurs recours auprès du Conseil constitutionnel, qui selon la constitution ivoirienne statue en dernière instance. Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), en fait contrôlée par des représentants de l’opposition, s’est empressé d’annoncer les résultats provisoires, sans avoir reçu l’aval de la CEI pour cela…depuis le QG d’Alassane Ouattara, et en présence des ambassadeurs de France et des Etats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc66;"&gt;Les puissances dominantes, la Suisse y compris, se sont empressées de proclamer Ouattara président de Côte d’Ivoire, sur la base des seuls résultats provisoires, et ont déchaîné dans la presse bourgeoise une campagne à grande échelle contre Laurent Gbagbo, sans tenir compte du fait que le Conseil constitutionnel a invalidé les résultats de certains locaux de vote…et a proclamé Gbagbo vainqueur. On est donc dans une situation tout sauf claire et il est pour ainsi dire impossible de se déterminer sur qui a gagné les élections. Dès lors transparaît clairement le but de l’impérialisme : imposer Ouattara, ancien cadre du FMI et sa marionnette, à la place de Gbagbo, qui, même s’il plus rompu en paroles qu’en actes avec le néo-colonialisme, a acquis une certaine indépendance en jouant sur les contradictions inter impérialistes. Actuellement, Gbagbo cherche à négocier et envisage un partage du pouvoir, tandis qu’Ouattara se montre intransigeant et ne voit pas d’objection à arriver à la tête du pays par la force des armes des puissances impérialistes. Cette volonté de l’impérialisme d’imposer sa marionnette par tous les moyens menace de replonger la Côte d’Ivoire dans une nouvelle guerre civile dévastatrice. Alors, sans prendre position pour Laurent Gbagbo, il convient d’affirmer que cette atteinte à la souveraineté nationale de la Côte d’Ivoire par ceux qui n’ont certainement pas à donner de leçons de démocratie à qui que ce soit est absolument intolérable et que la lutte résolue contre le néocolonialisme est une nécessité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-8743635246162564952?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/8743635246162564952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=8743635246162564952&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8743635246162564952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8743635246162564952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2011/01/non-lingerence-imperialiste-en-cote.html' title='Non à l’ingérence impérialiste en Côte d’Ivoire !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TS-zzHRm-yI/AAAAAAAAAT8/1OSOmJoVNTM/s72-c/cote%252520d%2527ivoire_clip_image002_0000.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5217794031131265037</id><published>2010-12-12T18:05:00.006+01:00</published><updated>2010-12-17T02:55:38.444+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>X pas en arrière, N pas en avant</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TQUD1R_0_5I/AAAAAAAAATw/C-g7xPn5fo4/s1600/el_congress.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 293px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549846329703071634" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TQUD1R_0_5I/AAAAAAAAATw/C-g7xPn5fo4/s400/el_congress.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Le week-end dernier, du trois au cinq décembre, le Parti de la Gauche Européenne (PGE) s’est réuni à Paris, à la Défense, pour son troisième Congrès. Le PST y était représenté par une délégation de six camarades, Norberto Crivelli, président du PST, son épouse Sonja Crivelli, Nathalie Mühlenstein, membre du Comité directeur du PST et présidente de la section Jura, Alexander Eniline, secrétaire cantonal du PdT Genève et membre du Comité central, Eduardo Galland, membre du Comité central, ainsi que le camarade Alp de Zürich. En effet, bien que la Suisse ne soit pas membre de l’Union Européenne, le PST fait partie de ceux qui en 2004 ont fondé le PGE, un rassemblement de partis communistes et de partis à la gauche de la social-démocratie, de pays membres de l’UE ou pas. Aujourd’hui le PGE compte &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.european-left.org/francais/a_propos_de_la_ge/partis_membres/"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;27 partis membres de plein droit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;, ainsi que &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.european-left.org/francais/a_propos_de_la_ge/partis_membres/partis_observateurs/"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;11 partis observateurs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;. Parmi les partis communistes notables d’Europe, le KKE et le PCP ont toujours refusé d’adhérer au PGE ou d’en être observateurs, et le Parti Communiste des Travailleurs de Hongrie en fut membre fondateur avant de le quitter en 2009 pour cause de divergences idéologiques. Il est à noter aussi que le PGE n’a pas de sections au Royaume-Uni ni en Irlande. Et puisque l’on est en plein catalogue des partis, citons pour finir une liste (non exhaustive) des invités au IIIe Congrès du PGE : Pedro Paez, ministre équatorien de la Coordination de la politique économique chargé de la mise en place de la Banque du Sud, le MAS de Bolivie, le Parti des Travailleurs de République dominicaine, plusieurs partis de gauche africains, le Front Polisario du Sahara occidental, le Parti Communiste du Vietnam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;&lt;strong&gt;IIIe Congrès pour un PGE plus fort et plus combatif&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Beaucoup trop de nos membres ne connaissent que peu sur le PGE, et beaucoup d’autres en ont une mauvaise image, allant jusqu’à lancer un appel pour que le PST s’y retire (cf. ci-dessous). Les critiques adressées au PGE par ses détracteurs ont incontestablement un fondement objectif et sont en partie justes, mais en partie seulement, et en fin de compte l’image négative du PGE comme d’un bloc monolithique droitier et inféodé à la Commission européenne est très éloignée de la réalité et infirmée par le dernier Congrès. Avant d’adopter des conclusions hâtives, il ne serait pourtant pas inutile de savoir précisément ce qu’est le PGE, plus particulièrement les orientations prises au dernier Congrès, pour alors pouvoir juger en connaissance de cause. Aussi, avant de commencer il convient d’insister sur deux choses. Premièrement, le PGE, très loin du monolithe réformiste que d’aucuns s’imaginent, est une structure fondamentalement hétérogène, formée de partis membres aux cultures politiques et lignes très différentes, dont beaucoup ne correspondent pas, et de très loin, à un avatar vaguement gauchisant de la social-démocratie. Deuxièmement, pour ce qui est de la ligne politique, l’objectif affirmé par le Congrès de par la quasi-totalité des intervenants est de rendre le PGE plus fort et politiquement plus présent pour en faire un instrument de lutte contre la politique de l’UE et le capitalisme, et non de compromis ou de caution de gauche aux institutions européennes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;La plateforme officielle et ses ambigüités&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Le Congrès fut placé sous le signe de la crise du capitalisme, du problème des états en faillite auxquels sont imposées des politiques d’austérité brutales par le FMI et par l’UE et sur les moyens de combattre ces politiques. Le débat principal porta sur un texte programmatique présenté par le bureau exécutif du PGE et intitulé «Feuille de route pour une Europe sociale». Ce texte fut présenté par le président sortant du PGE et son auteur, l’ex-président du PDS et coprésident de die Linke Lothar Bisky. Le texte lui-même reste fondamentalement ambigu (mais les nôtres le sont-ils toujours moins ?), essayant l’impossible synthèse, sans trancher, entre deux conceptions radicalement différentes et in fine incompatibles, celle du fantasme réformiste de l’ «Europe sociale» et celle révolutionnaire du socialisme. Les deux objectifs sont affirmés dans le texte, qui fait une analyse de la crise du capitalisme, imputable aux politiques néolibérales et à la toute-puissance des marchés financiers, dénonce les politiques de l’UE et du FMI qui prétendent résoudre la crise en appliquant les mêmes politiques que celles qui l’ont provoqué et imposent aux peuples des programmes d’austérité drastiques pour le seul intérêt du capital financier, détruisent les acquis sociaux, la cohésion sociale et favorisent la montée de l’extrême-droite. Le texte dénonce aussi la dérive antidémocratique de l’UE, qui tend à imposer une «gouvernance» autoritaire, niant les droits démocratiques et la souveraineté des Etats membres, notamment en attribuant à la Commission européenne le droit de contrôler leurs budgets avant même que les parlements nationaux les aient vus, ce qui est un véritable retour à l’Ancien Régime. Il dénonce aussi la dérive militariste de l’UE et appelle à la dissolution de l’OTAN. Le texte définit la raison d’être du PGE comme celle de fédérer tous les mouvements de lutte contre les politiques néolibérales de l’UE, d’offrir une alternative politique à tous ceux qui aspirent à une «autre Europe» (le slogan «Une autre Europe est possible», et qui n’est pas exactement «Une autre UE est possible», est susceptible d’une double lecture, comme nous l’avons dit plus haut), et de faire de cette autre Europe une réalité. Comme mesures principales de lutte contre la crise et le néolibéralisme, le texte propose le refus de toutes les mesures réactionnaires, la reconstruction du service publique, l’extension des droits sociaux, une démocratie élargie, la taxation des transactions financières, l’interdiction des fonds spéculatifs, une réforme de la BCE pour lui attribuer un rôle de régulation d’intérêt public, des prêts à taux bas, nuls, voire des dons aux pays en difficulté, l’émission d’euro-obligations pour qu’ils ne doivent plus dépendre des marchés financiers pour leurs budgets. Pour ce qui est de la question de l’UE per se, le texte demeure ambigu au possible, donnant raison à ceux qui disent que l’UE est une institution antidémocratique et réactionnaire, mais dans d’autres passages semblant en faire abstraction et défendant les institutions européennes, qu’il faudrait simplement recrédibiliser en leur donnant un autre rôle. Le texte conclut par : «Le Parti de la gauche européenne s’inscrit dans la perspective d’un monde radicalement différent, de la démocratie et du socialisme. Le Parti de la gauche européenne est ouvert à tous ceux qui veulent soutenir cette feuille de route. Nous aspirons à un monde de liberté, de justice et d’égalité, sans répression, sans exploitation, sans faim, sans besoins insatisfaits. Nous voulons faire de ce rêve une réalité.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Dans son discours d’introduction, Lothar Bisky a pris clairement position pour la lecture réformiste et européiste du texte. Comme analyse de la crise, il a affirmé que «les politiques ont abandonné le pouvoir aux multinationales et n’ont pas le courage de le reprendre en main», a martelé plusieurs fois que pour lui l’objectif est «l’Europe sociale» et a déclaré en particulier : «Si nous voulons que les peuples nous suivent, nous ne devons pas en demander trop […] nous voulons une meilleure Europe, ne l’oublions jamais, mais nous savons aussi que cela prendra du temps, il faudra plusieurs étapes pour y parvenir».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;Et le débat au Congrès&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous entendons déjà les objections qui seront légitimement faites à la ligne politique dont nous venons de faire la synthèse, mais il faut savoir que ces objections ont été faites au Congrès même. La camarade Inger V. Johansen de l’Alliance Rouge-Verte du Danemark (un parti qui milite pour le retrait de son pays de l’UE…contrairement à une idée répandue, le PGE n’est pas tout entier européiste) a soulignée qu’en cette période de crise ce serait une faute politique que d’appeler au renforcement de l’UE, qui est une machine de guerre du capital contre les peuples. Pour le PST est intervenu sur le texte l’auteur des présentes lignes, pour dire que dans la «feuille de route» manque une analyse en termes de classes, et qu’il faut concevoir la lutte politique comme lutte de classe, et non seulement contre le néolibéralisme, que l’analyse de Lothar Bisky sur la crise (cf plus haut) est inexacte, car l’Etat n’est pas un arbitre neutre au dessus des classes, mais sous le capitalisme un appareil de domination au main des classes dominantes (le discours fut interrompu à ce moment précis, qui était une reprise à peu près littérale de l’Etat et la Révolution par des applaudissements, ce qui ne fut, et de loin, pas le cas pour tous les discours…ce que nous disons non à but d’autocongratulation, mais pour dire que la réalité du PGE n’est pas tout à fait ce que d’aucuns l’imaginent être) et que donc les politiciens bourgeois font bien ce pourquoi ils sont là, que dans la situation de réaction sur toute la ligne que nous vivons les peuples ont besoin d’une gauche de lutte et non pas de compromis, et qu’enfin néolibéral ou régulé le capitalisme demeure toujours le capitalisme, et que par conséquent l’objectif du socialisme doit être affiché haut et fort. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;La très grande majorité des intervenants se sont prononcés en faveur d’un renforcement des structures et des activités du PGE, non pas pour inféoder les partis communistes à l’UE, mais pour faire du PGE un instrument de lutte, de coordination des luttes à l’échelle européenne contre les politiques de l’UE et du FMI et pour le socialisme. Comme décision forte, le Congrès vota une proposition de Francis Wurtz de lancer une initiative citoyenne, telle que le permet une nouvelle norme du Traité de Lisbonne, contre le Fonds de stabilisation européen (machine de guerre pour imposer des cures d’austérité aux pays en difficulté), et pour la création en remplacement d’un Fonds européen pour le développement social, qui serait un instrument de régulation publique et de progrès social. Si le PGE serait ainsi le premier parti à utiliser cette disposition du Traité, ce n’est pas, Francis Wurtz l’a souligné, qu’il reconnaisse les traités, mais au contraire pour lutter contre la logique des traités. A la fin eurent lieu les élections statutaires, et Pierre Laurent, premier secrétaire du PCF, fut élu président du PGE pour les trois prochaines années. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;Les communistes et le PGE, quelles perspectives ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Désormais que le KKE a lancé un appel public pour le retrait des communistes du PGE et que des camarades du PST l’ont relayé, la question du bien-fondé de notre participation au PGE doit être posée, mais la poser ne signifie pas, et de loin, y répondre. Avant tout il faut éviter les réponses péremptoires et les positions a priori. Comme nous l’avons dit, le PGE est une structure hétérogène, et les rapports de force y sont mouvants. S’il fut fondé sur les positions que l’on lui reproche d’avoir, c’est que cette position était largement dominante à l’intérieure des partis communistes d’Europe au début du troisième millénaire. Mais désormais que la période de désorientation qui a suivi la chute du camp socialiste est en train de se clore, la ligne réformiste à l’intérieure des partis communistes est contestée, au PGE y compris. La majorité des partis membres sont des partis communistes, et le rapport de forces interne y est aussi susceptible de changer. Il est certain qu’il serait préférable d’avoir au niveau européen un parti communiste, et non seulement de gauche, mais si plusieurs partis observateurs y adhérent et que des partis membres changent leur ligne, le PGE serait susceptible de devenir ouvertement un parti communiste. Nous avons pu voir que la donne est actuellement au tournant à gauche, vers la lutte. Désormais une lutte idéologique est possible à l’intérieur du PGE, et cette lutte doit être menée, mais pour pouvoir la mener, encore faut il avoir le cadre pour cela, et non pas le briser sans rien proposer de concret en remplacement. Aucune norme du PGE ne pousse les partis membres d’un même pays à fusionner, et donc ne pousse les partis communistes à la dissolution. Si cette position de fusion des différentes forces de gauche fut défendue au Congrès par Oskar Lafontaine, il fut bien le seul. Actuellement des partis communistes d’Europe et d’ailleurs essayent de trouver des formes de regroupement autres que le PGE, et nous devons participer à ce mouvement de reconstruction du Mouvement communiste international, mais cela ne nous oblige en rien de quitter le PGE. Si le rejet de l’UE est une position juste, il n’en demeure pas moins que l’UE existe et forme une structure quasi-étatique, qui permet à la bourgeoisie de se regrouper au niveau européen contre les travailleurs. La désunion de la classe ouvrière face à l’UE lui serait dommageable. Un parti qui la regroupe au niveau européen et dirige sa lutte face à l’UE est nécessaire, et le PGE est susceptible de devenir un tel parti. Il importe avant tout de lutter pour une évolution en ce sens, plutôt que de claquer la porte, ce qui dans la situation actuelle de notre parti nous mènerait vers un enfermement dans les questions locales plus qu’autre chose.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5217794031131265037?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5217794031131265037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5217794031131265037&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5217794031131265037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5217794031131265037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/12/x-pas-en-arriere-n-pas-en-avant.html' title='X pas en arrière, N pas en avant'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TQUD1R_0_5I/AAAAAAAAATw/C-g7xPn5fo4/s72-c/el_congress.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1345739471840917603</id><published>2010-11-18T12:54:00.007+01:00</published><updated>2010-12-17T03:09:53.063+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démantèlement social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syndicalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>G 20 sur fonds de crise et de tensions</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TOUUIZAIt0I/AAAAAAAAATA/bYfuBMrnMEY/s1600/ge20.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 382px; DISPLAY: block; HEIGHT: 253px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540857050932229954" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TOUUIZAIt0I/AAAAAAAAATA/bYfuBMrnMEY/s400/ge20.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;Les 11 et 12 novembre derniers était réuni à Séoul, en Corée du Sud, le sommet du G 20, organisation formée des 20 pays les plus puissants du monde qui ensemble représentent 80% du commerce mondial et plus de 90% du PIB de la planète et qui ensemble s’entendent de ce qu’il en est des grandes questions économiques mondiales, sans demander l’avis des 162 autres pays souverains membres de l’ONU. Font partie de ce club de grandes puissances les grandes puissances capitalistes membres du G 8, à savoir les USA, les USA, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie ; cinq grands pays émergents que sont la Chine, le Brésil, l’Inde, le Mexique et l’Afrique du Sud ; ainsi que l’Australie, la Corée du Sud, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Argentine et l’Indonésie ; le vingtième membre étant l’Union européenne. &lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;«Qui ensemble s’entendent» avions nous dit…disons plutôt font semblent de vouloir s’entendre car à Séoul ils ne se sont pas entendus sur grand-chose, les divergences ayant été trop fortes : le sommet a fini par adopter une déclaration en 22 points tellement minimale (elle ne prévoit que des «directives indicatives») qu’elle mérite à peine d’être qualifiée d’accord. C’est que nous sommes en pleine crise systémique du capitalisme mondial, l’économie est en récession et les fondés de pouvoir de la bourgeoisie ne croient guère à leurs fables sur la reprise irréversible dont ils ne se privent pas de nous abreuver. Dans cette situation de contraction des débouchés pour le capital, la concurrence entre les grandes puissances capitalistes pour le contrôle du marché mondial se durcit, ce qui conduit inévitablement à des antagonismes entre elles. A Séoul le point d’achoppement porta sur la politique monétaire. En effet, en période de crise plus encore que de coutume, chaque puissance capitaliste a intérêt à dévaluer sa monnaie afin de favoriser ses exportations en assurant ainsi leur bon marché…mais chacune a par la même occasion intérêt à ce que les autres n’en fassent pas de même afin d’assurer des débouchés à ses exportations. Dans une situation de concurrence acharnée pour le contrôle de parts de marché, cette réalité ne peut mener qu’à une guerre des changes acharnée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9900;"&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Or justement à la veille du sommet la Réserve fédérale avait annoncé l’achat de 600 milliards de dollars, une façon d’inonder le monde de billets verts, d’en baisser ainsi le prix et en favorisant les exportations américaine de rééquilibrer un peu la balance commerciale fortement déficitaire de l’Empire dont la dette se monte aujourd’hui à 14 billions de dollars, l’équivalent de son PIB, dont le budget reste fortement déficitaire à cause des cadeaux aux banques et à des dépenses militaires équivalentes à ceux de tous les autres Etats de la planète réunis, et qui plus est en hausse constante, où le chômage dépasse les 10% et des milliers de familles font l’objet d’une saisie. Cette mesure a provoqué l’ire de la Chine et du Brésil, mais aussi de l’Union Européenne, en particulier de l’Allemagne, qui n’ont pas manqué d’accuser les USA de «dumping monétaire». Luiz Inácio Lula da Silva, président sortant du Brésil, a déclaré :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff6666;"&gt;« Si les pays les plus riches ne consomment pas et que tous veuillent favoriser leur économie à partir des exportations, le monde fera faillite parce que plus personne n’achètera. Tout le monde veut vendre… »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;De leur côté, les USA ont tenté de forcer la Chine, qu’ils accusent de se livrer à une concurrence monétaire déloyale en sous-évaluant le yuan, de réévaluer. Sans surprise ils ont reçu une fin de non-recevoir de la Chine, qui refuse toute ingérence extérieure dans sa politique ; ce d’autant que le yuan a déjà été réévalué depuis 2005 de 8,28 pour un dollar à moins de 6,70 aujourd’hui et qu’une dévaluation brutale aurait pour conséquence la faillite de nombreuses entreprises chinoises avec des conséquences économiques et sociales catastrophiques. Dans ces conditions pas étonnant que le G 20 ne débouche sur pas grand-chose. Hu Jintao, président de la République populaire de Chine, a déclaré &lt;/span&gt;: &lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;« La relance n’est pas solide et les déficits causent une grande incertitude. […] La situation de l’emploi dans les pays développés est sombre et les marchés émergents font face à des pressions inflationnistes et à des bulles des cours des actifs. »&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Quant aux mesures sur lesquelles les 20 ont réussi à s’entendre, elles constituent plus qu’autre chose une fuite en avant, le renforcement des politiques néolibérales qui ont précipité l’économie mondiale dans la crise : droit de veto des USA préservé pour la réforme du FMI, non remise en cause de la suprématie du dollar, aboutissement du Cycle de Doha et libéralisation des échanges. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pendant que les leaders des grandes puissances capitalistes montraient une totale incapacité de faire face à la situation, plus généralement le non-sens des solutions capitaliste face à la crise du capitalisme, près de 40'000 travailleurs étaient rassemblés à Séoul pour manifester contre le G 20 à l’appel des syndicats sud-coréens. Ils manifestaient contre les décideurs du G 20 qui n’ont d’autre solutions à la crise que de la faire payer aux travailleurs par le démantèlement de leurs droits et de l’Etat social, , la baisse de leurs salaires, ainsi que pour dénoncer l’illégitimité fondamentale du G 20, ce club de quelques grandes puissances qui décide au nom de tous sans même consulter les 162 autres pays du monde. Face à la manifestation pacifique des travailleurs l’Etat sud-coréen a déployé plus de 70'000 policiers qui ont dispersé la foule à coup de lacrymogènes et de matraques. C’est que la Corée du Sud reste un pays où la dictature patronale n’est pas même dissimulée, où le droit d’association et de négociation collective ne sont pas garantit et où l’Etat réprime les syndicats dans le privé, mais aussi dans le public.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1345739471840917603?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1345739471840917603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1345739471840917603&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1345739471840917603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1345739471840917603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/11/g-20-sur-fonds-de-crise-et-de-tensions.html' title='G 20 sur fonds de crise et de tensions'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TOUUIZAIt0I/AAAAAAAAATA/bYfuBMrnMEY/s72-c/ge20.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-2754030581199385560</id><published>2010-11-18T12:52:00.003+01:00</published><updated>2010-12-17T02:57:50.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>La crise est finie, qu’ils disent !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Vous en souvient-il ? Il n’y a pas si longtemps, tous les «experts» néolibéraux et les journalistes bourgeois louaient l’Irlande, ce «tigre celtique» à la croissance dynamique, aux banques compétitives…Il y a moins longtemps encore, les mêmes «experts» et journalistes affirmaient sur un ton péremptoire que la crise, qu’ils avaient pourtant sur un ton tout aussi péremptoire prétendu impossible avant qu’elle n’éclate, serait finie, que l’économie mondiale serait en pleine reprise lente mais inéluctable, que la crise financière ne serait pas prête à se reproduire… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Or le Temps dévoile ce mercredi 17 septembre d’une manière on ne peut plus explicite la triste réalité au sujet du «tigre celtique» et de la soi-disant «reprise». Il apparaît que la croissance irlandaise d’avant la crise n’était fondée que sur la spéculation à outrance et la bulle immobilière …croissance purement artificielle donc et mise en échec aujourd’hui : les banques irlandaises ne valent plus que 2% de leur valeur de 2007 ! De plus l’Etat irlandais, qui s’est endetté à hauteur de 32% du PIB, non pour financer les prestations sociales mais pour soutenir ses banques par des crédits bon-marché (c’est le Temps qui le dit !), bien qu’il est encore de l’argent pour six mois, n’est plus solvable. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Bien que l’Irlande ne l’ait pas officiellement demandé, la Commission européenne prépare d’urgence un plan de sauvetage pour les banques irlandaises, sans avancer de chiffres pour l’instant (mais qui seront sans doute conséquent…le sauvetage des banquiers pourrait coûter 70 milliards d’euros, soit deux années complètes de rentrées fiscales de l’Irlande), car la zone euro est menacée de contagion, si bien qu’Angela Merkel ait jugé utile de parler de sa «survie» ! Voilà au moins qui montre ce que vaut la soi-disant «reprise»… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-2754030581199385560?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/2754030581199385560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=2754030581199385560&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2754030581199385560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2754030581199385560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/11/vous-en-souvient-il-il-ny-pas-si.html' title='La crise est finie, qu’ils disent !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-956560298651384713</id><published>2010-11-14T18:12:00.003+01:00</published><updated>2010-12-17T02:58:39.789+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='URSS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internationalisme prolétarien'/><title type='text'>«Vive la grande révolution socialiste d’Octobre !»</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;object style="BACKGROUND-IMAGE: url(http://i3.ytimg.com/vi/ZM7hMfpRVSA/hqdefault.jpg)" width="480" height="295"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZM7hMfpRVSA?fs=1&amp;amp;hl=en_US"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ZM7hMfpRVSA?fs=1&amp;amp;hl=en_US" width="480" height="295" allowscriptaccess="never" allowfullscreen="true" wmode="transparent" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Ils étaient plus de 50'000 membres et sympathisants du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) rassemblés à Moscou le dimanche 7 novembre dernier à célébrer le 93ème anniversaire de la Révolution d’Octobre, si nombreux que même la gigantesque place Théâtralnaya où se déroulait le meeting ne fut pas assez grande pour tous les contenir. Car tous les discours démagogiques des pseudo-intellectuels apologétiques du capitalisme qui ne voient dans l’engagement communiste dans les anciens pays socialistes qu’une simple «nostalgie» de la vielle génération, malgré toute la propagande mensongère des médias à la solde du nouveau régime oligarchique du Kremlin ne peuvent rien y changer : le drapeau rouge de la révolution d’Octobre garde toute sa raison d’être pour les travailleurs du pays où pour la première fois il s’est levé, la Russie. La KPRF, qui revendique fièrement son héritage soviétique, est aujourd’hui le deuxième parti du pays et un parti de masse comptant plus de 150'000 membres, qui plus est un parti de masse en pleine expansion qui a enregistré plus de 25'000 adhésions cette année, surtout parmi la jeune génération. Un parti de masse dont la crédibilité vient de sa capacité à organiser la résistance populaire contre la politique antisociale et désastreuse pour le peuple et le pays du pouvoir mafieux en place et dont les résultats électoraux sont en hausse. Ainsi le KPRF a pris récemment plusieurs villes aux dernières élections régionales et le pouvoir n’a pu lui accorder, malgré des fraudes électorales massives, moins que des scores approchant les 20%, pas plus qu’à cacher le discrédit de «Russie Unie», le parti au pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Dans son programme, le KPRF définit ainsi sa raison d’être : «le Parti communiste de la Fédération de Russie a mené une lutte sans compromis contre la restauration du capitalisme, la destruction de l’URSS et l’anéantissement du pouvoir soviétique. Le KPRF agit comme étant la seule organisation politique défendant toujours les droits des travailleurs salariés ainsi que les intérêts de la nation et de l’Etat. Le but stratégique du parti est la construction en Russie d’un socialisme rénové, d’un socialisme du XXI siècle. » Le KPRF considère que «malgré un écart temporaire de la voie révolutionnaire, l’époque contemporaine correspond à un passage du capitalisme au socialisme.» Dans la résolution concernant la préparation de la célébration du 93ème anniversaire de la révolution d’Octobre, le Comité central du KPRF déclare : «La victoire de la grande révolution socialiste d’Octobre signifiait l’établissement du pouvoir des travailleurs sur une très grande partie de la planète. Elle a permis la création d’un pays des soviets uni, indépendant et multinational. L’inégalité de classe et d’ordre restait dans le passé. Furent atteintes une alphabétisation universelle, le plein emploi et une protection sociale garantie. Le pouvoir populaire visait à rendre l’enfance heureuse et la vieillesse digne et justifiée.» Malgré tout, la première expérience de socialisme possédait des tares dues à la nécessité de devoir survivre dans des conditions très dures et de résoudre de nombreuses difficultés léguées par le capitalisme : à la longue, ces tares, que le KPRF analyse en détail dans son programme, menèrent à la coupure d’entre le sommet du PCUS et les masses, et permirent à des éléments carriéristes et opportunistes d’en prendre le contrôle et de liquider le socialisme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;C’est en substance la même chose que dit Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie, le seul pays d’Europe à posséder un régime authentiquement progressiste, dans son message à ses concitoyens pour le 7 novembre : «Le 7 novembre 1917, nos grands-pères et nos arrière-grands-pères firent le premier pas sur le chemin d’une société socialement juste, réalisé le droit des nations à l’autodétermination et posé les fondations de la construction de l’Etat biélorusse.» Quant au camarade Ziouganov, président du Comité central du KPRF, il conclut ainsi son allocution pour le 93ème anniversaire de la révolution d’octobre : « Au XXème siècle, notre Parti a relevé trois fois notre pays de situations extrêmement délicates. Et au XXIème siècle, les communistes, avec les forces populaires patriotiques, sous la bannière de la grande révolution d'Octobre et de la grande Victoire assureront son rétablissement à l'avenir! Notre cause est juste, à nous la victoire! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-956560298651384713?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/956560298651384713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=956560298651384713&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/956560298651384713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/956560298651384713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/11/vive-la-grande-revolution-socialiste.html' title='«Vive la grande révolution socialiste d’Octobre !»'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-3577678730172822940</id><published>2010-11-07T17:41:00.004+01:00</published><updated>2010-12-17T02:59:32.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><title type='text'>Hommage de la gauche à Nestor Kirchner</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbXlOi7K8I/AAAAAAAAAS4/aasCd1w5xbk/s1600/kirchner2710x630-580x380.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 299px; DISPLAY: block; HEIGHT: 196px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536849826458315714" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbXlOi7K8I/AAAAAAAAAS4/aasCd1w5xbk/s400/kirchner2710x630-580x380.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt; Nestor et Cristina Kirchner en 2007&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ccff;"&gt;Mercredi 27 septembre est décédé après deux arrêts cardiaques Nestor Kirchner, président de l’Argentine entre 2003 et 2007, et époux de l’actuelle présidente Cristina Fernandez. Membre de l’aile gauche du Parti justicialiste, il restera dans les mémoires comme celui qui a rétabli l’Argentine saignée par la politique néolibérale de son prédécesseur Carlos Menem, sous les dictats du FMI et des USA. Pendant son mandat présidentiel, Nestor Kirchner a mené politique sociale et économique progressiste, ainsi qu’une politique d’indépendance nationale, secouant le joug des Etats-Unis. Des dizaines de milliers d’Argentins sont déjà venus lui rendre un dernier hommage pendant la veillée funèbre, et plusieurs présidents d’Amérique latine ont été présents aux obsèques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ccff;"&gt;Patricio Etchegarray, secrétaire général du PC d’Argentine, a tenu à rendre un dernier hommage à l’ancien président : &lt;span style="color:#ccccff;"&gt;« Dans le cadre des processus de transformations qui se déroulent actuellement en Amérique Latine, les mesures prises par l'ancien président en faveur des couches populaires, de l'intégration latino-américaine, du respect des Droits de l'Homme et du retour du débat politique sont partie constituante de l'héritage avec lequel compte aujourd'hui la société argentine pour continuer à avancer sur le chemin de la justice et de l'inclusion sociale. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Rafael Correa, président de l’Equateur a dit quant à lui : &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;"Kirchner était un ami intime et un camarade dans la lutte pour la souveraineté et la justice sur notre continent. Il s'agit de la mort d'un être cher, mais aussi de l'homme politique le plus important de la nouvelle génération Argentine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la mort d'un des plus grands dirigeants de la reconstruction et de l'espérance de l'Amérique Latine, de la nouvelle Argentine qui a été capable de serrer dans ses bras ses frères latino-américains, à renforcer le drapeau de la dignité, de l'équité et de l'intégration. » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-3577678730172822940?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/3577678730172822940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=3577678730172822940&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3577678730172822940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3577678730172822940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/11/hommage-de-la-gauche-nestor-kirchner.html' title='Hommage de la gauche à Nestor Kirchner'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbXlOi7K8I/AAAAAAAAAS4/aasCd1w5xbk/s72-c/kirchner2710x630-580x380.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-7549896421576744715</id><published>2010-11-07T17:26:00.007+01:00</published><updated>2010-12-17T03:17:04.503+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='USA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>Les Républicains prennent leur revanche sur Obama</title><content type='html'>&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbVqs_oIuI/AAAAAAAAASw/Ef53DXNcT4U/s1600/800px-2010_House_elections_svg.png"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 241px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536847721507857122" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbVqs_oIuI/AAAAAAAAASw/Ef53DXNcT4U/s400/800px-2010_House_elections_svg.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Résultats pour la Chambre des représentants&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffccff;"&gt;Il n’y a pas même deux ans, de l’Europe aux Etats-Unis, de la droite classique à la gauche, voire même jusqu’à certaines fractions de la gauche radicale, le monde était comme absorbé par un délire collectif, une adoration acritique, irrationnelle et quasi-religieuse de Barack Obama. Aujourd’hui on en est loin, très loin. Le président Obama a bel et bien perdu l’auréole qu’avait le candidat démocrate…et perdu les élections de mi-mandat par la même occasion. Dimanche 30 octobre, les étatsuniens avaient voté pour réélire la totalité de la Chambre des représentants, la chambre basse du Congrès, une partie du Sénat, la chambre haute, et plusieurs gouverneurs des Etats fédéraux. Les résultats provisoires sont tombés : le Parti Républicain gagne largement la majorité à la chambre basse, quoique pas suffisamment pour contrer un veto présidentiel, ainsi que plusieurs sièges de gouverneurs ; par contre les démocrates conservent une courte majorité au Sénat. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffccff;"&gt;Ce vote témoigne avant tout de la désillusion du peuple américain envers le président Obama. En effet, ce dernier, à grand coups de communication politique, de beaux discours vides et de slogans creux avait réussi durant l’espace d’une campagne à incarner un espoir de changement, quoique plus que nébuleux. C’est qu’Obama fut le candidat de Wall Street, et s’il a pu sembler incarner les espérances populaires, ce n’était que sur un mode illusoire. Une fois au pouvoir, Obama ne pouvait que décevoir. Le changement promis devais nécessairement se révéler ce qu’il était : du vent, une posture rhétorique, une rupture illusoire avec le bushisme, et qui tenait plus du dévoiement politicien d’un mouvement de protestation réel que d’une rupture véritable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle administration démocrate ne put que révéler ce qu’elle ne pouvait qu’être : un gouvernement bourgeois au service du grand capital impérialiste, et comme telle quant au fond dans la continuité de l’administration Bush. La politique étrangère des USA resta quant à l’essentiel la même. Sur le plan intérieur, l’administration Obama sauva les banques à coups de milliards et négocia un plan de relance avec Wall Street, qui sans doute relança la croissance, mais sans création d’emploi, tel que seuls les milieux financiers en profitent alors que le taux de chômage atteint les 10%. La réforme du système de santé fut sans doute un progrès indéniable, mais toutefois plus que limité. Aucune assurance publique, aussi modeste soit elle, ne fut créée, et si l’assurance privée est devenue obligatoire et subventionnée pour les bas revenus, elle n’est pas soumise à un catalogue de prestations obligatoires et restera plus que minimale. Enfin une réforme financière fut mise en place, mais à part quelques règles très limitées pour éviter une nouvelle crise à court terme, elle n’introduit aucune régulation à même de freiner la spéculation sans limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ce bilan décevant, en l’absence d’une opposition de gauche significative, et étant donnée l’inféodation des syndicats au Parti démocrate, les républicains on réussi à canaliser le mécontentement populaire et à se faire passer, par des procédés largement démagogiques, pour une force d’opposition populaire et démocratique au prétendu «centralisme socialiste» d’Obama. Usant et abusant de la pire démagogie d’extrême-droite, le Parti républicain a glissé plus à droite encore qu’il ne l’était déjà sous George W. Bush. Ce glissement à l’extrême-droite fut nettement renforcé par l’émergence du Tea Party, une mouvance à l’ultra-droite du Parti républicain organisé autour de l’ex colistière de John McCain, Sarah Palin. Si le Tea Party reste à ce jour un mouvement hétéroclite, il a réussi à s’imposer comme une force politique réelle, à la fois à l’intérieur du Parti républicain et autonome face à lui, et qui peut désormais dicter son agenda réactionnaire, se faisant passer pour un mouvement de révolte populaire et dévoyant le mécontentement des masses vers un projet rétrograde et profondément antipopulaire : réduction du poids de l’Etat fédéral «surdimensionné», suppression de toutes les prestations sociales et de tous les services publics, idéalisation d’un passé mythifié, démagogie raciste haineuse, conservatisme sociétal poussé à l’extrême, xénophobie, islamophobie, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cohabitation entre une administration et un Sénat démocrate et une Chambre des représentants républicaine, avec sur sa droite le Tea Party, s’annonce difficile et les néoconservateurs ont actuellement l’avantage. Toutefois, Sam Webb, président du Parti communiste des USA (CPUSA) pense que la domination de l’ultra-droite sera de courte durée. Dans l’article rédigé par lui pour People’s world, le journal du CPUSA, sur les résultats des élections il affirme : «Les républicains vont se prélasser dans l’éclat de leur victoire pendant un moment, mais ne soyez pas surpris quand beaucoup de gens qui ont voté pour eux seront désillusionnés par leur politique. Et sur cette base émergera une coalition populaire plus grande et plus forte que celle qui a élu Obama en 2008.» Sans doute, à condition de reposer sur un projet politique autrement consistant qu'un vide "Yes we can".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-7549896421576744715?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/7549896421576744715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=7549896421576744715&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7549896421576744715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7549896421576744715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/11/les-republicains-prennent-leur-revanche.html' title='Les Républicains prennent leur revanche sur Obama'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TNbVqs_oIuI/AAAAAAAAASw/Ef53DXNcT4U/s72-c/800px-2010_House_elections_svg.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-2470946458157462286</id><published>2010-10-28T22:44:00.008+02:00</published><updated>2010-12-17T03:19:30.489+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique nationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><title type='text'>De la pédagogie blocherienne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Réunie en Congrès public à Liestal ce samedi 23 octobre, l’UDC adopta un document stratégique sur la politique de la formation, répétitif à outrance et verbeux de 159 pages, avec pour litanie le sarkozien «en finir avec mai 68» afin – on pouvait s’y attendre – de retourner à l’école telle qu’elle était il y a quarante ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa forme apparemment modérée et objective, ce document véhicule l’idéologie udéciste dans ce qu’elle a de plus rétrograde. L’école aujourd’hui serait apparemment sinistrée du fait de trop grand nombre de réformes depuis une vingtaine d’années du fait de la confiscation du pouvoir par une véritable caste de théoriciens soixante-huitards imbus d’idéologie anti-autoritaire abstraite et détachée de la pratique, et qui imposeraient leurs solutions charlatanesque et pseudo-scientifiques aux responsables politiques. Dans cette idéologie anti-autoritaire serait la source de tous les maux, n’allez surtout pas chercher de raisons sociales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette théorie du complot gauchisto-pédagogiste se complète logiquement de solutions non moins douteuses, prétendument scientifiques et surtout étroitement idéologiques que celles que l’UDC attribue à ses adversaires. Face aux valeurs progressistes, le parti blocherien voudrait édifier l’école sur l’idéologie méritocratique de la «performance» et de la «concurrence», orientée totalement vers les besoins du marché de l’emploi, doublée d’une doctrine conservatrice de «racines chrétiennes de la Suisse». Comme mesures pseudo-scientifiques citons le retour au maître de classe généraliste en lieu et place des professeurs spécialisés par branche au secondaire, et la réduction du personnel féminin (sic !) en primaire (l’école actuelle désavantagerait les garçons il paraît…). Sans doute que certaines doctrines issues de la nouvelle pédagogie et leur application méritent une critique sur une base marxiste, mais ce n’est certainement pas dans les élucubrations rétrogrades de l’UDC que l’on trouvera ne serait-ce qu’une once de solution positive. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-2470946458157462286?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/2470946458157462286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=2470946458157462286&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2470946458157462286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2470946458157462286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/10/de-la-pedagogie-blocherienne.html' title='De la pédagogie blocherienne'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-3691362795651735112</id><published>2010-10-14T03:05:00.007+02:00</published><updated>2010-12-17T03:12:23.523+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syndicalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Criminalisation des syndicats en Guadeloupe !</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLZZFuJaxnI/AAAAAAAAASo/7h3ByV4Lr8c/s1600/lkp_banderole.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527703547465614962" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLZZFuJaxnI/AAAAAAAAASo/7h3ByV4Lr8c/s400/lkp_banderole.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffffcc;"&gt;Au royaume de Sarkozie, la démocratie bourgeoise de façade s’effrite de plus en plus pour faire apparaître au grand jour la véritable nature de tout régime capitaliste, celle d’une impitoyable dictature de classe, et ce d’autant plus dans les dernières colonies de la France, par euphémisme appelées Domaines d’Outre-mer. Il y a deux ans de cela, en janvier et février 2009 sur l’île de Guadeloupe dans les Antilles, une grève générale de 44 jours conduite par le vaste mouvement populaire et syndical LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon, Unis contre l’exploitation à outrance en créole guadeloupéen), composé d’une cinqantaine d’organisations syndicales, politiques et sociales (dont le Parti communiste de Guadeloupe) et dirigé par le secrétaire générale du principal syndicat de l’île, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://ugtg.org/"&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#ffffcc;"&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;,&lt;/span&gt; Elie Domota, a réussi à faire plier l’Etat français et l’arrogant patronat local, les pwofitan. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffffcc;"&gt;Le LKP a ainsi pu obtenir un accord avantageux pour le peuple guadeloupéen, écrasé par des prix abusifs sur les produits de base, comme l’alimentation et l’essence, qui sont pratiquement tous importés de métropole selon la volonté de quelques entreprises monopolistes, qui empêchent le développement d’une production locale et peuvent ainsi s’enrichir à outrance, selon un procédé hérité de l’ère coloniale ; écrasé par un chômage de masse qui dépasse les 59% chez les 18-25 ans, et par la surexploitation pratiquée par le patronat local. Face à cette situation, le LKP a réussi à imposer à l’Etat et au patronat une augmentation mensuelle des salaires de 200 €, une limitation des prix pour les produits de base, des instruments de contrôle pour cette limitation des prix, un gel des loyers, des mesures à mêmes de contribuer au développement de la production locale au détriment des groupes métropolitains, et beaucoup d’autres choses qui correspondent aux intérêts des travailleurs guadeloupéens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffffcc;"&gt;Or, ni les pwofitan ni l’Etat n’avaient et n’ont pas l’intention d’applique un accord qu’ils n’avaient jamais voulu signer. Après la temporisation, les violations directes se sont faites de plus en plus massives…le prix de l’essence a été augmenté trois fois pour une baisse minime, les prix des articles courants et de l’électricité ont continué leur flambée, la hausse des salaires a été à géométrie plus que variable, les impôts ont été augmentés sous plusieurs formes, l’Etat a continué à faire des économies scandaleuses sur l’éducation et la santé…tout en donnant 175 millions d’euros aux compagnies pétrolières Total et la SARA pour compenser leurs soi-disant pertes. Pour lutter contre ces violations massives des accords de mars 2009, ainsi que contre la réforme des retraites que combattent tous les travailleurs de France, le LKP a lancé un appel à la grève générale pour ce 26 octobre, appel relayé aussi en Martinique et en Guyane. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffffcc;"&gt;Sauf que l’Etat sarkoziste, montrant par là sans ambigüités sa nature de dictature de la classe bourgeoise, entreprit de faire ce qu’il n’avait pas réussi au moment de la grève générale de 2009 : criminaliser la lutte syndicale. Dans l’indifférence totale des élites politiques et de la presse métropolitaine, l’administration française imposa aux responsables syndicaux dans les Antilles et en Corse des prélèvements d’ADN en vue de leur fichage, les traitant ainsi ouvertement en criminels. En effet, il n’y a pas si longtemps, le prélèvement d’ADN était réservé aux crimes graves…avec la dérive autoritaire du gouvernement Sarkozy, le fichage officiel concerne désormais près de 2% de la population française. Or il est tout à fait inacceptable de traiter la lutte syndicale comme une activité criminelle, aussi les responsables syndicaux refusèrent-ils de se soumettre à ce scandaleux fichage…suite à quoi l’Etat les poursuivit en justice, avec à la clé des peines d’un mois de prison ferme et de lourdes amendes. Actuellement, les procès sont en cours d’instruction et les syndicats concernés s’organisent pour défendre leurs membres et s’opposer à cette politique de criminalisation de la lutte de classe, des appels ont été lancés à toute la communauté progressiste et démocratique de France. Le régime sarkoziste n’en est pas à son coup d’essai en matière de négation des droits démocratiques et de dérive répressive et autoritaire, et il vire de plus en plus en dictature policière ouverte au service de la bourgeoisie, qui espère mater par la force les masses populaires qui se dressent de plus en plus contre sa tyrannie. Mais ni le fichage, ni les matraques, ni les balles ne permettront à la bourgeoisie de briser la volonté du peuple. Son régime injuste et arbitraire est condamné de par ses propres contradictions, et toutes les mesures répressives qu’elle prend ne peuvent au mieux qu’en retarder l’inévitable chute. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-3691362795651735112?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/3691362795651735112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=3691362795651735112&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3691362795651735112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3691362795651735112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/10/criminalisation-des-syndicats-en.html' title='Criminalisation des syndicats en Guadeloupe !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLZZFuJaxnI/AAAAAAAAASo/7h3ByV4Lr8c/s72-c/lkp_banderole.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5353918720795265541</id><published>2010-10-09T17:49:00.005+02:00</published><updated>2010-12-17T03:10:51.926+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><title type='text'>A contre-courant, la Bolivie abaisse l'âge de la retraite</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLCQ0iGKpZI/AAAAAAAAASg/DQpfYky2jek/s1600/morales.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 198px; DISPLAY: block; HEIGHT: 298px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526075974963864978" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLCQ0iGKpZI/AAAAAAAAASg/DQpfYky2jek/s400/morales.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;Evo Morales, président de la Bolivie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aujourd’hui un peu partout en Europe les gouver&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;nements de droite et de «gauche», selon les recommandations du FMI, se donnent pour but d’augmenter l’âge de départ à la retraite : en France les travailleurs sont actuellement en lutte contre une réforme qui ne donnerait plus droit à la retraite à taux plein qu’à 67 ans, les travailleurs grecs sont en lutte contre une réforme similaire décidée par le gouvernement «socialiste», en Allemagne l’âge de départ de la retraite a été relevé à 67 ans… En Suisse, la 11ème révision de l’AVS, heureusement enterrée, prévoyait d’augmenter l’âge de départ à la retraite pour les femmes à 65 ans, et le projet couchepinesque de la retraite à 67 ans n’est que provisoirement mis entre parenthèses par la droite. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;Selon la droite, ce relèvement serait inévitable étant donnée l’augmentation de l’espérance de vie. Or ce démantèlement social n’est en rien inévitable et il est possible de faire tout le contraire lorsque le gouvernement défend les intérêts des peuples et non ceux de quelques multinationales ! Et la Bolivie le prouve ! En mai dernier, le gouvernement d’Evo Morales décidait, en concertation avec le principal syndicat du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), une réforme des retraites. Non pas pour les démanteler comme dans les pays européens, mais au contraire pour abaisser l’âge de départ à la retraite. Selon les chiffres fournis par le Courrier du 15 mai 2010, l’âge de départ à la retraite est abaissé de 65 à 58 ans pour tous, à 56 ans pour les mineurs et à 51 ans pour les mineurs de fond. Il sera possible de toucher une rente pleine après 30 ans de cotisations, contre 35 actuellement. La rente sera calculée sur les 70% des 24 derniers mois de travail (contre 60 aujourd’hui). Un fonds de solidarité permettra à tous les retraités de toucher la rente minimale de 2'400 bolivianos annuels (380 francs). Le temps de cotisation minimal pour pouvoir toucher une rente passera à 10 ans, contre 15 aujourd’hui. Pour financer cette réforme, le gouvernement a fixé une hausse des cotisations de 3% pour la part patronale et de 0,5% pour les salariés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;Ce progrès social n’aurait pas été possible sans la majorité parlementaire détenue par le MAS (Movimiento al Socialismo), le parti du président Morales, un parti socialiste, réellement socialiste et non pas au sens de la social-démocratie européenne, et qui mène une politique de rétablissement et d’extension des droits sociaux, réduits à néant par des années de néolibéralisme, et de nationalisations. Il n’aurait pas non plus été possible sans l’action résolue du COB, un syndicat de lutte et non de «dialogue social», qui mène le combat pour la hausse des salaires et le progrès social, malgré les tentatives de déstabilisation de l’oligarchie. Sans doute que la Bolivie n’est pas la Suisse, ainsi l’espérance de vie n’y est que de 65,84 ans. Mais dans tout les cas l’exemple bolivien prouve que le démantèlement social et la tyrannie patronale ne sont pas une fatalité, et que par une lutte sans concessions le peuple peut non seulement défendre ses droits acquis, mais aussi se construire un autre avenir !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5353918720795265541?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5353918720795265541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5353918720795265541&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5353918720795265541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5353918720795265541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/10/contre-courant-la-bolivie-abaisse-lage.html' title='A contre-courant, la Bolivie abaisse l&apos;âge de la retraite'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TLCQ0iGKpZI/AAAAAAAAASg/DQpfYky2jek/s72-c/morales.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-6089518961919549096</id><published>2010-09-23T15:25:00.006+02:00</published><updated>2010-12-17T03:01:28.927+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syndicalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Grève victorieuse : plus de 100 emplois sauvés à EP Electricité !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Lorsque les travailleurs font preuve d’une unité sans faille pour la lutte, ils peuvent remporter la victoire, en Suisse comme ailleurs. Le mercredi 22 septembre, le syndicat UNIA conviait justement une conférence de presse pour fêter une telle victoire : grâce à leur détermination exemplaire et leur solidarité sans failles, les travailleurs d’EP Electricité SA, ont réussi, avec le soutient du syndicat UNIA, à faire plier une multinationale et à sauver plus de 100 emplois, repartis entre Genève, Lausanne et Neuchâtel. Une lutte qui mérite de servir d’exemple en cette période de réaction patronale ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Le 1er juillet dernier, l’entreprise EP Electricité SA, propriété de la multinationale française GDF-SUEZ depuis 2005, annonçait à ses employés qu’elle allait procéder à une cessation d’activité, et donc à un licenciement collectif échelonné sur plusieurs mois. Et ce alors même que EP Electricité avait déjà fait l’objet d’une restructuration avec une trentaine de licenciements à la clé en janvier 2009. Cette cessation d’activité était motivée par la «mauvaise situation financière» de l’entreprise, soit dans le seul but d’accroître encore les profits d’GDF-SUEZ. L’employeur prétendait que les licenciements seraient inévitables et proposait donc de négocier un plan social. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Réunis en assemblée générale le jour même de l’annonce à l’initiative du secrétaire syndical d’UNIA Nuno Dias, les salariés d’EP votèrent une résolution affirmant qu’ils n’accepteraient pas leur licenciement, exigeant que l’employeur fasse toutes les démarches nécessaires pour trouver un repreneur à la société qu’ils estimaient tout à fait viable, et réclamant le droit de consulter les comptes de l’entreprise depuis 2005 (elle avait très bien fonctionné auparavant). Une délégation du personnel, composée de 18 personnes, et qui participa à toutes les négociations, fut élue par la même occasion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Face à l’insistance des travailleurs, qui ont réaffirmé leur position à l’occasion d’une nouvelle assemblée générale le 9 juillet et se sont dit prêts à lutter avec tous les moyens qui seront nécessaires afin de maintenir leurs emplois, l’employeur, qui initialement aurait voulu se contenter de licencier, dut accepter de négocier. Il affirma donc qu’il avait trouvé un repreneur dont il n’a pas voulu préciser l’identité, mais qu’étant donné qu’un contrat de vente-reprise ne pourrait être signé avant la mi-septembre, il était malgré tout nécessaire de mener rapidement en parallèle des négociations sur un plan social. Les employés acceptèrent, et UNIA élabora une brochure de revendications pour un plan social favorable aux travailleurs. L’employeur balaya ces revendications en bloc, voulant imposer un plan social beaucoup plus modeste et gardant un flou total sur le mystérieux repreneur et le maintien ou non des emplois. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Aussi les travailleurs décidèrent-ils de faire, pas tout à fait grève, mais du moins une cessation du travail durant l’espace d’une journée. Normalement lorsqu’il est question de cessation d’activité l’arrêt de travail a peu d’efficacité. Mais cette fois les employés d’EP surent bien choisir leur cible : le chantier le plus prestigieux de l’entreprise, le seul dont la cessation pouvait lui porter un coup dur, celui du World Economical Forum de Davos. Cette cessation de travail eut donc lieu, mais ne fut pas rendue publique afin de ne pas faire échouer les négociations sur la reprise de l’entreprise. Et l’impact de cette journée d’arrêt de travail fut immédiat. « Ça a été quand même un moment décisif car ils ont vu qu’on ne plaisantait pas. Ça a bien fonctionné, car tous ont joué le jeu bien qu’on leur ait proposé des primes de départ» explique Silvio Primiceri, membre de la délégation du personnel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Et effectivement, EP réagit immédiatement et annonça la reprise par la coopérative CIEL, fondée en 1947, et où UNIA a des parts. Tous les postes ont été maintenus aux mêmes conditions sociales. Dans la coopérative qu’est CIEL, un représentant des travailleurs est élu au Conseil d’administration, et les employés possèdent donc un droit de cogestion. De plus, les travailleurs ont réussi à imposer un plan social généreux (retraites anticipées, indemnités de licenciement équivalentes à deux mois de salaires, indemnités de 2000 francs par année d’ancienneté, doublement du délai de congé, etc.), applicable jusqu’à la fin 2011 au cas où des licenciements devraient intervenir. GDF SUEZ assume ainsi les risques pouvant éventuellement découler de cette reprise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccffff;"&gt;Que des emplois qu’une multinationale voulait supprimer soient sauvés grâce à la lutte et repris par une coopérative est en soi exceptionnel. Cette victoire n’aurait jamais été possible sans la détermination, la solidarité et l’unité sans faille des travailleurs. «L’unité des travailleurs jusqu’au bout mérite d’être mise en avant. L’employeur a essayé de diviser, mais ça n’a pas marché, les travailleurs sont toujours restés unis et le syndicat UNIA a toujours tenu le même discours : il faut sauver les emplois. Et ce alors qu’une partie des employés auraient pu renoncer à lutter, comme ça arrive souvent, et accepter de négocier un plan social, ce d’autant que le secteur de l’électricité ne connaît pas de chômage massif et qu’ils auraient pu assez facilement retrouver un travail » explique Nuno Dias. A notre époque de réaction sur toute la ligne, cette lutte victorieuse prouve que lorsque les travailleurs sont unis jusqu'au bout la victoire est possible. Elle mérite de servir d’exemple à tous les travailleurs dans leur lutte contre l’oppression capitaliste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-6089518961919549096?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/6089518961919549096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=6089518961919549096&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6089518961919549096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6089518961919549096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/09/greve-victorieuse-plus-de-100-emplois.html' title='Grève victorieuse : plus de 100 emplois sauvés à EP Electricité !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-3644612889149855630</id><published>2010-08-27T04:00:00.004+02:00</published><updated>2010-08-27T04:10:03.769+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='référendum'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique nationale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démantèlement social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>NON au démantèlement de l'assurance-chômage!</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THccp1VlR_I/AAAAAAAAASA/rX_s-21co5c/s1600/8158d55d17.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 464px; DISPLAY: block; HEIGHT: 126px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5509904174128908274" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THccp1VlR_I/AAAAAAAAASA/rX_s-21co5c/s400/8158d55d17.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THccpuYvYMI/AAAAAAAAAR4/55PXytzPxi0/s1600/arton318.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 362px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5509904172263104706" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THccpuYvYMI/AAAAAAAAAR4/55PXytzPxi0/s400/arton318.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;Tract du PdT pour les votations nationales du 26.09.10, rédigé par mes soins&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Le 26 septembre, non au démantèlement de la LACI !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Le 16 mars 2010, l’Assemblée fédérale votait la 4ème révision de la LACI (loi sur l’assurance chômage et insolvabilité), un texte d’inspiration violemment patronale et antisociale. Cette révision constitue une baisse des prestations aussi énorme que scandaleuse, avec quasiment aucune contrepartie. Cette révision est surtout une attaque frontale contre les jeunes travailleurs, dont elle réduit les droits d’une façon aussi injuste qu’arbitraire. Aussi un front de résistance s’est-il rapidement constitué contre cette régression sociale, rassemblant les partis politiques de gauche, les syndicats et les associations progressistes. Le Parti Suisse du Travail s’est beaucoup impliqué dans cette lutte, tant dans le Comité national contre le démantèlement de la LACI que dans la rue. Sachant que les opposants à cette régression n’auront aucune peine à récolter les 50'000 signatures nécessaires pour le référendum, le Conseil fédéral a avant même le dépôt des signatures fixé la date de la votation à ce 26 septembre 2010 pour réduire la durée de la campagne pour les opposants, qui effectivement on récolté plus de 150'000 signatures, et pour que les étudiants, qui sont parmi les principales victimes de la révisions, votent tout de suite dès le début des cours, sans que les syndicats étudiants aient pu faire campagne. Le 26 septembre, un NON s’impose face à cette inacceptable régression sociale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Le démantèlement en chiffres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt; Pour continuer de toucher 400 jours d’indemnités, il faudra avoir cotisé 18 mois, contre 12 aujourd’hui. 12 mois de cotisations ne donneront plus le droit qu’à 260 jours d’indemnités. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Ceux qui n’auront pas pu cotiser suffisamment (interruption de carrière, maladie, sortie de formation,…) n’auront plus le droit qu’à 90 jours d’indemnités. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Les jeunes de moins de 25 ans n’auront plus le droit qu’à 200 jours d’indemnités contre 400 aujourd’hui, tout à fait arbitrairement, pour le seul tort d’avoir moins de 25 ans. Les étudiants en fin de formation n’auront plus le droit qu’à 90 jours d’indemnisations, contre 260 aujourd’hui. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Les jeunes de moins de 30 ans seront contraints d’accepter un travail sans aucun rapport avec leur formation, de fait n’importe quel travail et à n’importe quel salaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les assurés de plus de 55 ans devront avoir cotisé 24 mois au lieu de 18 aujourd’hui pour continuer à pouvoir toucher 520 indemnités (ou 640 dès 61 an) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Le délai d’attente sans indemnisation passera de 5 jours aujourd’hui à 10, 15 ou 20 selon le revenu. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Les cantons connaissant un fort taux de chômage ne pourront plus demander 120 jours d’indemnités supplémentaires (comme c’est le cas à Genève aujourd’hui). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Les revenus de programmes d’emplois publics ne seront plus considérés comme périodes de cotisation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; Les cotisations seront augmentées de 2% aujourd’hui à 2,2%, ou à 2,5% si la révision est refusée par le peuple. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt; 1% de solidarité sera prélevé temporairement sur les hauts salaires entre 126'000,- et 315'000,-. Actuellement, pour le calcul des cotisations, les salaires sont plafonnés à 126'000,- ce qui signifie que ceux qui gagnent plus que cette somme ne payent la cotisation de 2% que sur cette part de 126'000,-, le reste du salaire n’étant simplement pas compté, et ceux aussi riches soient-ils. Avec la révision, les hauts-revenus paieraient en plus 1% dit de solidarité sur la tranche de leur salaire entre 126'000,- et 315'000,-, soit toujours une part ridiculement faible de leur démesuré revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Cette révision est inacceptable, les arguments de la droite ne sont que démagogie !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Après le camouflet reçu lorsque les trois quarts des électeurs suisses ont dit NON au vol des rentes du deuxième pilier, les organisations patronales et leurs représentants politiques que sont les partis de droite mettent toutes leurs forces dans la campagne pour essayer de faire passer le démantèlement de la LACI. Les politiciens bourgeois prétendent se soucier de la dette de l’assurance chômage, mais ils parlent beaucoup moins de l’origine de cette dette, dont ils sont entièrement responsables. En effet, en 2004 la majorité bourgeoise de l’Assemblée fédérale décidait de baisser les cotisations pour la LACI de 3% à 2%, soit disant parce que les dettes des années 90 avaient été épongées et que le taux de chômage n’augmenterait plus jamais. Aujourd’hui que le capitalisme entre dans une crise systémique, que le chômage augmente et ne va faire qu’augmenter et que donc l’assurance chômage devient plus indispensable que jamais pour les travailleurs laissés sans emploi, et en particulier pour les jeunes qui sont particulièrement touchés par le chômage. Mais la droite se refuse à augmenter les cotisations, arguant que le pouvoir d’achat de la population baisserait. Au lieu de cela elle préfère continuer son offensive de démantèlement social, qui est une véritable entreprise de guerre contre les travailleurs, contre la majorité de la population de ce pays ; elle démantèle une assurance indispensable pour tous, et s’attaque de façon tout à fait arbitraire et injuste de ce pays. L’argumentation de la droite qui en gros se résume à : « il est indispensable de réduire les prestations pour continuer à toucher des bonnes prestations (sic !), et de toute façon les chômeurs, et en particulier les jeunes, ne sont que des profiteurs qui n’ont qu’à chercher du travail au lieu de demander le chômage », n’est que démagogie sans nom. Le discours méritocratique comme quoi les jeunes qui sont motivés n’ont pas de peine à trouver un emploi est tout simplement contraire à la vérité, le chômage existe objectivement, et il est difficile de trouver un emploi, en particulier pour les jeunes sans grande expérience professionnelle, ainsi qu’après la cinquantaine. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;Non seulement cette révision n’est pas nécessaire, mais elle n’est tout simplement pas justifiable. La Confédération n’a eu aucun problème pour offrir un cadeau de 60 milliards à l’UBS, elle n’a pas hésité une seconde pour sauver les profits des spéculateurs, les vrais et richissimes profiteurs de la finance, avec l’argent public. Ces calculs d’épiciers pour économiser sur le dos des chômeurs, de ceux qui sont mis à la rue, victimes de licenciements économiques, pour que les spéculateurs aidés sans contrepartie avec l’argent public s’enrichissent toujours plus est tout simplement révoltant. Or l’argent pour financer l’assurance chômage existe, il suffirait pour cela de déplafonner les salaires et de faire payer les riches sur la totalité de leur salaire et pas sur la seule tranche de 126'000, qui correspond à un salaire de représentant de la classe moyenne. La droite s’y refuse en prétendant que la cotisation pour la LACI deviendrait alors un impôt déguisé. Mais en quoi cela serait-il injuste ? Car la véritable injustice, proprement scandaleuse, n’est-elle pas dans le privilège quasi-féodal accordé aux multimillionnaires de ne payer qu’une infime part de leur immense salaire, proportionnellement bien moindre que ceux qui gagnent beaucoup moins qu’eux, ce qui au fond constitue un impôt dégressif ? Ce serait tout de même le minimum, que tout le monde cotise, si ce n’est à taux progressif, du moins au même taux ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;Enfin, si les politiciens de droite peuvent tenter de faire croire que ce qui les préoccupe est la dette de l’assurance-chômage, il est clair que les associations patronales ne sont pas du tout intéressées par le bien commun, leur seule préoccupation étant le profit de leurs membres. Si elles s’engagent tant dans la campagne pour la 4ème révision de la LACI, c’est parce que le démantèlement de cette assurance sociale sert leurs intérêts, aux détriments des intérêts des travailleurs : il permettra d’accroître la concurrence entre travailleurs, pour finalement baisser les salaires pour tous. En effet, bénéficier d’une assurance-chômage de qualité rend l’armée de réserve du capital que sont les chômeurs moins démunis et vulnérables face au patronat, moins contraints d’accepter n’importe quel emploi avec n’importe quel salaire pour survivre. Ainsi, l’assurance-chômage permet aux travailleurs de s’organiser plus facilement afin de lutter pour leurs droits et ainsi améliorer leurs conditions de vie. La droite à la solde du patronat veut justement démanteler cette précieuse assurance afin de rendre les travailleurs plus vulnérables face au capital, dans le but de baisser les salaires et détériorer les conditions de travail pour augmenter encore les profits d’une toute petite élite. L’obligation, tout à fait arbitraire, pour les jeunes de moins de trente ans d’accepter n’importe quel emploi à n’importe quel salaire vise à les mettre en concurrence avec les travailleurs plus âgés, afin de baisser les salaires pour tous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Pour toutes ces raisons, le Parti du Travail vous appelle à voter NON à la 4ème révision de la LACI !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-3644612889149855630?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/3644612889149855630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=3644612889149855630&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3644612889149855630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3644612889149855630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/08/tract-du-pdt-pour-les-votations.html' title='NON au démantèlement de l&apos;assurance-chômage!'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THccp1VlR_I/AAAAAAAAASA/rX_s-21co5c/s72-c/8158d55d17.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-7942349330851229918</id><published>2010-08-22T00:35:00.008+02:00</published><updated>2010-12-17T03:07:12.526+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='URSS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='révisionisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='anticommunisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>Les aveux du traître Gorbatchev</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#339999;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THBtM4CvkuI/AAAAAAAAARg/YgeAyY4wFpw/s1600/gorbatchev.png"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 233px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508022412243866338" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THBtM4CvkuI/AAAAAAAAARg/YgeAyY4wFpw/s400/gorbatchev.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt; Le traître, perdant le peu de dignité de secrétaire-général&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;qui lui reste, fait de la pub pour Louis Vuitton&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;Le journal &lt;em&gt;Russie soviétique, &lt;/em&gt;revue théorique du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) a &lt;/span&gt;&lt;a href="http://kprf.ru/opponents/81778.html"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9966;"&gt;dernièrement publié &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;sur demande de ses lecteurs une déclaration faite par Mikhaïl Gorbatchev en 1999, où, à l'occasion d'un discours (publié par le journal USVIT ("Aube"), n° 24, 1999, Slovakie) il avoue avec cynisme sa trahison envers le peuple d'Union soviétique et le socialisme. Voici une traduction par mes soins de cette déclaration, indispensable pour lever toutes les illusions qui subsistent encore chez certains sur la Perestroïka et le rôle de Gorbatchev et de sa clique, que l'on imagine encore parfois à tort comme une tentative de "démocratisation du socialisme". Sur cette lecture erronée des événements s'appuient tous les révisionnistes pour fonder leur théorie pseudo-historique sur le "système soviétique totalitaire, sclérosé et irréformable", pour justifier leur rejet du socialisme réel et leur reniement opportuniste du marxisme-léninisme pour la social-démocratie, comme par exemple Lucien Sève:"dans ce drame final qu'il a si inventivement tenté de conjurer, Mikhaïl Gorbatchev aura joué le rôle ingrat entre tous du médecin appelé trop tard à prendre en charge un patient déjà perdu, mais que certains membres dans la famille n'en rendront pas moins à jamais responsable du décès" (Lucien Scève, &lt;em&gt;Commencer par les fins, La nouvelle question du communisme&lt;/em&gt;, Paris, La Dispute, 1999) . Or cette récente déclaration de Gorbatchev montre la Péréstroïka pour ce qu'elle fut: loin d'être une tentative de sauvetage du socialisme en URSS, elle fut au contraire une entreprise de trahison et de destruction du socialisme et de l'Union soviétique, qui n'était de loin pas moribonde, par Gorbatchev et sa clique de traîtres. Evidemment ses excuses comme quoi ce serait Eltsine et pas lui, lui qui pourtant a ouvert la route à Eltsine, le responsable de la destruction de l'URSS, se passent de commentaires. Par contre, lorsque Gorbatchev se fait le chantre anticommunisme de l'impérialisme étatsunien contre la République Populaire de Chine, cela invite à se poser des questions et à jeter un autre regard sur ce grand pays que celui de la presse bourgeoise...Un jour, Gorbatchev remplacera Judas comme symbole de la trahison au superlatif!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;"Le but de toute ma vie fut la destruction du communisme, insupportable dictature sur les hommes. Je fus entièrement soutenu par ma femme, qui en comprit la nécessité encore avant moi. C'est exactement dans ce but que j'ai utilisé ma position dans le Parti et dans le pays. C'est exactement dans ce but que ma femme m'a toujours poussé à occuper une position de plus en plus élevée dans le pays.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cccccc;"&gt;Quand j'ai personnellement connu l'Ouest, j'ai compris que je ne pouvais reculer devant le but fixé &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(Gorbatchev avoue à mots à peine voilés qu'il a agi au service de l'impérialisme, ndt).&lt;/span&gt; Et pour l'atteindre je devais remplacer toute la direction du PCUS et de l'URSS, ainsi que la direction de tous les pays socialistes &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(le rôle de Gorbatchev dans la liquidation des démocraties populaires d'Europe de l'Est fut bien de leur destruction active, et en aucun cas de leur rendre leur souveraineté nationale comme le prétend la propagande bourgeoise, ndt).&lt;/span&gt; Mon idéal en ce temps était la voie des pays sociaux-démocrates. L'économie planifiée ne permettait pas de réaliser le potentiel que possédaient les peuples du camps socialiste. Seule un passage à l'économie de marché pouvait donner à nos pays la possibilité de se développer de manière dynamique &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(elle est belle la réalisation aujourd'hui, entre la désindustrialisation et le chômage de masse, ndt).&lt;/span&gt; J'ai réussi à trouver des complices pour la réalisation de ces objectifs. Parmi eux occupent une place spéciale &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Nikola%C3%AFevitch_Iakovlev"&gt;&lt;span style="color:#999999;"&gt;Alexandre Nikolaïevitch Iakovlev&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cccccc;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edouard_Chevardnadz%C3%A9"&gt;&lt;span style="color:#999999;"&gt;Edouard Amvrossievitch Chevardnadze&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cccccc;"&gt;&lt;span style="color:#c0c0c0;"&gt;,&lt;/span&gt; dont les mérites dans notre entreprise commune sont tout simplement inestimables.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Le monde sans le communisme aura l'air meilleur. Après l'an 2000 commencera une époque de paix et d'abondance commune &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(mais bien sûr...ndt).&lt;/span&gt; Mais dans le monde subsiste encore une force qui bloquera notre mouvement vers la paix et la création. Je veux parler de la Chine &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(ce seraient pas les USA et l'UE l'obstacle à la paix des fois...ndt). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;J'ai visité la Chine pendant les grandes manifestations étudiantes, lorsqu'il semblait que le communisme tomberait en Chine. J'avais l'intention de parler devant les manifestants sur cette énorme place, leur exprimer ma sympathie et mon soutient, et les convaincre de la nécessité de poursuivre leur combat, pour que la perestroïka commence dans leur pays &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(voilà qui sans peut-être justifier, du moins explique la répression ordonnée par Deng Xiaoping, ndt).&lt;/span&gt; La direction chinoise n'a pas soutenu le mouvement, a cruellement réprimé la manifesation...et a commi une immense erreur. Si la fin du communisme avait alors eu lieu en Chine, il serait plus facile pour le monde d'avancer sur la voie de la justice et de l'entente &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(cette leçon du docteur Gorby invite à jeter un autre oeil sur la Chine d'aujourd'hui, ndt).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;J'avais l'intention de conserver l'URSS dans ses frontières d'alors, mais sous un nouveau nom, reflétant les modification démocratiques ayant eu lieu. Je n'ai pas pu le faire: Eltsine recherchait ardemment le pouvoir sans se représenter ce que c'est qu'un Etat démocratique. C'est lui et lui seul qui détruisit l'URSS &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#33ffff;"&gt;mais oui, c'est toujours de la faute aux autres...ndt)&lt;/span&gt;, ce qui amena le chaos politique et toutes les difficultés qui suivirent, que vivent aujourd'hui toutes les ex républiques soviétiques &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(et qui en aucun cas ne sont dues à la liquidation du socialisme...ndt).&lt;/span&gt; La Russie ne peut pas être une grande puissance sans l'Ukraine, le Kazakhstan, les républiques du Caucase. Mais elles ont déjà pris leur propre chemin, et leur réunion mécanique n'aurait aucun sens, puisqu'elle déboucherait sur un chaos constitutionnel. Les Etats indépendants ne peuvent s'unir que sur la base d'une idée commune, de l'économie de marché, de la démocratie, des droits égaux pour tous les peuples &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(bla bla bla...ndt).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Lorsque Eltsine détruisit l'URSS, j'ai quitté le Kremlin, et certains journalistes ont fait la supposition que j'aurais alors pleuré. Mais je n'ai pas pleuré puisque j'en ai fini avec le communisme en Europe. Mais il faut finir avec lui aussi en Asie, puisqu'il est le principal obstacle sur la route de l'humanité vers la réalisation de la paix et de la concorde universelle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;La destruction de l'URSS n'apporte aucun profit aux USA &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(faut arrêter de se foutre de la gueule du monde des fois...ndt).&lt;/span&gt; Ils n'ont plus au monde de partenaire à leur mesure, que pourrait seulement être une URSS démocratique (et pour conserver l'acronyme "CCCP", on pourrait le comprendre comme Union de Républiques Souveraines Libres &lt;span style="color:#33ffff;"&gt;(Soyouz Svobodnykh Souverennykh Respoublik en Russe, ndt&lt;/span&gt;)). Mais je n'ai pas réussi à faire cela. Etant donnée l'absence de partenaire égal pour les Etats-Unis, naturellement nait la tentation de s'attribuer le rôle de l'unique leader mondial, qui ne prends pas en compte l'intérêt des autres (et surtout des petits Etats). Cette erreur est source de maints dangers pour les Etats-Unis eux-mêmes, comme pour le monde entier. Le chemin pour les peuples vers la liberté véritable et long et difficile, mais il sera forcément victorieux. Mais pour cela le monde entier doit se libérer du communisme"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-7942349330851229918?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/7942349330851229918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=7942349330851229918&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7942349330851229918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7942349330851229918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/08/les-aveux-du-traitre-gorbatchev.html' title='Les aveux du traître Gorbatchev'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/THBtM4CvkuI/AAAAAAAAARg/YgeAyY4wFpw/s72-c/gorbatchev.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-7453168380050406947</id><published>2010-05-14T00:56:00.005+02:00</published><updated>2010-12-17T03:13:48.202+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Albert Einstein'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='socialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><title type='text'>Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S-yFTOYov1I/AAAAAAAAARY/s81mHRUlxMA/s1600/albert_einstein_head.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 307px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470894212673748818" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S-yFTOYov1I/AAAAAAAAARY/s81mHRUlxMA/s400/albert_einstein_head.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff99;"&gt;Est-il avisé pour quelqu’un qui n’est pas un expert en économie et questions sociales, d’exprimer ses vues sur le sujet du socialisme ? En fait, je crois que oui, pour un certain nombre de raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérons d’abord la question du point de vue du savoir scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait penser qu’il n’y a pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie et l’économie : les hommes de science œuvrant dans ces deux matières essaient de découvrir des lois relativement générales pour un ensemble limité de phénomènes de façon à rendre le lien entre ces phénomènes aussi intelligible que possible. Mais en réalité de telles différences méthodologiques existent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La découverte de lois générales dans le domaine de l’économie est rendue difficile par le fait que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par plusieurs paramètres difficiles à évaluer séparément. En plus, l’expérience qui s’est accumulée depuis le début de cette période dite civilisée de l’histoire humaine a – c’est bien connu – été largement affectée et contrainte par des éléments qui, en aucun cas, ne sont seulement de nature économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, la plupart des étapes les plus importantes de l’histoire doivent leur existence à la conquête de territoires. Les peuples conquérants se sont établis en tant que classe privilégiée du pays conquis, par le biais de la loi et de l’économie. Ils se sont attribué le monopole de la propriété de la terre et ont nommé le clergé dans leurs propres rangs. Les prêtres, titulaires du contrôle de l’éducation, ont fait de la division de la société en classes une institution permanente et créé un système de valeurs qui a guidé le comportement social du peuple, sans que ce dernier en ait vraiment conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la tradition historique est encore, si l’on peut dire, celle d’hier. Nous n’avons nulle part surmonté ce que Thornstein Veblen a appelé « la phase de prédation » du développement humain. Ces faits économiques observables relèvent de cette phase et même les lois que nous pouvons en tirer ne sont pas applicables à d’autres phases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque le but réel du socialisme est précisément d’avoir raison de la phase de prédation du développement humain et d’avancer au-delà, la science économique dans son état actuel ne peut fournir qu’un léger éclairage sur la société socialiste du futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, la finalité du socialisme est d’ordre social-éthique. La science, en revanche, ne peut créer des finalités et, encore moins, les inoculer dans les êtres humains ; la science peut, tout au plus, fournir les moyens par lesquels atteindre certaines finalités. Mais ces finalités elles-mêmes sont conçues par des personnalités ayant des idéaux éthiques nobles et (si ces finalités ne sont pas mort-nées mais vigoureuses et pleines de vie) alors elles sont adoptées et développées par tous ces êtres humains qui, à moitié inconsciemment, déterminent la lente évolution de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ces raisons, nous devrions être sur nos gardes et ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il est question de problèmes humains ; et nous ne devrions pas supposer que les experts sont les seuls à avoir le droit de s’exprimer sur des questions relevant de l’organisation de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelque temps maintenant, de nombreuses voix soutiennent que la société humaine traverse une crise et que sa stabilité a dangereusement volé en éclats. La caractéristique d’une telle situation est que les individus se sentent indifférents ou même hostiles envers le groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour illustrer mon propos, laissez moi raconter une expérience personnelle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;J’ai récemment discuté, avec un homme intelligent et bien intentionné, de la menace d’une nouvelle guerre qui, à mon avis, mettrait sérieusement en péril l’existence de l’humanité ; j’ai fait la remarque que seule une organisation supranationale pourrait fournir une protection contre un tel danger. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Là-dessus, mon visiteur, très calme et paisible, m’a dit : « Pourquoi êtes-vous si profondément opposé à la disparition de la race humaine ? ».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Je suis sûr qu’il y a à peine un siècle, personne n’aurait fait une telle déclaration avec autant de légèreté. C’est la déclaration d’un homme qui s’est efforcé en vain d’atteindre un équilibre intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir d’y parvenir. C’est l’expression de l’isolement, d’une solitude douloureuse, dont tant de gens souffrent ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Quelle en est la cause ? Y a-t-il une issue ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Il est facile de soulever de telles questions, mais difficile d’y répondre avec un tant soit peu d’assurance. Je dois essayer, cependant, autant que je le peux, bien que je sois parfaitement conscient du fait que nos sentiments et nos efforts sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent être exprimés avec des formules simples et naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est tout à la fois un être solitaire et un être social. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;En tant qu’être solitaire, il tente de protéger sa propre existence et celle de ceux qui sont les plus proches de lui, afin de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses compétences innées. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;En tant qu’être social, il cherche à gagner la reconnaissance et l’affection de ses congénères, à partager leurs plaisirs, à les réconforter dans leurs chagrins et à améliorer leurs conditions de vie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Seule l’existence de ces efforts variés, fréquemment conflictuels rend compte du caractère particulier de l’homme. La conjonction spécifique de tous ces efforts détermine jusqu’à quel point un individu peut atteindre un équilibre intérieur et peut contribuer au bien-être de la société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Il est tout à fait possible que le poids relatif de ces deux tendances (être solitaire, être social) soit, en grande partie, déterminé par l’héritage. Mais, la personnalité qui finalement émerge est en grande partie façonnée par l’environnement dans lequel un homme se trouve plongé au cours de son développement, par la structure de la société dans laquelle il grandit, par les traditions de cette société et par l’appréciation qu’a celle-ci des différents types de comportement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept abstrait de « société » signifie pour l’être humain individuel la somme de ses relations directes et indirectes à ses contemporains et aussi aux générations qui l’ont précédé. L’individu est capable de penser, de sentir, de faire des efforts et de travailler par lui-même ; mais il dépend tellement de la société (pour son existence physique, intellectuelle et émotionnelle) qu’il est impossible de le penser ou de le comprendre en dehors du cadre de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la « société » qui fournit à l’homme nourriture, vêtements, logement, outils de travail, langage, formes de pensée et l’essentiel du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible grâce au travail et aux réalisations de ces millions d’humains, du présent ou du passé qui se cachent derrière le petit mot « société ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi il est évident que la dépendance de l’individu vis-à-vis de la société est un état de la nature qui ne peut être aboli, tout comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que le déroulement de la vie des fourmis et des abeilles est programmé jusque dans son plus petit détail par de rigides instincts héréditaires, le modèle social et les interelations entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mémoire, la capacité à faire de nouvelles associations, le don de la communication orale ont rendu possible chez les êtres humains des développements qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, les institutions et les organisations, dans la littérature, dans les réalisations scientifiques et techniques, dans les travaux artistiques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Cela explique comment il se trouve que, dans un certain sens, l’homme peut influencer sa vie grâce à sa conduite particulière et que, dans ce processus, la pensée consciente et la volonté peuvent jouer un rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme acquiert à la naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme figée et inaltérable, y compris les pulsions naturelles qui sont caractéristiques de l’espèce humaine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;En plus, au cours de sa vie, il acquiert une constitution culturelle que lui fournit la société grâce à la communication et à beaucoup d’autres types d’influences.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;C’est cette constitution culturelle qui, avec le temps, est susceptible de changer et qui détermine en grande partie la relation entre l’individu et la société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;L’anthropologie moderne nous a enseigné, au travers de l’étude comparative des cultures dites primitives, que le comportement social des êtres humains peut être très différent selon les modèles culturels et les types d’organisation qui prévalent dans la société. C’est sur ce constat que ceux qui concentrent leurs efforts sur l’amélioration de la condition humaine peuvent fonder leurs espoirs : les êtres humains ne sont pas condamnés, du fait de leur constitution biologique, à s’anéantir entre eux ou à se retrouver à la merci d’un destin cruel qu’ils s’infligeraient à eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude de l’homme devraient être modifiées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devrions constamment rester conscients du fait qu’il y a certains paramètres que nous sommes incapables de modifier. Comme il est dit plus haut, la nature biologique de l’homme n’est pratiquement pas sujette au changement. En outre, les développements technologiques et démographiques des tout derniers siècles ont créé des conditions qui sont là pour durer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les concentrations de populations relativement denses, avec les marchandises indispensables à leur perpétuation, une division extrême du travail et un appareil de production fortement centralisé sont absolument nécessaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Ce temps où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient être complètement auto suffisants, ce temps qui, si on regarde en arrière, paraît si idyllique, eh bien, ce temps a disparu à jamais. Il est à peine exagéré de dire que l’humanité constitue dès maintenant une communauté planétaire de production et de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai maintenant atteint le point où je peux indiquer ce qui pour moi constitue le fond de la crise de notre temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela se rapporte à la relation de l’individu à la société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;L’individu est devenu plus que jamais conscient de sa dépendance vis-à-vis de la société. Mais il ne vit pas cette dépendance comme un atout, comme un lien organique, comme une force protectrice mais plutôt comme une menace à ses droits naturels, ou même à son existence économique. En outre, sa position dans la société est telle que les pulsions égotistes de son caractère sont constamment cultivées tandis que ses pulsions sociales, qui sont par nature plus faibles, se détériorent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position dans la société, souffrent de ce processus de détérioration. Prisonniers sans le savoir de leur propre égotisme, ils se sentent dans l’insécurité, seuls et privés des joies naïves, simples et sans sophistication de la vie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;L’homme ne peut trouver un sens à la vie, si courte et périlleuse soit-elle, qu’en se dévouant à la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon sens, la source réelle du mal. Nous avons devant nous une grande communauté de producteurs dont les membres s’efforcent sans cesse de se priver les uns les autres du fruit de leur travail collectif, non pas par la force, mais tout simplement en se conformant fidèlement aux règles établies par la loi. De ce fait, il est important de se rendre compte que les moyens de production (c’est-à-dire l’intégralité de la capacité de production nécessaire pour produire à la fois les biens de consommation et les moyens de production additionnels) peuvent être légalement la propriété privée d’individus, et ils le sont dans leur grande majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire simple et bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’usage commun du terme, j’appellerai « travailleurs », dans la discussion qui suit, tous ceux qui n’ont pas leur part dans la propriété des moyens de production. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Le propriétaire des moyens de production est dans la position d’acheter la force de travail des travailleurs. C’est en utilisant ces moyens de production que le travailleur produit de nouvelles marchandises qui deviennent la propriété du capitaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élément essentiel dans ce processus est la relation entre ce que le travailleur produit et ce qu’il est payé, tous deux mesurés en terme de valeur réelle. _ Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que le travailleur reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des marchandises qu’il produit, mais par ses besoins minimum et par les besoins des capitalistes en force de travail en liaison avec le nombre de travailleurs disponibles sur le marché. Il est donc important de comprendre que, même en théorie, la paie du travailleur n’est pas déterminée par la valeur de ce qu’il produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est d’autant plus vrai que les membres des corps législatifs sont choisis par des partis politiques largement financés et influencés d’une manière ou d’une autre par des capitalistes privés qui, en pratique, éloignent les électeurs du corps législatif. En conséquence, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment, dans les faits, les intérêts des secteurs les moins privilégiés de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, dans les conditions existantes, des capitalistes privé contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est alors extrêmement difficile et même, dans la plupart des cas, tout à fait impossible pour le citoyen individuel de parvenir à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation qui prévaut dans une économie fondée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes essentiels : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;premièrement, les moyens de production (le capital) sont propriété privée et leurs propriétaires en disposent comme bon leur semble ; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;deuxièmement, le contrat de travail est libre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Bien sûr, une société capitaliste « pure », cela n’existe pas. En particulier, on doit noter que les travailleurs, au travers de leurs luttes politiques longues et âpres, ont réussi à imposer une forme quelque peu améliorée du « contrat de travail libre » pour certaines catégories de travailleurs. Mais, pris dans son ensemble, l’économie contemporaine ne se distingue pas beaucoup du capitalisme « pur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La production est réalisée pour le profit, pas pour son utilité. Il n’y a aucune assurance que ceux qui sont capables et désireux de travailler seront toujours en position de trouver du travail ; il existe presque toujours « une armée de chômeurs ». Le travailleur craint en permanence de perdre son emploi. Comme les travailleurs sans emploi ou faiblement payés ne constituent pas un marché lucratif, la production de biens de consommation s’en trouve réduite et il en résulte de grandes difficultés. Il est fréquent que le progrès technologique conduise à plus de chômage plutôt qu’à un allégement pour tous de la charge de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soif du profit, ajoutée à la concurrence que se livrent les capitalistes, est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital qui conduit à des dépressions de plus en plus graves. La compétition sans limites génère un énorme gaspillage de travail et cette paralysie de la conscience sociale des individus que j’ai mentionnée plus haut. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Je considère la paralysie des individus comme la pire malfaisance du capitalisme. Notre système éducatif tout entier souffre de ce mal. Une attitude exagérée de compétition est inculquée à l’étudiant qui, en guise de préparation à sa carrière future, est formé à vouer un culte à sa réussite dans l’âpreté au gain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis convaincu qu’il n’y a qu’une seule façon d’éliminer ces maux dangereux, à savoir par la mise en place d’une économie socialiste, accompagnée d’un système éducatif tourné vers des objectifs sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une telle économie, les moyens de production sont possédés par la société elle-même et sont utilisés selon un mode planifié. Une économie planifiée qui ajuste la production aux besoins de la communauté, distribuerait le travail à faire entre ceux qui sont capables de travailler et garantirait des moyens d’existence à chaque homme, femme et enfant. Outre la promotion de ses capacités innées propres, l’éducation de l’individu tenterait de développer en lui le sens de la responsabilité pour ses congénères plutôt que la glorification du pouvoir et de la réussite qui prévaut dans la société présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une économie planifiée en tant que telle peut être assortie d’un asservissement total de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation du socialisme requiert la résolution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment est-il possible, eu égard à la centralisation de grande envergure du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute puissante et présomptueuse ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffff99;"&gt;Comment assurer les droits des contre-pouvoirs au pouvoir de la bureaucratie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exprimer clairement les objectifs et les problèmes du socialisme est d’une très grande importance pour notre période de transition. Puisque, dans les circonstances présentes, la discussion libre et sans obstacles de ces problèmes est frappée d’un tabou puissant, je considère que la création du présent magazine est un service public important. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-7453168380050406947?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/7453168380050406947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=7453168380050406947&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7453168380050406947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7453168380050406947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/05/pourquoi-le-socialisme-par-albert.html' title='Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S-yFTOYov1I/AAAAAAAAARY/s81mHRUlxMA/s72-c/albert_einstein_head.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1850977195602696113</id><published>2010-05-03T00:26:00.005+02:00</published><updated>2010-12-17T02:53:02.846+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gauchebdo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internationalisme prolétarien'/><title type='text'>"Il faut reconstruire un mouvement de lutte étudiant plus large"</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S939fyyktVI/AAAAAAAAARQ/sFmaVUypOPA/s1600/education+is+not+for+sale!+2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 219px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466804245349315922" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S939fyyktVI/AAAAAAAAARQ/sFmaVUypOPA/s400/education+is+not+for+sale!+2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Interview parue dans le&lt;span style="color:#ff6600;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.gauchebdo.ch/"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Gauchebdo&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du 1er mai 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les revendications des étudiants?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#33ccff;"&gt;Tout d’abord il faut rappeler que le mouvement étudiant «Education is NOT for $A£€ » s’inscrit dans le cadre d’un vaste mouvement européen d’occupation d’universités lancés par les étudiants de Vienne et qui touché au total une centaine d’universités de par le monde, dont quatre en Suisse. La raison d’être de ce mouvement, ce qui en a fait l’unité par delà les frontières et les spécificités locales, c’est l’opposition aux réformes de l’enseignement impulsée par la déclaration de Bologne, dont le but est d’harmoniser l’enseignement supérieur. Ces réformes mettent les universités au service des entreprises, avec à la clé le démantèlement des filières non-rentables et la transformation des autres en véritables fabriques à brevets, sacrifiant l’indépendance de la recherche sur l’autel du profit. Le but final étant d’arriver à un système à l’américaine avec quelques « pôles d’excellence » excessivement chers au point de n’être accessibles qu’à l’élite, et des universités de deuxième et troisième zone, avec des diplômes de deuxième et troisième zone, voire des simples écoles supérieures ayant perdu leur statut d’université. Les revendications du mouvement étaient donc la garantie de la non-privatisation de l’université, l’indépendance de la recherche, la gratuité des études, la non-suppression des filières, le rétablissement d’une authentique démocratie universitaire incarnée dans des organes paritaires, un meilleur encadrement, une plus grande facilité d’accéder aux bourses et plus de logement étudiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Pourquoi le mouvement «Education is NOT for $A£€» s’est-il essoufflé?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;span style="color:#66ffff;"&gt;Un mouvement étudiant est inévitablement éphémère car les étudiants ne peuvent se permettre de poursuivre une lutte - et à fortiori une occupation - pendant trop longtemps sans mettre en danger leurs études. Ceci dit, il faut reconnaître que le mouvement « Education is NOT for $A£€ » n’a pas eu le succès escompté et malgré des débuts prometteurs s’est vite, bien plus vite que d’autres mouvements analogues dans d’autres universités, essoufflé après une très brève occupation qui fut globalement un échec. Parmi les raisons d’un tel échec le fait que l’occupation de la plus grande salle d’Unimail avec un mouvement très minoritaire était probablement un choix peut-être prématuré. Il y eu aussi la division du mouvement qui comptait une forte minorité plutôt réservée face à l’idée même d’un mouvement de lutte et qui a rapidement fait sécession. Mais la cause essentielle était sans doute le choix de faire un mouvement totalement autogéré et horizontal, sans structure et avec des objectifs purement généraux. Cette forme d’organisation a conduit dans la pratique à une absence de stratégie définie ainsi que de buts précis acceptés par tous. d’où des débats sans fins pendant l’occupation sur les raisons de celle-ci voire sur notre légitimité à occuper. D’où un enlisement progressif, qui a mené à l’essoufflement du mouvement après que le rectorat ait mis fin à l’occupation manu militari.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Allez-vous tenter de relancer un mouvement à brève échéance?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#99ffff;"&gt;A un mois avant les examens, il serait irréaliste de vouloir relancer un mouvement. Mais la lutte des étudiants va inévitablement reprendre étant donné que les réformes dans l’esprit de la déclaration de Bologne vont se poursuivre. Le mouvement étudiant européen de 2009 n’a sans doute pas à proprement parler conduit à une victoire, mais son existence même était en soi un grand succès. Pour pouvoir vaincre un jour les forces du capital, il est nécessaire de reconstruire un large front de lutte populaire, et le mouvement « Education is NOT for $A£€ » est une étape indispensable pour apprendre à travers ces échecs et reconstruire un mouvement de lutte étudiant beaucoup plus large et sur des fondations beaucoup plus solides. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1850977195602696113?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1850977195602696113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1850977195602696113&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1850977195602696113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1850977195602696113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/05/il-faut-reconstruire-un-mouvement-de.html' title='&quot;Il faut reconstruire un mouvement de lutte étudiant plus large&quot;'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S939fyyktVI/AAAAAAAAARQ/sFmaVUypOPA/s72-c/education+is+not+for+sale!+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-6428182195774328981</id><published>2010-03-28T21:26:00.002+02:00</published><updated>2010-03-28T21:30:45.021+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fidel Castro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise écologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>La réforme de l’assurance santé aux Etats-Unis</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S6-t3PuRjQI/AAAAAAAAARA/9z4-FsE9gew/s1600/fidel_castro.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 329px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5453768838393990402" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S6-t3PuRjQI/AAAAAAAAARA/9z4-FsE9gew/s400/fidel_castro.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Article de Fidel Castro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source:&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.voltairenet.org/article164701.html"&gt;http://www.voltairenet.org/article164701.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Barack Obama croit fanatiquement au système capitaliste impérialiste imposé au monde par les États-Unis. « Dieu bénisse les États-Unis », conclut-il ses discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines de ses actions ont heurté la sensibilité de l’opinion mondiale qui avait vu avec sympathie la victoire du citoyen afro-étasunien face au candidat de l’extrême-droite. Profitant de l’une des crises économiques mondiales les plus profondes enregistrées à ce jour et de la douleur causée par le fait que de jeunes Étatsuniens ont perdu la vie ou ont été blessés ou mutilés dans les guerres de conquête génocidaires de son prédécesseur, il a remporté la majorité des voix des 50 % de ses concitoyens qui daignent aller voter dans ce pays démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par un sentiment moral élémentaire, Obama aurait dû s’abstenir d’accepter le Prix Nobel de la paix juste au moment où il avait décidé de dépêcher 40 000 soldats de plus à une guerre absurde au cœur de l’Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa politique militariste, de pillage des ressources naturelles et d’échange inégal avec les pays pauvres du Tiers-monde ne se différencie en rien de celle que ses prédécesseurs, presque tous d’extrême droite, sauf rares exceptions, ont suivie au long du siècle dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le document antidémocratique imposé au Sommet de Copenhague à la communauté internationale — qui lui avait fait confiance pour sa promesse de coopérer à la lutte contre les changements climatiques — a été un des autres faits qui ont déçu bien des gens dans le monde. Les États-Unis, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, n’étaient pas disposés à faire les sacrifices nécessaires malgré les flatteries antérieures de leur président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait interminable de recenser ici les contradictions entre les idées que la nation cubaine a défendues au prix de grand sacrifices pendant un demi-siècle et la politique égoïste de son colossal voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’avons pourtant aucune aversion contre Obama, encore moins contre le peuple étasunien. Nous estimons que la réforme de santé a constitué, au terme d’une bataille importante, un succès de son administration. Il semble toutefois insolite qu’il ait fallu attendre 234 ans après la Déclaration d’Indépendance de Philadelphie, en 1776, qui s’inspirait des idées des encyclopédistes français, pour que le gouvernement de ce pays fasse approuver des soins médicaux pour l’immense majorité des citoyens, quelque chose que Cuba a implanté pour toute la population voilà un demi-siècle malgré le blocus cruel et inhumain imposé et toujours en vigueur par le pays le plus puissant qui ait jamais existé. Auparavant, c’est seulement presqu’un siècle après l’indépendance et au terme d’une guerre sanglante qu’Abraham Lincoln put arracher l’affranchissement des esclaves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux, par ailleurs, m’empêcher de penser à un monde où plus du tiers de la population manque de soins médicaux et des médicaments essentiels pour garantir la santé, une situation qui s’aggravera à mesure que, compte tenu des changements climatiques, la rareté d’eau et d’aliments empirera, dans un monde globalisé où la population augmente, les forêts disparaissent, les terres agricoles diminuent, l’air devient irrespirable, et où l’espèce humaine qui l’habite – apparue voilà moins de deux cent mille ans, soit trois milliards cinq cent millions d’années après le surgissement des premières formes de vie sur la planète – court vraiment le risque de disparaître en tant que telle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En admettant que la réforme sanitaire soit un succès pour l’administration Obama, le président des USA ne peut ignorer que les changements climatiques constituent une menace pour la santé, pis encore pour l’existence même de toutes les nations du monde, quand l’élévation de la température — au-delà des limites critiques prévues — diluera les eaux congelées des glaciers, et que les dizaines de millions de kilomètres cube emmagasinés dans les énormes couches de glace accumulées dans l’Antarctique, le Groenland et la Sibérie fondront en quelques dizaines d’années, laissant sous les eaux toutes les installations portuaires du monde et les terres où une grande partie de la population mondiale vit, se nourrit et travaille aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obama, les leaders des pays riches et leurs alliés, leurs scientifiques et leurs centres de recherche dernier cri le savent. Il est impossible qu’ils l’ignorent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends la satisfaction avec laquelle le président s’exprime et reconnaît dans son discours la contribution des membres du Congrès et de l’administration qui ont permis ce miracle de la réforme sanitaire, laquelle consolide la position de son administration face aux lobbyistes et aux mercenaires de la politique qui limitent ses facultés. Le retour à la Maison-Blanche de ceux qui ont promu les tortures, les assassinats contractuels et le génocide serait pire. Obama est quelqu’un d’intelligent, incontestablement, et d’assez bien informé pour savoir que je n’exagère pas. J’espère que les sottises qu’il exprime quelquefois au sujet de Cuba n’obscurciront pas son intelligence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le succès de cette bataille pour le droit de tous les Étatsuniens à la santé, douze millions d’immigrants, en leur immense majorité des Latino-américains, des Haïtiens et autres Caribéens réclament leur légalisation aux USA où ils font les travaux les plus durs et dont ne peut se passer la société étasunienne au sein de laquelle ils sont arrêtés, séparés de leurs famille et renvoyés dans leurs pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’immense majorité ont émigré aux USA à cause des tyrannies imposées par ceux-ci aux pays de la région et de la pauvreté brutale à laquelle ils ont été soumis par suite du pillage de leurs ressources et de l’échange inégal. Les envois de fonds familiaux constituent un pourcentage élevé du PIB de ces pays. Ils attendent maintenant un acte de justice élémentaire. Si on a imposé au peuple cubain une loi d’Ajustement qui encourage le vol de cerveaux et le prive des jeunes qu’il a formés, pourquoi emploie-t-on des mesures aussi brutales contre les immigrants illégaux des pays latino-américains et caribéens ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le séisme dévastateur qui a frappé Haïti — le pays le plus pauvre d’Amérique latine — une catastrophe naturelle sans précédent qui a entraîné la mort de plus de 200 000 personnes, et les terribles dommages économiques qu’un autre phénomène similaire a causés au Chili sont des preuves éloquentes des dangers qui menacent ce qu’on appelle la civilisation et de la nécessité d’adopter des mesures draconiennes qui offrent à l’espèce humaine l’espoir de survivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Guerre froide n’a apporté aucun bénéfice à la population mondiale. Malgré leur immense pouvoir économique, technologique et scientifique, les USA ne pourraient pas survivre à la tragédie qui plane sur la planète. Le président Obama doit chercher sur son ordinateur les données pertinentes et converser avec ses scientifiques les plus éminents, et il verra combien son pays est loin d’être le modèle qu’il préconise pour l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu’Afro-Étasunien, il y a souffert l’affront de la discrimination, selon ce qu’il raconte dans son livre Les Rêves de Mon Père : L’histoire d’un héritage en noir et blanc ; il y a connu la pauvreté où vivent des dizaines de millions d’Étasuniens ; il y a été éduqué, mais il y a aussi joui, après avoir réussi comme profession libérale, des privilèges de la classe moyenne riche et il a fini par idéaliser le système social du pays où la crise économique, les vies inutilement sacrifiées d’Étasuniens et son incontestable talent politique lui ont donné la victoire électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Obama est pour la droite la plus obtuse un extrémiste contre lequel elle menace de continuer de batailler au Sénat afin de neutraliser les effets de la réforme sanitaire et de la saboter ouvertement dans plusieurs États en déclarant inconstitutionnelle la loi adoptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les problèmes de notre époque sont encore plus graves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et d’autres organismes internationaux de crédit, sous le contrôle rigoureux des USA, permettent aux gouvernements de ce pays de renflouer les grandes banques étasuniennes — créatrices de paradis fiscaux et responsables du chaos financier sur la planète — à chacune des crises fréquentes et croissantes du système.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;La Réserve fédérale des États-Unis émet à sa guise les devises convertibles qui paient les guerres de conquête, les profits du complexe militaro-industriel, les bases militaires disséminées à travers le monde et les gros investissements par lesquels les transnationales contrôlent l’économie dans de nombreux pays du monde. Nixon suspendit unilatéralement la conversion du dollar en or, tandis que les caves des banques de New York abritent 7 000 tonnes d’or, soit un peu plus de 25 % des réserves mondiales, contre plus de 80 % à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. On argumente que la dette publique des États-Unis dépasse les 10 billions de dollars, soit plus de 70 %de leur PIB, tel un fardeau transmis de génération en génération. En fait, c’est l’économie mondiale qui paie cette dette grâce aux énormes dépenses en biens et services qu’elle fait pour acheter les dollars par lesquels les grosses transnationales de ce pays se sont emparées d’une part considérable des richesses du monde et soutiennent la société de consommation dans cette nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’importe qui comprend que ce système est insoutenable et pourquoi les secteurs les plus riches des États-Unis et leurs alliés dans le monde le défendent, alors qu’il ne repose que sur l’ignorance, les mensonges et les réflexes conditionnés semés dans l’opinion publique à travers le monopole des médias, dont les principaux réseaux Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’échafaudage s’effondre devant l’avancée accélérée des changements climatiques et leurs conséquences funestes qui placent l’humanité devant un dilemme exceptionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les guerres entre puissances ne semblent plus être la solution aux grandes contradictions, comme elles le furent jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, mais elles ont influé à leur tour de telle manière sur les facteurs qui assurent la survie de l’humanité qu’elles risquent de mettre fin prématurément à l’existence de l’espèce intelligente qui habite notre planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà quelques jours, je me suis dit convaincu que, compte tenu des connaissances scientifiques actuelles, l’être humain devra régler ses problèmes sur cette planète-ci, la Terre, car il ne pourra jamais parcourir la distance qui sépare le Soleil de l’étoile la plus proche, située à plus de quatre années-lumière, une vitesse qui, comme le savent nos collégiens, équivaut à 300 000 kilomètres par seconde, à supposer qu’il existe autour de ce Soleil une planète semblable à notre belle Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les États-Unis investissent des sommes fabuleuses pour vérifier s’il y a de l’eau sur la planète Mars et s’il y a existé ou s’il y existe une forme de vie élémentaire. Personne ne sait pourquoi, sinon par simple curiosité scientifique. Entretemps, des millions d’espèces disparaissent à un rythme croissant sur notre planète à nous et ses fabuleuses quantités d’eau sont constamment empoisonnées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouvelles lois de la science — à partir des formules d’Einstein sur l’énergie et la matière et la théorie du « Big Bang » comme origine de millions de constellations et d’étoiles infinies, et d’autres hypothèses — ont provoqué de profonds changements dans de concepts fondamentaux comme l’espace et le temps qui attirent l’attention et engendrent les analyses des théologiens. L’un d’eux, notre ami brésilien Frei Betto, aborde la question dans son livre La obra del artista : Une vision holística del Universo, qui a été présenté à la dernière Foire internationale du livre de La Havane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avancées de la science ces cent dernières années ont eu des retombées sur les approches traditionnelles qui ont prévalu des milliers d’années durant dans les sciences sociales, voire en philosophie et en théologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus honnêtes penseurs portent beaucoup d’intérêt aux nouvelles connaissances, mais nous ne savons absolument rien de ce que pense le président Obama sur la compatibilité entre les sociétés de consommation et la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il vaut la peine de réfléchir de temps à autre à ces questions. L’être humain ne cessera pas pour autant de rêver et de prendre les choses avec la sérénité requise et des nerfs d’acier. C’est du moins le devoir de ceux qui ont choisi le métier de politiciens et de ceux qui se font le noble et incontournable propos d’instaurer une société humaine solidaire et juste. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-6428182195774328981?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/6428182195774328981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=6428182195774328981&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6428182195774328981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6428182195774328981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/03/la-reforme-de-lassurance-sante-aux.html' title='La réforme de l’assurance santé aux Etats-Unis'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S6-t3PuRjQI/AAAAAAAAARA/9z4-FsE9gew/s72-c/fidel_castro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-3228590039683992439</id><published>2010-02-28T02:34:00.002+01:00</published><updated>2010-02-28T02:37:58.989+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fidel Castro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><title type='text'>Expression de pleine démocratie participative : le système électoral cubain</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4nImgLIMGI/AAAAAAAAAQ4/vmBLM0_HnFU/s1600-h/Cuba.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 368px; DISPLAY: block; HEIGHT: 265px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443102188451147874" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4nImgLIMGI/AAAAAAAAAQ4/vmBLM0_HnFU/s400/Cuba.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Par Angel Rodriguez Alvarez&lt;br /&gt;Traduction : Danielle Bleitrach&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;Le système électoral cubain est parmi les thèmes les plus controversés par les médias occidentaux, qui diffusent de nombreuses interprétations erronées, et qui vont jusqu’en arriver à nier l’existence d’élections dans l’île.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, ils recourent aux vieux clichés: la nécessité de l’existence de différents partis politiques, sans lesquels la désignation des dirigeants et organes de gouvernements -selon leurs à priori- ne sont pas légitimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui s’éloigne de ces critères selon ces médias est frappé de non validité. Et pourtant, c’est avec de tels critères que l’on a pu tromper les crédules et escamoter la volonté populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vertus du système cubain tiennent, précisément, à ces aspects les plus critiqués par les détracteurs de la Révolution, et ce sont eux qui permettent de le définir comme l’expression d’une démocratie participative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La citoyenneté populaire active, au-delà de la volonté et des intérêts d’un quelconque parti, est à l’oeuvre à toutes les étapes des élections cubaines: depuis la validation des listes électorales jusqu’à l’entrée en fonction des élus et le contrôle de leur mandat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui vient d’être dit se réalise à partir de la mise en oeuvre de cinq caractéristiques des élections municipales: une inscription universelle de tous les citoyens; une nomination des candidats par leurs propres électeurs, une inexistence de campagne publicitaire en faveur de chaque candidat proposé; une propreté totale et une transparence des élections sous le regard de la population, et la faculté pour les citoyens de révoquer le mandat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, les commissions électorales municipales et des circonscriptions travaillent à l’organisation des élections prévues pour choisir les délégués aux assemblées municipales, dont le premier tour aura lieu le 25 avril prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces jours-ci, elles sont occupées à l’établissement et la publication des listes électorales, correspondant à tous les citadins âgés de plus de 16 années, et dans l’organisation et la tenue des assemblées de voisins pour nommer les candidats à partir du 24 février suivant. En cette année 2010, 320 mille nouveaux électeurs se présenteront aux urnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La base du système institutionnel ce sont les délégués de circonscription, qui sont regroupés dans les Conseils Populaires – instance qu’un certain nombre de délégués occupent pour le travail sur le terrain – et ils intègrent les assemblées municipales comme organes de gouvernement des territoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les candidats – deux au minimum et jusqu’à huit – sont proposés et nommés directement par les voisins des diverses zones, chaque circonscription étant divisée en aires de voisinage. L’élection, a lieu tous les deux années et demi, elle a lieu au suffrage direct et secret, à partir de plus de 50% des suffrages exprimés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire de la pratique universelle, à Cuba la propagande électorale n’est pas permise. Dans ce cas les affiches, les panneaux publicitaires, les émissions de radio et de télévision, les meetings en faveur des postulants n’existent pas, il existe seulement la publication dans les lieux publics de leurs biographies et de leurs photos, tous les candidats jouissant des mêmes conditions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour prévu, celui de l’élection, les membres des collèges, ainsi que les voisins de la zone géographique, invitent le public à vérifier que les urnes sont vides avant de les sceller et avant de les mettre sous garde d’élèves de l’enseignement primaire, des membres de l’Organisation Nationale de Pionniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que le vote est terminé, on commence immédiatement le dépouillement public. A ce dépouillement assistent librement les électeurs mais aussi on entreprend immédiatement le scrutin de forme publique. À cet acte, assistent les journalistes nationaux et étrangers et les visiteurs d’autres pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les délégués – y compris le président de l’Assemblée Municipale – rendent compte de leur travail devant les électeurs chaque six mois, électeurs qui peuvent révoquer leur mandat s’ils considèrent que les délégués ne s’acquittent pas de leurs obligations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation citoyenne, sans distinction de sexe, de croyances religieuses, de races, de profession ou de travail, existe à toutes les étapes du processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système électoral cubain, qui se déroule suivant les mêmes principes jusqu’à l’élection du Parlement et du Conseil d’Etat, a été établi dans la Constitution de 1976, discuté massivement et approuvée par référendum par plus de 95 pour cent de l’électorat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;URL version espagnole :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.rebelion.org/noticia.php?id=100672&amp;amp;titular=expresión-de-plena-democracia-participativa"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;http://www.rebelion.org/noticia.php?id=100672&amp;amp;titular=expresión-de-plena-democracia-participativa&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-3228590039683992439?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/3228590039683992439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=3228590039683992439&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3228590039683992439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3228590039683992439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/02/expression-de-pleine-democratie.html' title='Expression de pleine démocratie participative : le système électoral cubain'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4nImgLIMGI/AAAAAAAAAQ4/vmBLM0_HnFU/s72-c/Cuba.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-4866020950453249143</id><published>2010-02-27T01:41:00.002+01:00</published><updated>2010-02-27T01:47:58.511+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='anticommunisme'/><title type='text'>Orlando Zapata: un mort útile?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4hrp-aRX8I/AAAAAAAAAQw/dB3g6fGkS94/s1600-h/t4e1di9p.gif"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442718518549241794" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4hrp-aRX8I/AAAAAAAAAQw/dB3g6fGkS94/s400/t4e1di9p.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Texte reçu par newsletter de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cuba-si.ch/index.php?lang=fr&amp;amp;site=0"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;l'Association Suisse-Cuba &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;Le manque absolu de martyres dont souffre la contre-révolution cubaine est proportionnel à son manque de scrupules. Il est difficile de mourir à Cuba, non pas parce que l’espérance de vie y est celle du Premier Monde – personne n’y meurt de faim malgré le manque de moyens, ni de maladies curables -, mais parce que la loi et l’honneur s’y imposent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Dames en Blanc et Yoani peuvent être détenues et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées: recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays ennemi) aux Etats-Unis, par exemple, peut entraîner la perte de tous les droits citoyens dans ce pays -, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît, ni est assassiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, on offre sa vie pour un idéal qui priorise le bonheur des autres, et non pas pour un qui favorise le sien. Donc, la mort lamentable de Orlando Zapata, un prisonnier de droit commun – avec un long parcours de délinquant, en rien lié à la politique -, réjouit intimement ses soutiens « hypocrites » compatissants. Transformé en “activiste politique” après de nombreux aller et venir en prison, Zapata est devenu le parfait candidat pour l’auto exécution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les groupuscules c’était un homme « dont on pouvait se passer », et facile de convaincre pour qu’il poursuive une grève de la faim absurde, et fasse des demandes impossibles (cuisine et téléphone personnel dans sa cellule) qu’aucun des chefs de file réels avait eu le courage de maintenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque grève antérieure des instigateurs avait été annoncée comme aboutissant à une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en étant en bon état de santé. Harcelé et poussé à continuer jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains avec l’espoir qu’il meurt malgré les efforts soutenus des médecins -, le cadavre de Zapata est maintenant exposé avec cynisme comme étant un trophée collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En maraudant autour du moribond, les médias – les mercenaires locaux et la droite internationale – étaient comme des vautours. Son décès est un festin. Le spectacle dégoute. Parce que ceux qui écrivent ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain – dans un pays sans mort extrajudiciaire –;ils la brandissent presque avec joie, et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui de Pánfilo: les deux furent manipulés et d’une certaine manière poussés à l’autodestruction de façon préméditée afin de satisfaire des besoins politiques d’autrui : l’un, poussé à maintenir une grève de la faim de 85 jours (il en avait déjà fait d’autres qui malmenèrent sa santé) ; l’autre, au milieu d’un processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face aux caméras ce qu’elles voulaient entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui maintenant s’approprient de sa “cause”. Ils ont raison de dire que ce fut un assassinat, mais les médias cachent le vrai assassin: les groupuscules cubains et leurs mentors internationaux. Zapata fut assassiné par la contre-révolution.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;Source version espagnole:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;a href="http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/zapata-un-muerto-util"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/zapata-un-muerto-util&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduction : R. Muller&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-4866020950453249143?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/4866020950453249143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=4866020950453249143&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4866020950453249143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/4866020950453249143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/02/orlando-zapata-un-mort-utile.html' title='Orlando Zapata: un mort útile?'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4hrp-aRX8I/AAAAAAAAAQw/dB3g6fGkS94/s72-c/t4e1di9p.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1247450396600580706</id><published>2010-02-25T18:46:00.005+01:00</published><updated>2010-02-25T19:11:25.130+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Staline'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>Aimé Césaire sur la mort de Staline</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4a9NH3JUCI/AAAAAAAAAQo/8uHVf2EHXrc/s1600-h/aim%C3%A9+c%C3%A9saire.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 180px; DISPLAY: block; HEIGHT: 252px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442245232870117410" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4a9NH3JUCI/AAAAAAAAAQo/8uHVf2EHXrc/s400/aim%C3%A9+c%C3%A9saire.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4a8XszPY5I/AAAAAAAAAQg/jFpxIDSGokw/s1600-h/cccp_ussr_102.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; FLOAT: left; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442244315072914322" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4a8XszPY5I/AAAAAAAAAQg/jFpxIDSGokw/s400/cccp_ussr_102.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;«J'ai passé sept jours à Moscou. Je suis arrivé dans la capitale soviétique pendant les journées de deuil, le lendemain de l'enterrement du généralissime Iossip Vissarionovitch Staline. Mais sa présence dans les pensées et les cœurs des gens était toujours perceptible. Des foules immenses emplissaient la place Rouge ; les innombrables gerbes apportées pour les obsèques du leader formaient une gigantesque colline de fleurs au pied du mur du Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La douleur des milliers et milliers de citoyens soviétiques témoigne de manière éloquente qu'il est dur pour eux de vivre la perte de leur meilleur ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Staline est mort, mais tout autour parle de lui. La mémoire de Staline, ce n'est pas seulement la tristesse du peuple, c'est aussi une inébranlable détermination qui marque tous les visages, la détermination de protéger l'œuvre grandiose de Staline de toutes les atteintes ; c'est également l'unité indestructible du peuple soviétique qui s'est encore raffermie durant ces jours de malheur ; c'est sa volonté qui désormais va être concentrée sur la mobilisation de toutes ses forces pour achever l'ouvrage gigantesque d'un des plus grands bâtisseurs de l'Histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tout, à Moscou, parle de la grandeur du leader défunt. Donc, qu'ai-je vu au cours de ces quelques jours ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«J'ai vu un grand peuple blessé au cœur même, mais empreint de la détermination à ne pas plier sous le coup atroce du destin. C'est un grand peuple amoureux de l'art, de la science, de la culture, un grand peuple occupé par le travail, par la gigantesque édification de la paix. C'est un grand peuple fier d'être actuellement le conservateur des plus grands trésors de la civilisation : liberté, égalité, pain et lumière pour tous. Un peuple qui sait que, sous toutes les circonstances, l'avenir lui appartient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Je suis le fils d'un des plus petits peuples du monde, celui du peuple de la petite île de Martinique, une possession française qui se trouve non loin des côtes de l'Amérique centrale et que contemplent avec convoitise les magnats des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Je suis le fils du peuple persécuté avec acharnement par les “chevaliers” du Ku Klux Klan. Je suis originaire d'un petit pays qui souffre sous le joug du régime colonial. Mais j'ai visité l'Union soviétique, et je sais que la cause de la paix et de la libération nationale, la cause pour laquelle se bat le peuple de ma patrie et les peuples opprimés dans toutes les parties du monde, triomphera, car elle est indissolublement liée aux grandes idées de Lénine et de Staline ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Césaire, écrivain noir de l'île de la Martinique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Litératournaïa Gazéta (Journal littéraire), n° 34, 19 mars 1953, p. 4.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1247450396600580706?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1247450396600580706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1247450396600580706&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1247450396600580706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1247450396600580706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2010/02/aime-cesaire-sur-la-mort-de-staline.html' title='Aimé Césaire sur la mort de Staline'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/S4a9NH3JUCI/AAAAAAAAAQo/8uHVf2EHXrc/s72-c/aim%C3%A9+c%C3%A9saire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-6133696609359449136</id><published>2009-12-28T17:51:00.003+01:00</published><updated>2009-12-28T18:03:14.340+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fidel Castro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise écologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Réflexions de Fidel : LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzjktOKOx6I/AAAAAAAAAP4/jxAYJIaqGtA/s1600-h/fidel_2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 346px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5420333617086646178" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzjktOKOx6I/AAAAAAAAAP4/jxAYJIaqGtA/s400/fidel_2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Texte reçu par newsletter de &lt;a href="http://www.cuba-si.ch/index.php?lang=fr&amp;amp;site=0"&gt;l'Association Suisse-Cuba&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Les changements climatiques causent d’ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les centres de recherche les plus avancés assurent qu’il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l’Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d’il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu’il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les glaces de la mer Arctique, l’énorme couche de deux kilomètres d’épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d’eau douce de cette région, le volume colossal qui couvre l’Antarctique, la couche qui reste encore sur le Kilimandjaro, les neiges qui couvrent l’Himalaya et l’énorme masse gelée de la Sibérie fondent à vue d’œil. Des scientifiques prestigieux redoutent des sauts quantitatifs dans les phénomènes naturels qui provoquent les changements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’humanité avait placé de grands espoirs dans le Sommet de Copenhague, qui devait prolonger le Protocole de Kyoto souscrit en 1996 mais entré en vigueur seulement en 2005. L’échec éclatant de ce Sommet a engendré des épisodes honteux qu’il faut dûment éclaircir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les États-Unis, qui comptent moins de 5 p. 100 de la population mondiale, émettent le quart du dioxyde de carbone. Leur nouveau président avait promis de coopérer aux efforts internationaux pour faire face à un problème qui touche son pays autant que le reste du monde. Les réunions préalables au Sommet ont mis en lumière que les dirigeants de cette nation et ceux des pays les plus riches manœuvraient pour faire retomber le poids des sacrifices sur les pays émergents et les pays pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de dirigeants et des milliers de représentants des mouvements sociaux et des institutions scientifiques, décidés à se battre pour préserver l’humanité du pire risque qu’elle a encouru dans son Histoire, se sont rendus à Copenhague à l’invitation des organisateurs du Sommet. Je m’abstiens d’entrer dans le détail de la brutalité dont ont fait preuve les forces de l’ordre danoises contre les milliers de manifestants et d’invités des mouvements sociaux et scientifiques pour me concentrer sur les aspects politiques du Sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un véritable chaos a régné à Copenhague et des choses incroyables s’y sont passées. Les mouvements sociaux et les institutions scientifiques n’ont pas eu le droit d’assister aux débats. Des chefs d’État ou de gouvernement n’ont même pas eu la possibilité de donner leur opinion sur des problèmes vitaux. Obama et les dirigeants des pays les plus riches ont séquestré la conférence avec la complicité du gouvernement danois, et les institutions des Nations Unies ont été mises sur la touche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama, qui est arrivé le dernier jour du Sommet et n’y est resté que douze heures, s’est réuni avec deux groupes d’invités triés sur le volet par lui-même et ses collaborateurs. Et c’est accompagné de l’un de ces groupes qu’il a eu une réunion dans la salle plénière avec le reste des délégations de plus haut niveau. Aussitôt après avoir pris la parole, il s’est retiré par une porte dérobée. À cette réunion plénière, hormis le petit groupe choisi par lui, les autres représentants des États n’ont pas eu le droit de prendre la parole. Si les présidents bolivien et vénézuélien ont pu le faire, c’est seulement parce qu’ils l’ont réclamé avec énergie, soutenus par les autres, et que le président du Sommet n’a pas eu d’autre solution que de la leur céder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une salle contiguë, Obama a réuni les dirigeants des pays les plus riches, de plusieurs nations émergentes les plus importantes et de deux pays très pauvres. Il y a présenté un document négocié avec deux ou trois des principaux pays, il a ignoré l’Assemblée générale des Nations Unies, il a donné des conférences de presse et il est reparti, tel Jules César qui s’exclama au terme d’une ses campagnes victorieuses en Asie mineure : Vini, vidi, vici !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Premier ministre en personne du Royaume-Uni, Gordon Brown, avait affirmé le 19 octobre :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#999900;"&gt;&lt;span style="color:#999900;"&gt;« Si nous n’aboutissons pas à un accord dans les prochains mois, il ne fait pas le moindre doute qu’une fois que l’élévation débridée des émissions aura provoqué des dommages, aucun accord mondial rétrospectif à quelque moment du futur ne pourra en éliminer les effets. À cette date, il sera alors irrémédiablement trop tard. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Et il avait conclu son discours sur cette péroraison dramatique :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#999900;"&gt;« Nous ne pouvons nous donner le luxe de l’échec. Si nous échouons maintenant, le prix à payer sera très lourd. Si nous agissons maintenant, si nous agissons de concert, si nous agissons en faisant preuve de hauteur de vue et de détermination, nous pouvons encore remporter la victoire à Copenhague. Mais, si nous échouons, la planète Terre sera en danger, et il n’existe pas de plan de rechange. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Il affirme pourtant à présent avec arrogance que l’Organisation des Nations Unies a été prise en otage par un petit groupe de pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et Tuvalu, et il accuse la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres nations émergentes d’avoir cédé aux séductions des États-Unis pour souscrire un accord qui expédie aux oubliettes le Protocole de Kyoto et ne contient aucun engagement contraignant pour les États-Unis et leurs riches alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me vois obligé de rappeler que l’Organisation des Nations Unies a vu le jour voilà à peine soixante ans, après la Deuxième Guerre mondiale, alors que les pays indépendants ne dépassaient pas la cinquantaine. Elle compte aujourd’hui plus de cent quatre-vingt-dix États indépendants, après que la lutte décidée des peuples a eu liquidé l’odieux système colonial. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;La République populaire de Chine s’est même vu refuser pendant des années le droit d’entrée à l’ONU, un gouvernement fantoche y usurpant sa représentation à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. C’est grâce au soutien tenace d’un nombre croissant de pays du Tiers-monde que la Chine bénéficia peu à peu de la reconnaissance de la communauté internationale, ce qui fut un facteur très important pour que les USA et leurs alliés de l’OTAN reconnaissent ses droits à l’ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’Union soviétique qui contribua le plus par sa lutte héroïque à la défaite du fascisme, au prix de plus de vingt-cinq millions de morts et d’énormes destructions dans tout le pays. C’est au terme de cette lutte qu’elle émergea comme une superpuissance capable de contrebalancer en partie la domination absolue qu’exerçait le système impérial des USA et des anciennes nations coloniales, et sa mise à sac impitoyable des peuples du Tiers-monde. La désintégration de l’URSS a permis aux USA d’étendre leur pouvoir politique et militaire en direction de l’Est, vers le cœur de la Russie, et de renforcer leur influence sur le reste de l’Europe. Ce qui s’est passé à Copenhague n’a donc rien d’étonnant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Je tiens à souligner les déclarations injustes et outrageantes du Premier ministre britannique et la tentative des États-Unis d’imposer comme accord du Sommet un document dont les pays participants n’ont discuté à aucun moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, a affirmé dans la conférence de presse qu’il a donnée le 21 décembre des vérités absolument indéniables. J’en cite quelques paragraphes:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« À Copenhague, je tiens à le souligner, la Conférence des Parties n’a adopté aucun accord, aucune décision concernant des engagements, qu’ils soient contraignants ou pas, ni absolument aucune décision relevant du droit international : à Copenhague, il n’y a pas eu d’accord, tout simplement !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Le Sommet a été un échec, et l’on veut pourtant berner l’opinion publique mondiale. […] la carence de volonté politique a sauté aux yeux…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« …il a constitué un recul dans l’action de la communauté internationale pour prévenir ou alléger les retombées des changements climatiques…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« …la température mondiale pourrait s’élever de 5º en moyenne… »&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;&lt;br /&gt;Puis notre ministre a apporté d’autres données intéressantes sur les conséquences possibles de cet échec, selon les dernières recherches scientifiques :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« …de la date du Protocole de Kyoto à ce jour, les pays développés ont élevé leurs émissions de 12,8 p. 100… 55 p. 100 de ce volume correspondant aux USA &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Un Étasunien consomme en moyenne 25 barils de pétrole par an, un Européen 11, un Chinois moins de 2, un Latino-Américain ou un Caribéen, moins de 1.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Trente pays, dont ceux de l’Union européenne, consomment 80 p. 100 des combustibles produits. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Le fait est que les pays développés signataires du Protocole de Kyoto ont élevé radicalement leurs émissions. Ils veulent toutefois substituer maintenant à la base adoptée pour calculer ces émissions, autrement dit 1990, une nouvelle base, 2005, de sorte que les engagements envisagés par les USA, les plus gros pollueurs, ne représenteraient qu’une réduction de 3 p. 100 par rapport à vingt-cinq ans avant ! C’est là se moquer d’une manière éhontée de l’opinion mondiale…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre cubain, parlant au nom des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), et défendant la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres États importants à économie émergeante, a ratifié le concept dégagé à Kyoto de&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« responsabilités partagées, mais différenciées, ce qui veut dire que les pays à accumulation historique et les pays développés, responsables de cette catastrophe, ont des responsabilités différentes de celles des petits États insulaires ou des pays du Sud, surtout des pays les moins avancés… »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Responsabilités veut dire financement ; responsabilités veut dire transfert de technologies dans des conditions acceptables. Mais Obama joue sur les mots, et au lieu de parler de "responsabilités" partagées mais différenciées, il parle de "réponses" partagées, mais différenciées…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« …il abandonne la salle plénière sans même daigner écouter qui que ce soit, de même qu’il n’avait écouté personne avant son intervention. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Obama avait affirmé lors d’une conférence de presse ayant précédé son départ de la capitale danoise :&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#339999;"&gt; « Nous avons généré ici à Copenhague un accord substantiel sans précédent : pour la première fois dans l’Histoire, les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Dans son exposé clair et irréfutable, notre ministre s’est exclamé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc33cc;"&gt;« Que signifie : "…les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités" ? Ça veut dire qu’il fait retomber une part importante du fardeau que représente le financement des mesures d’atténuation et d’adaptation que doivent adopter les pays, surtout ceux du Sud, face aux changements climatiques, sur la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Car, il faut bien le dire, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et tous les pays appelés par euphémisme en développement ont été victimes d’un braquage, d’un hold-up !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Voilà dans quels termes frappants et irréfutables notre ministre a raconté ce qu’il s’est passé à Copenhague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois ajouter que le 19 décembre, à dix heures du matin, alors que notre vice-président Esteban Lazo et notre ministre des Relations extérieures étaient déjà repartis, on a assisté à une tentative tardive de ressusciter le document mort-né de Copenhague en tant que document du Sommet. Il ne restait plus alors pratiquement aucun chef d’État et seuls quelques ministres. De nouveau, la dénonciation des membres restants des délégations de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua et d’autres pays a fait capoter la manœuvre. Voilà comme s’est conclu le Sommet : sans gloire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne saurait non plus oublier qu’aux heures les plus critiques de cette journée-là, tard dans la nuit, le ministre cubain des Relations extérieures, et les délégations qui livraient cette digne bataille, ont offert leur coopération au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans la lutte toujours plus dure qui se déroulait et dans les efforts à consentir à l’avenir pour préserver notre espèce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’organisation écologique World Wide Fund (WWF) a averti que les changements climatiques échapperaient à tout contrôle dans les cinq à dix prochaines années si les émissions n’étaient pas réduites radicalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Obama lui-même m’épargne la peine de démontrer ce que j’ai dit sur ses agissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a déclaré le 23 décembre, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les gens avaient raison d’être déçus des résultats du Sommet sur les changements climatiques :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#339999;"&gt;« …au lieu d’un échec total, d’une inaction totale, ce qui aurait été un énorme recul, nous avons pu du moins nous maintenir en gros là où nous étions… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#6666cc;"&gt;Selon l’agence de presse, Obama est le plus critiqué par les pays qui sentent presque à l’unanimité que le Sommet s’est achevé sur un désastre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ONU est maintenant dans une impasse. Demander à de nombreux autres États d’adhérer à un accord arrogant et antidémocratique serait humiliant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poursuivre la bataille et exiger à toutes les conférences, surtout celles de Bonn et de Mexico, le droit de l’humanité à l’existence, en nous fondant sur la morale et la force que nous donne la vérité, telle est à mon avis la seule voie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Fidel Castro Ruz,&lt;br /&gt;Le 26 décembre 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-6133696609359449136?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/6133696609359449136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=6133696609359449136&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6133696609359449136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6133696609359449136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/12/reflexions-de-fidel-le-droit-de.html' title='Réflexions de Fidel : LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzjktOKOx6I/AAAAAAAAAP4/jxAYJIaqGtA/s72-c/fidel_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-93900861061897962</id><published>2009-12-27T18:03:00.002+01:00</published><updated>2009-12-27T18:08:56.238+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique bourgeoise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><title type='text'>Face à la contre-réforme de Bologne, la lutte des étudiants</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzeUldR4k7I/AAAAAAAAAPw/IYp1TUzjN3Q/s1600-h/education+is+not+for+sale!.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 470px; DISPLAY: block; HEIGHT: 258px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419964047799391154" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzeUldR4k7I/AAAAAAAAAPw/IYp1TUzjN3Q/s400/education+is+not+for+sale!.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#00cccc;"&gt;Il y a de cela 20 ans, le 19 juin 1999, 30 ministres européens de l’éducation, dont un conseiller fédéral suisse, signaient la Déclaration de Bologne, préparée par la Commission européenne et ayant pour but officiel « l’harmonisation de l’enseignement supérieur en Europe » afin de « permettre la mobilité des étudiants ». Rien de bien dangereux à première vue. Sauf qu’aujourd’hui que les réformes visant à appliquer concrètement la dite déclaration commencent à devenir réalité un peu partout, un mouvement étudiant d’ampleur européenne d’occupation d’universités, parti de Vienne, touche une centaine d’universités dont les étudiants sont unis par une lutte commune : la lutte contre les réformes de Bologne. C’est une première historique depuis 40 ans, la salle MR080 (le plus grand amphithéâtre de l’Université de Genève) est occupé le jeudi 26 octobre par le mouvement étudiant «Education is not for $A£€ ! », avatar genevois du grand mouvement européen, avant d’être évacué manu-militari avec prise de photos des étudiants concernés (sans doute pour fichage) sur ordre du rectorat de façon scandaleusement anti-démocratique. Malgré cette répression policière le mouvement étudiant n’a pas cessé sa lutte après l’évacuation et a continué ses réunions et ses activités visant à la prise de conscience des étudiants. Un effort est même fait en vue de diversifier les activités du mouvement. La prochaine Assemblée générale est fixée au 23 février. Les universités de Lausanne, de Zürich, de Bâle et de Berne ont également connu des occupations. A Genève et ailleurs en Suisse les étudiants membres du Parti Suisse du Travail ont joué un rôle actif dans ce mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#00cccc;"&gt;Le Parti du Travail avait fait un communiqué de presse pour dénoncer la répression policière et apporter un soutient inconditionnel aux revendications du mouvement étudiant, qui sont, pour ne citer que les principales : la gratuité totale des études, l’augmentation des bourses et plus de facilité à accéder à celles-ci (actuellement elles sont réservées aux étudiants ni trop riches NI trop pauvres, soit aux seules classes moyennes), le rétablissement de la démocratie universitaire en lieu et place de la toute-puissance du rectorat mise en place par le Grand Conseil, la non-privatisation de l’université, plus de logement étudiant, un meilleur encadrement, l’indépendance de la recherche et la non-fermeture de filières. Dans un discours en langue de bois qu’il fit pour essayer de convaincre les étudiants de cesser l’occupation, le recteur Jean-Dominique Vassali a prétendu qu’il partage l’essentiel des revendications, sauf qu’il ne peut soi-disant disant rien faire pour les satisfaire mais qu’il s’engage quand même à faire tout son possible pour qu’elles soient satisfaites…mais que de toute façon les revendications de l’indépendance de la recherche et de la non-privatisation de l’Université n’ont pas lieu d’être car elles seraient déjà réalisées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#00cccc;"&gt;Sauf qu’il utilise contre les étudiants des méthodes qui ressemblent à celles que le pouvoir bourgeois a utilisé contre les militants du Parti du Travail au temps de la Guerre Froide ; preuve que son beau discours ne correspond en rien à la réalité et qu’en fait, loin de partager les revendications du mouvement étudiant, le pouvoir d’Etat bourgeois qu’il représente ne peut tolérer non seulement les exigences mais même l’existence d’un tel mouvement de lutte. Car il existe une chose qui réduit à néant les belles promesses de M. le recteur, et ce quelque chose est la déclaration de Bologne. En effet l’harmonisation de l’enseignement supérieur au niveau européen a pour but non pas l’harmonisation pour l’harmonisation, mais de rendre comparable l’enseignement dispensé par les différentes universités avec des critères quantitatifs afin de les mettre en concurrence. La mobilité facilitée des étudiants vise à rendre cette concurrence réelle. Et la concurrence est prévue en vue de la privatisation des universités. En effet, la déclaration de Bologne prévoit de donner aux universités « l’autonomie », soit la possibilité pour le rectorat de récolter des fonds privés un peu comme il le veut et de gérer son université à sa guise, comme une société anonyme servant les intérêts de ses « généreux donateur » (la présence de représentants de multinationales dans les conseils d’administration est une réalité dans beaucoup d’universités européennes). Le rectorat aurait aussi la possibilité d’augmenter les taxes universitaires à sa guise. Le but final étant d’arriver à un système à l’américaine, avec quelques universités de top niveau accessibles uniquement à l’élite, des universités de deuxième et troisième zone, avec des diplômes de deuxième et troisième zone, pour les autres étudiants…et un quasi-analphabétisme pour les enfants des travailleurs (ce qui n’est pas loin de la réalité aux USA). Un tel système vise à renforcer les privilèges de l’élite, il est fondamentalement réactionnaire et opposé aux intérêts d’une large majorité de la population ; le Parti du Travail luttera contre le système de Bologne pour un enseignement égalitaire et démocratique, au service de l’ensemble de la société et non d’une petite élite, un système qui ne peut être pleinement réalisé que dans une société socialiste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-93900861061897962?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/93900861061897962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=93900861061897962&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/93900861061897962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/93900861061897962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/12/face-la-contre-reforme-de-bologne-la.html' title='Face à la contre-réforme de Bologne, la lutte des étudiants'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SzeUldR4k7I/AAAAAAAAAPw/IYp1TUzjN3Q/s72-c/education+is+not+for+sale!.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-2461587812862822962</id><published>2009-12-20T20:57:00.004+01:00</published><updated>2009-12-28T18:04:09.931+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fidel Castro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise écologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Réflexions du compañero Fidel : CE QUI S’EST VRAIMENT PASSÉ AU SOMMET DE COPENHAGUE</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sy6DCJvhuqI/AAAAAAAAAPo/JQ9jluUz9To/s1600-h/Fidel%2520Castro.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 291px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417411474771524258" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sy6DCJvhuqI/AAAAAAAAAPo/JQ9jluUz9To/s400/Fidel%2520Castro.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Texte reçu par newsletter de &lt;a href="http://www.cuba-si.ch/index.php?lang=fr&amp;amp;site=0"&gt;l'Association Suisse-Cuba&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Ce sont les jeunes que l’avenir concerne plus que quiconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore tout récemment, la discussion portait sur le type de société où nous vivrions. Aujourd’hui, l’on discute si la société survivra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas là de phrases dramatiques. Il faut s’accoutumer aux faits réels. L’espoir est la dernière chose que les êtres humains peuvent perdre. C’est la vérité en main que des hommes et des femmes de tous âges, mais surtout des jeunes, ont livré au Sommet de Copenhague une bataille exemplaire, offrant ainsi au monde une grande leçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principal, maintenant, c’est que l’on sache le plus possible à Cuba et dans le monde ce qui s’est passé à Copenhague. La vérité possède une force qui surpasse l’intelligence médiatisée et bien souvent désinformée de ceux qui ont en main les destinées du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si quelque chose d’important a été obtenu dans la capitale danoise, c’est que l’opinion mondiale a pu observer à travers les médias le chaos politique qui s’y est engendré et le traitement humiliant infligé à des chefs d’État ou de gouvernement, à des ministres et à des milliers de représentants de mouvements sociaux et d’institutions qui, pleins d’illusions et d’espoirs, se sont rendus au siège du Sommet, à Copenhague. La brutale répression contre des manifestants pacifiques par la force publique rappelait la conduite des troupes d’assaut nazies qui occupèrent le Danemark en avril 1940. Ce que personne ne pouvait imaginer, c’est que, le 18 décembre 2009, dernier jour du Sommet, celui-ci serait interrompu par le gouvernement danois – allié de l’OTAN et associé à la boucherie afghane – pour céder la salle plénière au président Obama où celui-ci et un groupe sélect d’invités, seize au total, auraient le droit exclusif de parler. Obama y a prononcé un discours trompeur et démagogique, bourré d’ambiguïtés, qui n’impliquait aucun engagement contraignant et ignorait le Protocole de Kyoto. Il a abandonné la salle peu après avoir écouté quelques autres orateurs. Parmi les pays invités à prendre la parole, on trouvait les pays les plus industrialisés, plusieurs économies émergentes et quelques-uns des plus pauvres de la planète. Les dirigeants et représentants de plus de cent soixante pays n’ont eu que le droit d’écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du discours du seizième élu, Evo Morales, fort de toute l’autorité de son origine aymara, frais réélu par 65 p. 100 des votants et jouissant du soutien des deux tiers de la Chambre et du Sénat bolivien, a demandé la parole. Le président danois n’a pas eu d’autre remède que de la lui céder à la demande des autres délégations. Quand Evo a conclu sa sage et profonde intervention, le Danois a dû la concéder ensuite à Hugo Chávez. Les deux interventions passeront à l’Histoire comme des exemples de discours brefs et opportuns. Une fois leur tâche dûment remplie, tous deux ont regagné leur pays respectif. Mais quand Obama est sorti de scène, il n’avait pas encore conclu la sienne au pays siège du Sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit du 17 au 18, le Premier ministre danois et de hauts représentants des États-Unis s’étaient réunis avec le président de la Commission européenne et les dirigeants de vingt-sept pays pour leur proposer, au nom d’Obama, un projet d’accord à l’élaboration duquel aucun autre dirigeant du reste du monde ne devait participer. C’était là une initiative antidémocratique et virtuellement clandestine qui ignorait des milliers de représentants de mouvements sociaux, d’institutions scientifiques, religieuses et les autres invités au Sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit du 18, alors que de nombreux chefs d’État étaient déjà partis, les représentants des pays ont attendu jusqu’à trois heures du matin du 19 la reprise des séances et la clôture de la réunion. Pendant toute la journée du 18, Obama avait soutenu des réunions et des conférences de presse. Tout comme les dirigeants européens. Puis ils sont partis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’est alors passé quelque chose d’insolite : le 19, à trois heures du matin donc, le Premier ministre danois a convoqué la clôture du Sommet. Les ministres, fonctionnaires, ambassadeur et personnels techniques étaient les seuls à représenter leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un groupe de représentants de pays du Tiers-monde qui contestaient la tentative d’Obama et des plus riches de la planète de présenter comme un accord consensuel du Sommet le document imposé par les États-Unis a livré cette nuit-là une bataille étonnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La représentante vénézuélienne, Claudia Salerno, pleine d’une énergie impressionnante, montra le sang qui coulait de sa main droite à cause des coups qu’elle avait dû frapper sur la table pour pouvoir exercer son droit de parole. Le ton de sa voix et la dignité de ses arguments sont inoubliables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre cubain des Relations extérieures a prononcé un discours énergique d’un millier de mots dont j’extrais plusieurs paragraphes pour les inclure dans mes Réflexions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;« Le document dont vous avez nié à plusieurs reprises l’existence, monsieur le Président, apparaît maintenant… Nous avons vu des versions qui circulent d’une manière subreptice et qui se discutent en petits conciliabules secrets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« … je regrette profondément la façon dont vous avez conduit cette Conférence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« …Cuba juge extrêmement insuffisant et inadmissible le texte de ce projet apocryphe. L’objectif de 2ºC est inacceptable, car il aurait des conséquences catastrophiques incalculables…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Le document que vous nous présentez ne contient, hélas, aucun engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Je connais les versions antérieures qui se sont négociées elles aussi à travers des procédés contestables et clandestins, en coteries fermées…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Le document que vous nous soumettez maintenant omet justement les phrases clefs déjà bien maigres et insuffisantes de cette version-là.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« …pour Cuba, cet objectif est incompatible avec le critère scientifique universellement accepté selon lequel il est urgent et incontournable de réduire les émissions d’au moins 45 p. 100 d’ici à 2020 et de non moins de 80 à 90 p. 100 d’ici à 2050.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Toute proposition de poursuite des négociations en vue d’adopter à l’avenir des accords de réduction des émissions doit inclure impérativement le concept selon lequel le Protocole de Kyoto est toujours d’actualité. […] Votre papier, monsieur le Président, est l’acte de décès du Protocole de Kyoto, et ma délégation s’y refuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« La délégation cubaine tient à souligner la primauté du principe des "responsabilités communes mais différenciées" en tant que concept clef des futures négociations. Votre papier n’en dit mot.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Ce projet de déclaration omet des engagements concrets en matière de financement et de transfert de technologies vers les pays en développement dans le cadre des obligations contractées par les pays développés au titre de la Convention cadre des Nations sur les changements climatiques. […] Les pays développés qui imposent leurs intérêts par ce document interposé fuient tout engagement concret.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« …Ce que vous appelez, monsieur le Président, un "groupe de leaders représentatifs" constitue à mes yeux une violation grossière du principe de l’égalité souveraine des États que consacre le Charte des Nations Unies.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff00;"&gt;« Je vous demande formellement, monsieur le Président, de faire en sorte que ma déclaration fasse partie du rapport final sur les travaux de cette lamentable, de cette honteuse Quinzième Conférence des Parties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;On n’avait concédé qu’une heure aux représentants des États pour émettre des opinions, ce qui a provoqué des situations compliquées, honteuses et désagréables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’ensuivit un long débat durant lequel les délégations des pays développés ont exercé de fortes pressions pour que la Conférence adopte ce document comme résultats final de ses délibérations.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;Un nombre réduit de pays a insisté fermement sur les sérieuses carences et ambiguïtés du document impulsé par les États-Unis, en particulier sur l’absence d’engagement de la part de pays développés en matière de réduction des émissions de carbone et de financement permettant aux pays du Sud de mettre en place des mesures d’atténuation et d’adaptation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au terme de discussions longues et extrêmement tendues que la position des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) et du Soudan en tant que président en exercice du Groupe des 77 a fini par prévaloir : le document en question était inacceptable par la Conférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le manque de consensus évident, la Conférence s’est bornée à « prendre note » de l’existence de ce document en tant que position d’un groupe d’environ vingt-cinq pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois cette décision adoptée à 10 h 30 (heure de Copenhague), Bruno – après avoir discuté amicalement, aux côtés d’autres représentants de l’ALBA avec le Secrétaire général de l’ONU et lui avoir confirmé leur disposition de continuer de lutter de concert avec les Nations Unies pour empêcher les terribles conséquences des changements climatiques – a regagné notre pays en compagnie du vice-président cubain, Esteban Lazo, pour assister à la session de l’Assemblée nationale. Sa mission avait pris fin. Il n’est resté à Copenhague que quelques membres de notre délégation et l’ambassadeur pour participer aux démarches finales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont informé cet après-midi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffff66;"&gt;« …comme ceux qui ont participé à l’élaboration du document aussi bien que ceux qui, comme le président des USA, se sont empressés d’annoncer son adoption par le Sommet… ne pouvaient refuser la décision de celui-ci de seulement "prendre note" du prétendu "Accord de Copenhague", ils ont tenté de proposer un procédé par lequel d’autres pays Parties qui n’avaient pas participé à cette manigance pourraient la seconder et y adhérer, afin de donner des dehors de légalité à cet accord, ce qui aurait pu de fait préjuger du résultat des négociations à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cuba, le Venezuela et la Bolivie se sont opposés de nouveau fermement à cette tentative tardive, avertissant que ce document non entériné par la Conférence n’avait pas de caractère légal, qu’il n’existait pas comme document des Parties et qu’on ne pouvait établir aucune règle pour le faire censément adopter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Voilà dans quel esprit que se sont conclues les sessions de Copenhague, sans adoption de ce document préparé subrepticement ces derniers jours, sous la conduite idéologique évidente de l’administration étasunienne… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffcc33;"&gt;Demain, notre attention sera centrée sur l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lazo, Bruno et le reste de la délégation arriveront vers minuit. Notre ministre des Relations extérieures pourra expliquer lundi, avec luxe de détails et avec toute la précision requise, ce qui s’est vraiment passé au Sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Fidel Castro Ruz&lt;br /&gt;Le 19 décembre 2009&lt;br /&gt;20 h 17&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-2461587812862822962?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/2461587812862822962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=2461587812862822962&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2461587812862822962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2461587812862822962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/12/reflexions-du-companero-fidel-ce-qui.html' title='Réflexions du compañero Fidel : CE QUI S’EST VRAIMENT PASSÉ AU SOMMET DE COPENHAGUE'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sy6DCJvhuqI/AAAAAAAAAPo/JQ9jluUz9To/s72-c/Fidel%2520Castro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-8379085209698334040</id><published>2009-12-18T16:48:00.008+01:00</published><updated>2009-12-28T18:04:28.657+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fidel Castro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise écologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amérique Latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Réflexions du compañero Fidel: L’HEURE DE LA VÉRITÉ</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SyuuxfFnV6I/AAAAAAAAAPg/Dp7j3adJiEY/s1600-h/fidel_castro.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 329px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5416615142025025442" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SyuuxfFnV6I/AAAAAAAAAPg/Dp7j3adJiEY/s400/fidel_castro.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Texte reçu par la newsletter de&lt;a href="http://www.cuba-si.ch/index.php?lang=fr&amp;amp;site=0"&gt; l'Association Suisse-Cuba&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Les nouvelles qui nous parviennent de la capitale danoise traduisent le chaos. Les hôtes, après avoir promis de concevoir une réunion à laquelle participeraient environ quarante mille personnes, sont incapables de tenir parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evo, le premier des deux présidents membres de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) à être arrivé, a exprimé de profondes vérités qui émanent de la culture millénaire de sa nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les agences de presse, il a assuré avoir un mandat du peuple bolivien pour bloquer tout accord si le texte final n’offrait pas d’alternatives. Il a expliqué que les changements climatiques n’étaient pas une cause, mais un effet, que nous avions l’obligation de défendre les droits de la Terre nourricière face à un modèle de développement capitaliste, de défendre la culture de la vie face à la culture de la mort. Il a parlé de la dette climatique que les pays riches devaient payer aux pays pauvres et affirmé qu’ils devaient leur rendre l’espace atmosphérique qu’ils leur avaient enlevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a qualifié de ridicule la somme de dix milliards de dollars annuels offerte jusqu’en 2012, alors qu’il en faudrait en réalité des centaines de milliards par an, et il a accusé les États-Unis de dépenser des billions de dollars pour exporter le terrorisme en Iraq et en Afghanistan et créer des bases militaires en Amérique latine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président de la République bolivarienne du Venezuela a pris la parole au Sommet le 16 à 8 h 40 (heure de Cuba). Il a prononcé un brillant discours, chaleureusement applaudi. Ce qu’il a dit était lapidaire. Contestant un document proposé au Sommet par la ministre danoise qui le présidait, il a affirmé :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;« C’est un texte qui vient du néant. Nous n’accepterons aucun texte qui n’émanerait pas des groupes de travail, car ce sont les textes légitimes sur lesquels nous avons négocié pendant deux années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un groupe de pays se croit supérieur à nous, ceux du Sud, ceux du Tiers-monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …ne nous en étonnons pas : la démocratie n’existe pas, nous sommes face à une dictature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …je lisais certains des slogans que les jeunes ont peints dans les rues… L’un disait : "Ne changez pas le climat, changez le système !" ; un autre : "Si le climat était une banque, il aurait déjà été sauvé !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Obama… a reçu le prix Nobel de la paix le jour même où il a envoyé trente mille soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;« Je partage les vues des délégations brésilienne, bolivienne, chinoise, je voulais juste les appuyer…. mais on ne m’a pas donné la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les riches détruisent la planète. Émigreront-ils sur une autre quand ils auront détruit celle-ci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …les changements climatiques sont sans nul doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les États-Unis ne comptent même pas 300 millions d’habitants ; la Chine, presque cinq fois plus. Les États-Unis consomment plus de vingt millions de barils de pétrole par jour ; la Chine, à peine cinq ou six millions. On ne peut pas demander à la Chine pareil qu’aux États-Unis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …réduire les émissions de gaz polluants et aboutir à une convention de coopération à long terme… semble pour le moment un objectif irréalisable. Pour quelle raison ? …l’attitude irresponsable et la carence de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …l’écart qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser, malgré tous nos Sommets et à cause des promesses non tenues, et le monde court à sa perte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …les 500 individus les plus riches du monde ont des revenus supérieurs à ceux des 416 millions les plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La mortalité infantile est de 47 décès pour mille naissances vivantes, mais d’à peine 5 dans les pays riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies curables ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« 2,6 milliards de personnes vivent sans services d’assainissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le Brésilien Leonardo Boff a écrit : "Les plus forts survivent sur les cendres des plus pauvres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Jean-Jacques Rousseau disait : "Entre le fort et le faible, la liberté opprime." Voilà pourquoi l’Empire parle de liberté : de la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter… Voilà bien sa liberté. Et Rousseau ajoutait cette phrase salvatrice : "Seule la loi libère."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Jusqu’à quand allons-nous permettre que les puissants déclenchent des conflits armés dans lesquels sont massacrés des millions d’innocents dans le seul but de s’approprier les ressources d’autres peuples ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un libérateur universel, Simón Bolívar, disait voilà presque deux siècles : "Si la Nature s’y oppose, nous nous battrons contre elle et nous la ferons obéir."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cette planète-ci a vécu des milliards d’années sans nous, sans l’espèce humaine, elle n’a pas besoin de nous pour exister. En revanche, sans elle, nous n’existons pas. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Evo a pris la parole ce jeudi matin. Son discours sera lui aussi inoubliable. Il a affirmé carrément dès le début :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;« Je tiens à exprimer mon mécontentement devant la désorganisation et les retards qui caractérisent cette rencontre internationale. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Ses idées-force :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Quand nous interrogeons nos hôtes au sujet de ce qu’il se passe… ils nous répondent que c’est un sommet des Nations Unies ; quand nous le demandons aux Nations Unies, elles nous répondent que c’est le Danemark, et nous ne savons pas qui désorganise cette réunion internationale.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;« …je suis très surpris de constater qu’on ne parle que des effets, mais pas des causes des changements climatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si nous n’identifions pas d’où vient la destruction de notre environnement… nous ne réglerons jamais, assurément, ce problème…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …deux cultures s’affrontent : la culture de la vie et la culture de la mort, la culture de la mort qui est le capitalisme. Nous, peuples indigènes, nous disons que le vivre-mieux revient à vivre mieux aux dépens d’autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …en exploitant autrui, en pillant les ressources naturelles, en violant la Terre nourricière, en privatisant les services de base…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vivre bien, c’est vivre dans la solidarité, dans l’égalité, dans la complémentarité, dans la réciprocité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ces deux formes de vécu, ces deux cultures existentielles s’affrontent quand nous parlons des changements climatiques. Et si nous ne décidons pas quelle est la meilleure forme de vécu ou de vie, nous ne réglerons jamais ce problème. Il s’agit en effet de problèmes existentiels : le luxe, la surconsommation, qui font tort à l’humanité. Mais c’est là une vérité que nous ne voulons pas dire dans ce genre de réunion internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …dans notre façon de vivre, ne pas mentir est quelque chose de sacré, mais que nous ne pratiquons pas ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …notre Constitution consacre l’ama sua¸l’ama llulla, l’ama quella, autrement dit ne pas voler, ne pas mentir, ne pas fuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …la Terre nourricière ou la Nature existe et existera sans l’être humain, mais l’être humain ne peut vivre sans la planète Terre. Nous sommes donc obligés de défendre le droit de la Terre nourricière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …je salue les Nations Unies qui ont enfin déclaré cette année le Jour international de la Terre nourricière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …la mère est quelque chose de sacré, la mère est notre vie ; la mère, vous ne la louez pas, vous ne la vendez pas, vous ne la violez pas. La mère, vous devez la respecter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous avons de profonds désaccords avec le modèle occidental, et c’est de ça dont il faut débattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous sommes en Europe. Vous savez que beaucoup de familles boliviennes, de familles latino-américaines viennent en Europe. Pourquoi y viennent-elles ? Pour améliorer leurs conditions de vie. Une personne peut gagner en Bolivie cent, deux cents dollars par mois ; mais si elle vient ici en Europe s’occuper d’une personne âgée, elle en gagne mille par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Voilà les asymétries qui existent d’un continent à l’autre, et nous devons débattre de la façon d’introduire un certain équilibre… de réduire ces profonds clivages entre les familles, entre les pays, et surtout entre les continents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand… nos soeurs et nos frères viennent ici pour survivre ou pour améliorer leurs conditions de vie, on les expulse… il existe ces fameux documents dits de retour… mais quand les ancêtres européens arrivaient jadis en Amérique latine, on ne les expulsait pas. Mes familles, mes frères ne viennent pas ici pour s’emparer des mines, ni de milliers d’hectares pour devenir propriétaires fonciers. On n’avait pas besoin jadis de visas ni de passeports pour arriver à l’Abya Yala, appelée maintenant l’Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …si nous ne reconnaissons pas le droit de la Terre nourricière, nous parlerons en vain de ces dix milliards, de ces cent milliards, qui sont de toute façon une offense à l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …les pays riches doivent accueillir tous les émigrants engendrés par les changements climatiques, et non pas les renvoyer dans leurs pays, comme ils le font actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« … notre obligation est de sauver toute l’humanité, et non une moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …la Zone de libre-échange des Amériques… n’était pas une zone de libre-échange, mais une zone de libre-colonisation des Amériques… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les questions qu’Evo a suggéré d’inclure dans un référendum mondial sur les changements climatiques, il a proposé celles-ci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Êtes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la Nature, en reconnaissant les droits de la Terre nourricière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Êtes-vous d’accord de changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qu’est le système capitaliste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Êtes-vous d’accord pour que les pays développés réduisent et réabsorbent leurs émissions de gaz à effet de serre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Êtes-vous d’accord pour transférer tout ce qui se dépense dans les guerres et pour allouer aux changements climatiques un budget supérieur à celui de la défense ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Les Nations Unies ont, comme on le sait, adopté dans la ville japonaise de Kyoto, en 1997, la Convention sur les changements climatiques aux termes de laquelle trente-huit pays industrialisés s’étaient engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’un pourcentage donné par rapport à leurs émission de 1990. L’Union européenne s’était engagée à les réduire de 8 p. 100. La Convention est entrée en vigueur en 2005 après ratification par la majorité des pays signataires. George W. Bush, alors président des USA – le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre, le quart du total – avait refusé cette Convention dès la mi-2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres membres des Nations Unies sont allés de l’avant. Les centres de recherche ont poursuivi leur tâche. Il est d’ores et déjà évident qu’une grande catastrophe menace notre espèce. Le pire serait peut-être qu’une minorité privilégiée et riche, mais aveuglée par l’égoïsme, prétende faire retomber le poids des sacrifices nécessaires sur l’immense majorité des habitants de notre planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette contradiction se reflète à Copenhague où des milliers de personnes défendent très fermement leurs vues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force publique danoise utilise des méthodes brutales pour écraser la résistance ; beaucoup des contestataires sont arrêtés à titre préventif. Je suis entré en contact avec notre ministre des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, qui participait à un meeting de solidarité dans la capitale danoise aux côtés de Chávez, d’Evo, de Lazo et d’autres représentants de l’ALBA. Je lui ai demandé quels étaient les gens que la police danoise réprimait avec tant de haine, leur tordant les bras et les frappant à coups répétés dans le dos. Il m’a répondu que c’étaient des Danois et des citoyens d’autres nations et des membres des mouvements sociaux qui réclamaient que le Sommet apporte une solution réelle pour faire face aux changements climatiques. Il m’a dit que les débats du Sommet se poursuivraient à minuit. Quand je lui ai parlé, il faisait déjà nuit au Danemark, la différence étant de six heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Copenhague, nos compagnons ont informé que le scénario prévu pour demain, vendredi 18, sera pire. Le Sommet des Nations Unies sera interrompu à dix heures du matin pendant deux heures afin que le chef du gouvernement danois puisse avoir une rencontre avec vingt chefs d’État qu’il a invités à discuter avec Obama de « problèmes mondiaux » Voilà comment s’appelle cette réunion qui vise à imposer un accord sur les changements climatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si toutes les délégations officielles peuvent participer à cette réunion, seuls « les invités » auront droit de parole. Ni Chávez, ni Evo, bien entendu, ne font partie de ceux qui pourront présenter leurs vues. L’idée est que l’illustre Prix Nobel puisse prononcer son allocution préemballée, une fois que ladite réunion aura décidé de renvoyer l’accord à la fin de l’an prochain à Mexico. Les mouvements sociaux ne seront pas présents dans la salle. Ce show terminé, le « Sommet » se poursuivra dans la salle principale jusqu’à sa clôture inglorieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision ayant transmis des vues, le monde entier a pu constater les méthodes fascistes employées à Copenhague contre les gens. Jeunes dans leur majorité, les manifestants réprimés ont forcé la solidarité des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure de la vérité sonne pour les chefs de l’Empire, malgré leurs manigances et leurs mensonges cyniques. Leurs propres alliés croient de moins en moins en eux. À Mexico, tout comme à Copenhague et partout ailleurs dans le monde, ils se heurteront à la résistance croissante des peuples qui n’ont pas perdu l’espoir de survivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Fidel Castro Ruz&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18 h 46&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-8379085209698334040?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/8379085209698334040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=8379085209698334040&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8379085209698334040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8379085209698334040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/12/reflexions-du-companero-fidel.html' title='Réflexions du compañero Fidel: L’HEURE DE LA VÉRITÉ'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SyuuxfFnV6I/AAAAAAAAAPg/Dp7j3adJiEY/s72-c/fidel_castro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-8008418710890592141</id><published>2009-12-02T02:58:00.002+01:00</published><updated>2009-12-02T03:06:42.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Communiqué de presse relatif à l’occupation de la salle MR080 par le  mouvement étudiant  «Education is not for $A£€ »</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SxXLaG-elSI/AAAAAAAAAPY/y0TCPzyvJnw/s1600/edhc%C2%A8%C2%A8.png"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 269px; DISPLAY: block; HEIGHT: 244px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410454176765220130" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SxXLaG-elSI/AAAAAAAAAPY/y0TCPzyvJnw/s400/edhc%C2%A8%C2%A8.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6666cc;"&gt;Communiqué de presse rédigé par mes soins.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;Le lundi 30 novembre à 6h30 du matin (soit avant le délai de 8h00 fixé par le rectorat lui-même), le rectorat a fait évacuer manu-militari l’amphithéâtre MR080 à Unimail, occupé jusque là par les étudiants participant au mouvement Education is not for $A£€, afin de soi-disant rendre l’amphithéâtre susmentionné aux cours, refusant de donner les locaux pour lesquels le mouvement était prêt à quitter l’auditoire sans réponse argumentée et le forçant à se replier sur une salle de séminaire bien trop petite et allant jusqu’à faire prendre de nombreuses photos des étudiants présents, tout en refusant de s’engager à détruire ces photos. Le Parti du Travail dénonce ce procédé policier et répressif contre le mouvement étudiant, unique en Suisse (ni Lausanne, ni Berne, ni Bâle, ni Zurich n’ont procédé à aucune opération de ce genre), allant à l’encontre de la promesse explicite du rectorat de ne pas faire usage de la force contre les étudiants. Visiblement, le recteur Jean-Dominique Vassali a fait le choix, dangereux et inacceptable dans un pays qui se prétend démocratique et garantissant la liberté d’expression, de faire usage de la répression contre un mouvement qui dérange ; tout cela sous le prétexte fallacieux d’assurer des cours, fallacieux car cela n’aurait posé aucun problème technique de déplacer les cours dans des salles inoccupées, ce que le rectorat a amplement prouvé en faisant aisément déplacer tous les cours durant l’occupation. Le Parti du Travail dénonce également le fichage des étudiants, pratique qui rappelle les sombres années du maccarthysme et le fichage systématique des militants de gauche, traités en ennemis de la nation, durant la Guerre froide, et exige la destruction des photos que le rectorat a ordonné de prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi, si déplacer les cours n’aurait posé aucun problème, cette occupation dérange-t-elle au point que les autorités aient jugé utile de faire appel à une répression aussi scandaleuse qu’inédite ? C’est tout simplement que le rectorat, institution servant l’Etat bourgeois, ne peut admettre l’existence, et à fortiori le renforcement du mouvement qu’il y a derrière l’occupation ni la propagation des revendications qu’il porte. Le Parti du Travail souhaite exprimer son entière solidarité au mouvement Education is not for $A£€, ainsi qu’un total soutient envers ses revendications qui correspondent à une vision de l’éducation que le PdT partage ; les étudiants membres du Parti participent d’ailleurs activement au mouvement d’occupation, à Genève de même que dans les autres universités de Suisse. Pourquoi ce mouvement dérange-t-il tellement nos autorités, ainsi que la presse bourgeoise qui n’hésite pas à le calomnier, toujours, avec la démagogie habituelle, jouant de l’amalgame mensonger protestation égale déprédation. Il faut commencer par rappeler que l’occupation genevoise s’inscrit dans le cadre d’un vaste mouvement européen d’occupation d’universités, ayant débuté à Vienne, dans une optique de lutte contre les réformes de Bologne et la marchandisation des études. Ce cadre européen donne tout son sens à un mouvement, qui a aussi des revendications plus concrètes et spécifiquement genevoises ; pour ne citer que les principales : la gratuité des études (notamment la suppression des taxes universitaires, alors que le Grand conseil, qui planche actuellement sur la loi sur l’université, aurait apparemment la velléité d’augmenter celles-ci), l’augmentation des bourses et plus de facilité à y accéder (actuellement il faut être ni trop riche ni trop pauvre pour y accéder, si bien qu’elles sont de fait réservées aux classes moyennes), la non-privatisation de l’université, l’indépendance de la recherche, plus de logements étudiants, un meilleur encadrement (le nombre de professeurs et d’assistants est insuffisant dans beaucoup de facultés), le rétablissement de la démocratie universitaire et des organes paritaires, ainsi que la non-fermeture des filières (le bachelor en histoire économique est actuellement menacé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Vassali, invité à répondre à ces revendications en sa qualité de recteur, s’est fendu d’un discours en langue de bois, souvent contradictoire et donnant parfois l’impression qu’il ne connaît guère l’institution qu’il dirige ; disant tout de même qu’il soutient la plupart des revendications, tout en se déresponsabilisant d’office sur toutes, car il ne pourrait rien faire mais qu’il essaierait de faire des pressions, et répondant avec des réserves peu claires et touchant au sophisme sur les revendications qu’il est en son pouvoir de réaliser, et enfin promettant que l’université resterait publique et que la liberté de recherche resterait garantie. Mais alors, si le recteur est d’accord pour l’essentiel avec les revendications des étudiants, pourquoi le dérangent-ils au point de les faire évacuer manu-militari ? C’est tout simplement que M. le recteur sait très bien que les étudiants auraient été bien mal inspirés que de croire ses belles promesses sur parole. En effet, il existe quelque chose qui les réduit à n’être que des vaines paroles sans objet et ce quelque chose est la déclaration de Bologne, ratifiée par 29 ministres européens de l’éducation (dont un conseiller fédéral suisse), préalablement élaboré par la commission européenne sur la base d’exigences exprimées par l’ERT (Table Ronde des Industriels Européens, principale association patronale qui fait la pluie et le beau temps dans l’Union Européenne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc autant d’opposition face à une directive dont le but tel que décrit par les médias serait apparemment d’harmoniser l’enseignement supérieur au niveau européen afin de permettre aux étudiants d’effectuer une partie de leur cursus dans un autre pays afin de découvrir une autre culture et de créer une identité et une culture européenne ? Mais c’est que précisément là n’est pas le but réel de la réforme de Bologne. Effectivement, il est question d’harmoniser l’enseignement supérieur au niveau européen par le système bien connu de bachelor, master et le système ECTS, soit l’évaluation en termes de crédits, sensés être convertibles et utilisables partout en Europe. Toutefois, le but de cette harmonisation (déjà contestable en soi car poussant les étudiant à chercher l’accumulation des crédits plutôt que de s’intéresser sérieusement au contenu de leurs études) ne se limite pas à ce qui est dit publiquement. Le but, affirmé sans vergogne dans maintes et maintes déclarations et documents de l’ERT et de la commission européenne, est de mettre, à travers la mobilité des étudiants et des professeurs, les universités européennes en concurrence afin de parvenir à un système à l’américaine ; soit quelques «pôles d’excellence» réservés aux meilleurs étudiants et aux meilleurs chercheurs, et des universités de deuxième et troisième zone, avec des diplômes de deuxième et troisième zone, voire de simples écoles supérieures ayant perdu leur «label» universitaire pour la grande majorité. Aussi, les crédits, censés être utilisables partout, ne le seraient pas du tout. Et il ne faut surtout pas s’imaginer qu’il suffira d’être un étudiant studieux pour accéder à une bonne université : en effet, ce modèle de concurrence est incompatible avec l’université service public, trop « rigide » selon les soi-disant experts eurocrates, qui eux exigent ce qu’ils appellent «l’autonomie» de l’institution académique (c’est le sens de la loi sur l’université que le peuple genevois a hélas approuvée), c’est-à-dire que l’université est gérée par un rectorat n’ayant pas ou peu de comptes à rendre à la collectivité et autonome quant à ses choix académiques, administratifs, mais aussi quant à la recherche et à la gestion de ses fonds, publics et privés, gérant son établissement comme une véritable entreprise ; de fait une semi-privatisation, voire une privatisation pure et simple. Aussi, avec ce modèle néolibéral, l’université non seulement ne sera pas gratuite, mais sera même fort chère, et de plus en plus chère selon le prestige de l’établissement, les fameux «pôles d’excellence» devant être réservés quasiment aux seuls enfants de millionnaires ; ainsi que c’est le cas aux Etats-Unis. Le but de tout cela est, on le voit, de rendre l’enseignement universitaire infiniment plus élitaire qu’il ne l’est déjà, pour renforcer encore les privilèges héréditaire d’une toute petite élite, sous des formes qui n’ont rien à envier à l’Ancien Régime. Enfin, l’ouverture des fonds de l’université au privé, sous le prétexte fallacieux d’économiser l’argent du contribuable qu’on ne se gène pourtant pas de claquer dans des avions de combat dont on ne voit pas trop à quoi ils pourraient bien servir, vise en fait à mettre l’université «plus en contact avec les besoins de l’économie» selon le jargon bruxellois, soit de leur donner pour but de se mettre au service exclusif des exigences de profit des entreprises. Cela implique de ne pas ou plus former des citoyens libres, armés d’une culture générales et d’un esprit critique et mettant leur connaissances au service de la société, mais de former (outre une petite élite de maîtres aussi arrogante que bornée) de la force de travail pour les entreprises : c’est-à-dire démantèlement des facultés non rentables que sont les lettres, les sciences sociales,… et dans celles qui sont utiles à l’économies focalisation sur les seules compétences professionnelles et élimination de toute théorie alternative et de tout esprit critique (n’envisagez même pas de vous poser la question s’il existe d’autres visions que le néolibéralisme en économie). Autre danger de l’ouverture des fonds au privés : le financement de recherches, voire de chaires entières, par des multinationales oriente fortement, et c’est un euphémisme, le travail de celles-ci, les transformant en véritables fabriques à brevet au service exclusif de la rentabilité immédiate et repoussant le reste aux calendes grecques (des sommes minimes sont consacrées aux maladies tropicales alors qu’elles touchent 56% de la population mondiale…sauf qu’il s’agit d’une population non solvable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au vu de ce qui a été dit, pas étonnant que les autorités cherchent à étouffer toute résistance au processus de Bologne, à la réprimer et criminaliser au besoin. Nous profiterons de l’occasion pour rappeler la position du Parti du Travail sur l’Union Européenne : en effet, la réforme de Bologne ne montre que trop le rôle profondément réactionnaire, violemment néolibéral, antidémocratique et opposé aux intérêts des peuples de cette structure et nous ne pouvons que soutenir une lutte européenne contre la politique de cette poignée de fonctionnaires arrogants, élus par personne et n’ayant aucun compte à rendre aux peuples qu’ils sont de toute façon payés pour opprimer ; le but à terme du mouvement étudiant s’il veut stopper le processus de Bologne devrait être de faire tomber la commission européenne et la dissolution de l’UE. En tout cas, la déclaration de Bologne comme les agissements de M. Vassali rappellent de façon éclatante une vérité énoncée par Lénine : « Les formes d'Etats bourgeois sont extrêmement variées, mais leur essence est une : en dernière analyse, tous ces Etats sont, d'une manière ou d'une autre, mais nécessairement, une dictature de la bourgeoisie. » C’est pourquoi, si le Parti du Travail soutient sans réserve les revendications des étudiants, il tient à rappeler qu’elles ne sont pas pour une grande partie d’entre elles réalisables sous le capitalisme, mais exigent un changement de société, le socialisme. En effet, une véritable gratuité des études implique non seulement l’abolition des taxes universitaire, ce qui n’est que le strict minimum, mais également un véritable salaire d’étudiant, versé à tous les étudiants, qui permettrait à ceux-ci de ne plus devoir travailler à coté de leurs études et de se consacrer totalement à celles-ci. Un tel salaire implique que le travail produit par la société soit consacré au bien de tous ses membres et non au profit d’une toute petite élite. C’est quelque chose que tous les pays socialistes existants ou ayant existé accordent ou ont accordé à leurs peuples, quelque chose qu’on n’ose pas même revendiquer dans notre pays, pourtant bien plus riche. De même qu’une véritable indépendance de la recherche, ou plutôt que celles-ci soient consacrées à l’intérêt réel de la société, à l’intérêt de tous ses membres, implique que le pouvoir étatique, auquel l’université est soumise, n’appartienne plus aux laquais des multinationales mais au peuple travailleur. Le Parti du Travail apporte son entier et total soutient à la lutte des étudiants contre les réformes de Bologne et pour une université de qualité, gratuite, démocratique et tournée vers l’intérêt commun.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-8008418710890592141?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/8008418710890592141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=8008418710890592141&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8008418710890592141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/8008418710890592141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/12/communique-de-presse-relatif.html' title='Communiqué de presse relatif à l’occupation de la salle MR080 par le  mouvement étudiant  «Education is not for $A£€ »'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SxXLaG-elSI/AAAAAAAAAPY/y0TCPzyvJnw/s72-c/edhc%C2%A8%C2%A8.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1483700477544478562</id><published>2009-10-04T22:15:00.004+02:00</published><updated>2009-10-04T22:36:30.997+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Crise du capitalisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SskDIcmHAoI/AAAAAAAAAPQ/UJ9t2lMkYQs/s1600-h/affiche+pdt+crise+gc09.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 344px; DISPLAY: block; HEIGHT: 423px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388841872775381634" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SskDIcmHAoI/AAAAAAAAAPQ/UJ9t2lMkYQs/s400/affiche+pdt+crise+gc09.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Le texte qui suit est le premier chapitre du programme électoral rédigé par le Parti du Travail genevois pour les élections cantonales de cet automne, mais il est toutefois aussi un programme politique allant bien au-delà des quatre ans de législature. Le programme a été rédigé par la commission politique du PdT dont je suis le président; pour voir la mise-en-page originale, suivez&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.pdt-ge.org/pdf/prog2009-2113.pdf"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ce lien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6600cc;"&gt;. Les quelques articles que j'ai publié aujourd'hui sont les différents chapitres du programme. L'analyse préliminaire sur la crise du capitalisme est de ma plume.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Depuis quelques mois, le capitalisme vit sa plus grande crise depuis 1929, probablement la pire crise de son histoire. L’économie est en récession, de plus en plus d’entreprises font faillite et licencient en masse, le Bureau International du Travail prévoit 50 millions de chômeurs de plus pour cette année. Selon toute vraisemblance, et selon toutes les analyses sérieuses, cette crise devrait durer encore au moins quinze ans ; il n’y a pas de raison d’ailleurs qu’une crise de telle ampleur dure moins, celle de 1929 ne s’est achevée qu’avec la Seconde Guerre mondiale. Celle que nous vivons actuellement a éclaté avec les subprimes américains, pour s’étendre à toute la finance de ce pays, puis à toute l’économie mondiale. Actuellement, l’économie suisse commence à être touchée par la récession et les vagues de licenciements, telles que l’affaire Franck Muller, le taux de chômage a augmenté de 60% en 12 mois et le nombre de faillites d’entreprises de 26,2% ; et ce n’est là que le début, selon toutes les prévisions, le pire de la crise est devant nous. Thomas Daum, directeur  de l’Union patronale suisse, a d’ailleurs clairement annoncé quel avenir les maîtres du capital préparent pour les travailleurs : «ça ira mal à la rentrée, des décisions comme celle de Frank Muller, il y en aura certainement une par mois».   &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Il s’agit là, bien plus que de l’éclatement d’une simple bulle spéculative, d’une  crise structurelle du capitalisme. La cause en va donc bien au-delà de l’incompétence de quelques managers ; la crise est le résultat nécessaire du mode d’accumulation du capitalisme qui tend à produire toujours plus sans augmenter les salaires en conséquence afin de pouvoir garder toujours des profits maximums, jusqu’à obtenir des masses de produis invendables qui précipitent l’économie entière dans la récessions et les travailleurs dans la misère ; l’excès de richesses cause la misère généralisée, là est l’absurdité profonde du système. Selon Atilio Borón, docteur en sciences politiques, professeur titulaire de théorie politique et sociale, directeur du Programme latino-américain de télé-enseignement en sciences sociales (PLED) : « il s'agit d'une crise de surproduction doublée d'une crise de sous-consommation. Ce n'est pas par hasard qu'elle a éclaté aux États-Unis puisque ce pays vit artificiellement, depuis plus de trente ans, de l'épargne extérieure et du crédit extérieur, deux choses qui ne sont pas infinies : les entreprises se sont endettées au-delà de leurs possibilités ; l'État s'est endetté lui aussi au-delà des siennes pour faire face non à une guerre, mais à deux, non seulement sans augmenter les impôts, mais même en les réduisant, tandis que les citoyens sont systématiquement poussés par la publicité à s'endetter pour soutenir une surconsommation effrénée, irrationnelle et gaspilleuse. » La financiarisation de l’économie, bien loin d’apporter la croissance perpétuelle que promettaient les pseudo-experts néolibéraux, n’était qu’un moyen de retarder la crise de surproduction en faisant consommer les gens à crédit, c’est-à-dire en s’endettant, et en utilisant leurs dettes  comme produits financier (dont la valeur était assurée par l’hypothèse que les débiteurs allaient pouvoir les rembourser, avec lesquels jouer en bourse. Mais ce monopoly n’a fait que retarder un peu la crise pour qu’ensuite elle ne fasse qu’éclater avec plus de violence lorsque les gens ne pouvaient plus payer ne serait-ce que les intérêts de leurs dettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des années, les maîtres du monde et leurs « experts » autoproclamés ont imposé aux peuples des politiques néolibérales de dérégulation de l’économie, de privatisations et de liquidation des acquis sociaux obtenus par des décennies de lutte, sous prétexte que ces mesures étaient nécessaires à la bonne santé de l’économie. Or le néolibéralisme a conduit le capitalisme à une crise sans précédant, et aujourd’hui les chantres du « moins d’Etat » et de la « concurrence libre et non faussée » se disent tous « étatistes » et « keynésiens », et vantent à présent la régulation de la finance et l’intervention de l’Etat. Auraient-ils fait une indispensable autocritique ? Nullement ! Ils continuent de servir les mêmes intérêts, ceux des seigneurs du capital. Leur prétendu « plan de sauvetage » de l’économie, leur discours sur le fait que nous serions « tous dans le même bateau », ne sont de fait que la plus grande escroquerie de l’histoire. Ceux là même qui n’ont jamais voulu trouver les 82 milliards de dollars pour arrêter la faim et les épidémies dans le monde, qui ont prétendu que les modestes revendications sociales des travailleurs étaient impossible à satisfaire parce que « les caisses de l’Etat sont vides », ceux là mêmes ont soudain trouvé des sommes faramineuses à offrir  à leurs banquiers en difficulté, sans prise de contrôle ni même droit de regard de l’Etat, ni aucune condition d’aucune sort, comme cadeaux pur et simple : 1'400 milliards d’euros, 700 milliards de dollars et 65 milliards de francs suisses !Par contre, pour les travailleurs, ils préconisent de se serrer la ceinture : du fait de la crise, les revendications sociales et salariales seraient irréalisables ; au contraire, il faut baisser les salaires, accepter les licenciements, baisser les retraites, couper encore et encore dans les déjà ridiculement faibles prestations sociales. Par exemple, Doris Leuthard, conseillère fédérale en charge du Département fédéral de l’économie, a tenu le 24 août une réunion à huis clos avec quelques «spécialistes» issus du milieu patronal, sans aucun représentant des travailleurs évidemment, sur le thème pour le moins surprenant «comment mettre à profit la crise» (c’est-à-dire comment augmenter encore les profits des actionnaires) ; d’ailleurs, elle annonce clairement la couleur : «discipline personnelle et dynamisme économique», c’est-à-dire plus d’exploitation et des baisses de revenus pour les salariés, qui doivent faire preuve de «discipline» et se serrer la ceinture pour que leur patron n’ait pas à baisser un tant soit peu son luxueux et démesuré train de vie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6633ff;"&gt;C’est que les décideurs des Etats bourgeois sont au service justement de la bourgeoisie. Avec leurs « plans de sauvetage » ils veulent faire une chose très simple : renflouer les capitalistes avec les impôts des travailleurs, nous faire payer leur crise, prendre aux exploités l’argent investi actuellement dans les prestations sociales pour le donner aux banquiers. D’autant que ces cadeaux ne serviront pas à autre chose qu’à relancer la spéculation pour un round, avec comme issue de nouveau la crise. Les discours des décideurs sur la « relance » et la « moralisation » du capitalisme ne sont qu’hypocrisie. Car s’ils veulent sauver quelque chose, c’est bien le capitalisme, leur monde à eux, les conditions de leur richesse et de notre oppression. Or cette crise a amplement démontré l’incapacité du capitalisme, qu’il soit néolibéral ou régulé, à assurer ne serait-ce que les besoin les plus vitaux des peuples (près de 1 milliard de personnes sur terre souffrent de malnutrition ou de famine). Aussi le Parti du Travail n’est nullement intéressé à une «relance du capitalisme», tout simplement parce qu’il n’y a aucune raison de le relancer. Toutes les grandes entreprises fonctionnent comme société anonymes, sans propriétaire véritable (la majorité des actions étant généralement détenue par des fonds d’investissement), gérées par des cadres salariés. S’il existe encore une concurrence entre elles, il s’agit d’une concurrence entre monopoles et qui ne mène que trop souvent à des guerres impérialistes et à l’oppression néocoloniale. Dans ces conditions, poursuivre la production privée est une absurdité, mis à part pour les seigneurs du capital et leur richesse insolente. Il faut au contraire détruire cette société et ce système oppressif et gaspilleur pour construire à la place une société socialiste qui seule peut satisfaire les aspirations des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1483700477544478562?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1483700477544478562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1483700477544478562&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1483700477544478562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1483700477544478562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/10/crise-du-capitalisme.html' title='Crise du capitalisme'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SskDIcmHAoI/AAAAAAAAAPQ/UJ9t2lMkYQs/s72-c/affiche+pdt+crise+gc09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5014145581581121490</id><published>2009-10-04T21:38:00.003+02:00</published><updated>2009-10-04T21:42:56.877+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Contre la politique des caisses vides, pour une fiscalité redistributive</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Ssj6t3QFkHI/AAAAAAAAAOw/Bwzo8vpJqOk/s1600-h/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 297px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388832619981279346" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Ssj6t3QFkHI/AAAAAAAAAOw/Bwzo8vpJqOk/s400/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#6633ff;"&gt;Chapitre fiscalité du programme électoral du Parti du Travail, rédigé par mes soins&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#c0c0c0;"&gt;Depuis plus de deux décennies, les forces de la bourgeoisie, à l’appui d’une campagne médiatique délirante, reposant sur le matraquage et le catastrophisme sans autre argument, ont réussi à imposer le dogme néolibéral en matière de fiscalité. Les impôts ont été systématiquement baissés et rebaissés, soi-disant pour tout le monde selon la démagogie libérale, alors que seuls les plus fortunés en profitent réellement ; les baisses les plus notables ayant été la réduction linéaire de 12% sur l’impôt cantonal direct obtenue par le Parti libéral ; ainsi que la récente suppression de la prétendue « double imposition », c’est-à-dire suppression de l’imposition des dividendes des actionnaires, parce que soi-disant le profit du capital a déjà été imposé, donc une suppression pure et simple de l’imposition sur le revenu de ceux qui s’enrichissent sur le travail d’autrui. Evidemment, cette politique ne pouvait que mener à des déficits à répétition et à l’endettement pour l’Etat, déficits encore accrus par la hausse des dépenses de services sociaux due à l’augmentation de la pauvreté du fait justement des politiques néolibérales. Plutôt que de revenir sur ces baisses d'impôts, la droite dit que s'il y a déficit, c'est que l'Etat coûte trop cher et coupe encore et encore dans les prestations sociales, supprimant ainsi l'un après l'autre les maigres acquis des travailleurs suisses. Pour aller encore plus loin, les milieux de droite projettent de démanteler la progressivité des impôts, sans laquelle il ne peut y avoir de redistribution, pour la remplacer par la « flate rate taxe », soit le même taux d’imposition pour tout le monde quel que soit le revenu, voire la suppression pure et simple de l’impôt direct au profit des impôts indirects, tels que la TVA, impôts antisociaux au possible, car taxant la consommation au même taux pour tout le monde, ruinant les pauvres et ne prenant que fort modiquement aux riches.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#c0c0c0;"&gt;Or ce manège a un but précis : supprimer progressivement la fonction redistributive de l’impôt afin de changer la répartition du produit social entre le travail et le capital, au profit de ce dernier. Les classes populaires souffrent de cette politique, car pour quelques francs gagnés en baisse d’impôts, elles perdent plusieurs fois plus en prestations sociales, prestations qui loin d’être du « gaspillage » sont absolument vitales. Des couches de plus en plus larges de la population s’enfoncent ainsi dans la misère la plus noire. Ce qui a pour conséquence immédiate d’augmenter encore les revenus plus que confortables des seigneurs du capital. Mais cette politique n’est pas que le fruit d’une avidité démesurée des actionnaires et qui pourrait donc être corrigée en « moralisant » le capitalisme ; elle est absolument nécessaire au capital. En effet, étant donné que les entreprises ont l’obligation de produire toujours plus et à moindre coût et en même temps ne pas augmenter, voire baisser les salaires réels, afin d’assurer sans cesse plus de profits à leurs actionnaires et rembourser leurs prêts auprès des banques avec intérêts, la croissance de la production dépasse toujours celle des revenus, ce qui condamne le capitalisme à des crises de surproduction répétitives et de plus en plus brutales. Les baisses d’impôts, parmi d’autres volets de la politique néolibérale, étaient un moyen d’essayer de retarder la crise. Les « experts » néolibéraux autoproclamés prétendaient que leurs recettes allaient assurer une croissance perpétuelle sans plus jamais de crise, or on a vu qu’elles n’ont fait qu’un peu repousser celle-ci, la rendant par contre encore plus brutale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#c0c0c0;"&gt;A présent, les milieux bourgeois voudraient baisser les impôts encore plus, afin de faire payer aux travailleurs leur crise et essayer de sauver au moins en parti leurs intérêts égoïstes. Cette politique ne saurait être la nôtre. La crise que nous traversons rappelle plus que jamais que les intérêts de l’immense majorité de la population et ceux des puissants de ce monde sont strictement antagoniques, ce qui pose la nécessité pour toutes les classes que le capitalisme opprime de s’organiser politiquement pour arracher le pouvoir au patronat et à ses pseudo-experts et de construire une société socialiste qui seule peut correspondre à leurs aspirations. Et il n’y a aucune raison de sauver le capitalisme, et à fortiori pas en faisant payer ce sauvetage aux masses populaires. Il n’y a donc pas plus de raison de continuer de baisser les impôts, au contraire il faut massivement les augmenter pour les hauts revenus, car non seulement une imposition fortement progressive est nécessaire pour assurer une redistribution, même limitée, des richesses à travers les prestations sociale, mais elle est aussi pour assurer les investissements socialement indispensables, comme l’école publique et gratuite, les infrastructures et logements publics, les services publics qui pour être de qualité ne peuvent parfois qu’être déficitaires…dépenses que les partis bourgeois ont tendance à négliger et à privatiser si possible, ce qui signifie délabrement, mauvaise qualité et inaccessibilité pour une large partie de la population&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le Parti du Travail propose donc :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;1. D’augmenter fortement les impôts directs pour les hauts revenus afin de revenir sur les baisses d’impôts successives tout en accentuant la progressivité de la fiscalité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;2. De taxer fortement les profits spéculatifs, les dividendes et les holdings.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;3. De fixer le centime additionnel des communes au même taux (proche de celui des communes urbaines) et d’établir une péréquation intercommunale avec le versement des excédents communaux dans une caisse commune afin de supprimer les paradis fiscaux pour hauts revenus tels que Cologny ou Vandoeuvre et de financer ainsi les indispensables dépenses sociales, d’infrastructures et culturelles des communes urbaines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;4. De taxer fortement les entreprises qui licencient tout en faisant des bénéfices.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;5.De mettre en pratique le principe de la Taxe Tobin afin d’imposer fortement les capitaux purement spéculatifs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;6. De s’opposer à toute hausse de la TVA et d’autres taxes indirectes, il faut au contraire les remplacer par l’imposition directe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;7. D’abolir les forfaits fiscaux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;8. De supprimer le secret bancaire pour pouvoir poursuivre sévèrement la fraude et la soustraction fiscale qui font perdre de milliards aux pays pauvres, mais aussi à la Suisse car des riches contribuables helvétiques en abusent massivement aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5014145581581121490?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5014145581581121490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5014145581581121490&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5014145581581121490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5014145581581121490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/10/contre-la-politique-des-caisses-vides.html' title='Contre la politique des caisses vides, pour une fiscalité redistributive'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Ssj6t3QFkHI/AAAAAAAAAOw/Bwzo8vpJqOk/s72-c/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1322396742772118141</id><published>2009-10-04T17:57:00.005+02:00</published><updated>2009-10-04T18:22:34.470+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Un autre monde est possible s’il est socialiste</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 414px; DISPLAY: block; HEIGHT: 501px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388775545732401938" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SsjGztGxCxI/AAAAAAAAAOI/AE72JJhWmzM/s400/rsfsr.jpg" /&gt; &lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;traduction haut: République socialiste fédérative soviétique de Russie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;traduction en bas: Les travailleurs n'ont rien à perdre que leurs chaînes,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;ils ont un monde à gagner (K.Marx et F.Engels)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#9999ff;"&gt;Conclusion du programme électoral du Parti du Travail, rédigée par mes soins&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;En tant que parti des classes que le capitalisme opprime, le Parti du Travail lutte pour la défense des intérêts des exploités et pour leurs revendications immédiates qui dans le rapport de force actuel sont bien trop souvent des revendications défensives ou réformistes. Mais notre but ne saurait évidemment se limiter à préserver les très maigres conquêtes sociales des travailleurs suisses ni à participer aux institutions bourgeoises afin de «gérer autrement» ou de «réformer» la société capitaliste. Car essayer de résoudre les contradictions sociales et économiques dans le cadre du capitalisme relève de la cadrature du cercle. Le problème principal de la société actuelle, dont découlent toutes les autres, est la propriété privée sur les moyens sociaux de production, de crédit et d’échange. La loi fondamentale du capitalisme est la maximisation des profits par tous les moyens, même les plus criminels ; en dehors de cette loi il ne saurait fonctionner, il n’est pas réformable. C’est pourquoi, le but fondamental du Parti du Travail est le renversement politique de la bourgeoisie, la prise du pouvoir par les travailleurs, l’abolition du capitalisme et la socialisation des moyens de production pour l’édification d’une société socialiste, puis d’une société communiste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Le Parti du Travail tient à participer aux parlements car toutes les formes de lutte sont nécessaires, y compris la lutte institutionnelle, qui permet d’obtenir certaines victoires, même partielles, et de renforcer le Parti et le mouvement populaire de résistance. Toutefois, le parlementarisme ne saurait être pour nous un but en soi, ni le moyen principal pour construire le socialisme. En effet, la résistance de la bourgeoisie qui n’acceptera jamais volontairement de perdre ses privilèges et qui recourt à des solutions de type fasciste dès qu’elle se sent menacée, les limites des processus parlementaires qui n’associent pas les masses aux décisions, la nature non réformable du capitalisme qui ne peut fonctionner en dehors de sa loi fondamentale, rendent toute stratégie de type transformiste, reposant sur une transformation progressive du capitalisme en socialisme, illusoire et menant nécessairement à l’abandon de tout horizon communiste. Au contraire, une rupture de type révolutionnaire est nécessaire : "Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l'encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l'instauration d'une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l'ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l'exploitation." (Rosa Luxemburg)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;L’objectif fondamental du Parti du Travail est de rassembler les classes populaires dans un mouvement de lutte pour renverser la domination des capitalistes, qui ne gouvernent que dans leur intérêt exclusif et par l’oppression d’une large majorité de la population, briser la machine de l’Etat bourgeois et l’instauration d’une démocratie populaire. En effet, l’Etat dans sa forme actuelle, fondée sur une démocratie purement représentative et la séparation des pouvoirs, construite comme une structure verticale et séparée de la société, est avant tout une machine destinée à assurer la domination bourgeoise et réprimer au besoin ses adversaires. Même une majorité parlementaire révolutionnaire pacifiquement élue ne saurait s’appuyer sur cet appareil d’Etat pour réaliser jusqu’au bout un projet d’émancipation du peuple. Car dans l’Etat sous sa forme actuelle, le pouvoir réel appartient à l’exécutif et plus particulièrement à une bureaucratie dont aucun échelon n’est élu, même les plus hauts, qui n’a donc pas de comptes à rendre au peuple et qui à son sommet fonctionne dans une véritable fusion organique avec le grand capital. Pour réaliser concrètement l’émancipation des classes populaires et une société socialiste, il faut rompre avec le modèle autoritaire et oppressif de l’Etat bourgeois et construire à la place une démocratie populaire, avec comme organe de base le conseil de quartier, formée de tous les habitants et le conseil de travailleurs de chaque entreprise, et fondée sur l’élection de toutes les organes de l’Etat du bas vers le haut, où les membres des chaque instance seraient délégués, élus et en tout temps révocables, de celle immédiatement inférieure avec mandat de défendre les positions que celle-ci aurait prise ; ainsi que l’élection de tous les fonctionnaires importants. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire suisse, l’Etat ne serait plus une machine oppressive séparée de la société et aux mains de représentant de la classe dirigeante, mais l’organisation réellement démocratique de la majorité de la population.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Cette nouvelle démocratie populaire aura pour but immédiat la socialisation de tous les moyens de production, de crédit et d’échange, afin de remplacer le marché par le plan centralisé comme instance régulatrice de l’économie, avec un organe central de planification démocratiquement élu et la gestion des entreprises par les travailleurs, organisés en conseil, élisant et contrôlant tout le personnel dirigeant. Une économie socialiste ainsi organisée permettra une production et une distribution en fonction des besoins de la société, sans aucune considération de profit, donc sans pauvreté ni privilèges ni chômage, sans mobing ni surtravail, avec au contraire une réduction du temps de travail substantielle, aux environs de cinq heures par jour. La planification centralisée et démocratique de l’économie permettra aussi l’abandon du dogme de la croissance et une décroissance nécessaire pour la préservation durable de l’environnement, décroissance qui pourra se faire sans appauvrissement, excepté pour les riches, par la suppression des privilèges et des dépenses de luxe, par la suppression des dépenses militaires et des choix de production non gaspilleurs, la priorité à la qualité plutôt qu’à la quantité et le remplacement des énergies fossiles par les technologies renouvelables. La libération de l’humanité des chaînes de la propriété privée permettra aussi de soustraire la culture et l’information du contrôle par le capital, et donc une authentique liberté d’expression par les médias publics et associatifs et des possibilités aujourd’hui inexistantes pour les artistes. Ce contrôle démocratique populaire sur la politique et l’économie permettra la suppression définitive de toute oppression et de toute exploitation, la possibilité pour chaque être humain de bénéficier d’une vie digne et d’un épanouissement social et culturel authentique ; avec comme but final la construction d’une société communiste, une société qui pourra inscrire sur ses bannières « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », une société « où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ». (Karl Marx)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1322396742772118141?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1322396742772118141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1322396742772118141&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1322396742772118141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1322396742772118141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/10/conclusion-du-programme-electoral-du.html' title='Un autre monde est possible s’il est socialiste'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SsjGztGxCxI/AAAAAAAAAOI/AE72JJhWmzM/s72-c/rsfsr.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-7192717444396898834</id><published>2009-09-16T15:11:00.001+02:00</published><updated>2009-09-16T15:14:40.939+02:00</updated><title type='text'>Face à la crise, un séminaire des forces anticapitalistes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;La manifestation contre le forum de Davos tenue à Genève le 31 janvier de cette année, malgré l’interdiction scandaleuse et anti-démocratique prononcée par le Conseil d’Etat, a permis aux différentes organisations anticapitalistes (Parti du Travail, solidaritéS, Mouvement pour le socialisme, Gauche anticapitaliste, Action Autonome, Organisation socialiste libertaire, ATTAC, Forum social lémanique, ainsi que des écologistes radicaux non-organisés) de travailler ensemble et de réussir à avoir une bonne collaboration, même pour des formes de luttes semi-illégales avec à la clé un affrontement avec l’Etat bourgeois. Cette expérience a permis un rapprochement entre ces forces et la poursuite de la lutte contre le capitalisme en commun, la «coordination anti-wef» ayant continué ses réunions de façon régulière, pour préparer la résistance au WEF 2010, mais pas seulement ; ainsi, cette même coordination ayant organisé une manifestation contre le G20.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Or donc, ce travail commun ne se limite pas à l’organisation de manifs, où les discussions se limitent à la rédaction de l’appel unitaire et à la logistique. La crise que nous traversons actuellement a rendu des couches de plus en plus nombreuses de la population conscientes que le capitalisme est un système rapace et oppressif qui ne pourra jamais satisfaire leurs aspirations. Les seigneurs du capital sont décidés à faire payer leur crise aux travailleurs afin de sauver leur système et leurs privilèges, les licenciements de masse se succèdent, plus encore sont prévus…il est urgent d’organiser la lutte des travailleurs, pour la résistance, et pour renverser cette oligarchie au pouvoir et dépasser son système oppressif. Pour  relever ce défi, les organisations anticapitalistes composant la coordination anti-wef ont décidé d’organiser ensemble un séminaire public, intitulé «regards sur le capitalisme : analyses, perspectives et alternatives» afin de créer un cadre de discussion ouvert, afin de mettre en lumière leurs convergences et divergences dans l’analyse de la société actuelle, la vision d’une société non-capitaliste et la stratégie pour l’édifier ; dans l’optique d’un rapprochement pour mener ensemble une lutte révolutionnaire conséquente pour l’édification d’une autre société. Le séminaire aura lieu le samedi 26 septembre, à partir de 9h30, à la Maison des Associations (15 Rue des Savoises, à quelques pas des locaux du PdT). Pour le Parti du Travail interviendront le matin Esteban Muñoz pour l’analyse de la crise, et l’après-midi moi-même pour présenter un projet d’alternative au capitalisme. Le Parti du Travail vous convie chaleureusement à venir participer au séminaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-7192717444396898834?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/7192717444396898834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=7192717444396898834&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7192717444396898834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/7192717444396898834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/09/face-la-crise-un-seminaire-des-forces.html' title='Face à la crise, un séminaire des forces anticapitalistes'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-6919741950609979916</id><published>2009-08-11T22:43:00.006+02:00</published><updated>2009-08-13T00:00:47.945+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>L'AVIVO fête ses soixante ans : entretient avec René Ecuyer</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SoHbEUWULnI/AAAAAAAAAOA/VlqXEL0aJ5c/s1600-h/ren%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368813098030607986" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SoHbEUWULnI/AAAAAAAAAOA/VlqXEL0aJ5c/s400/ren%C3%A9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#33ff33;"&gt;René au 18e Congrès national du PST en 2006&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ccccff;"&gt;L'Association des Vieillards, Invalides, Veuves et Orphelins (AVIVO) fête ses soixante ans cette année. Le Parti du Travail ne pouvait manquer d'en parler dans son journal et pour ce faire j'ai eu le plaisir d'interviewer René Ecuyer, un de ceux qui connaissent le mieux l'AVIVO et son histoire. René Ecuyer (est-il encore besoin de le présenter?), secrétaire cantonal du Parti jusqu'en octobre 2008 et tête de liste pour les prochaines élections cantonales, avait adhéré au PdT à l'âge de 20 ans, et à 30 ans avait repris sur demande de Roger Dafflon l'office social de l'AVIVO qui ne fonctionnait plus depuis quelque temps, ce qui l'a vite amené à devoir prendre des dossiers avec lui pendant ses vacances afin d'avoir le temps de tout faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la propre histoire de l'AVIVO, elle commence dans les années quarante, avec des comites de vieillards, fondes par des membres du Parti du Travail, pour la création de retraites populaires. René met l'accent sur ce fait : "l'AVIVO est fondamentalement une émanation du Parti du Travail". Il faut savoir qu'avant 1948, il n'y avait en Suisse de prévoyance vieillesse que privée et réservée aux riches; si bien que les gens de condition modeste devaient travailler tant qu'ils le pouvaient, et dès qu'ils ne le pouvaient plus, ils étaient obliges de demander la charité publique de leur commune d'origine telle qu'inscrite dans leur passeport (souvent un village de Suisse allemande ou ils n'avaient jamais mis les pieds auparavant) pour y vivre dans un foyer, dans le déracinement et la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'AVS fut enfin concrétisée en 1948. La première AVS se montait à 40,- pour une personne seule et 70,- pour un couple; ce qui était ridiculement peu et bien en deçà du minimum vital, mais tout de même un progrès énorme : enfin les personnes âgées allaient pouvoir bénéficier d'une autonomie financière sans devoir travailler, et en bénéficier en tant que droit et non plus charité. Quant à l'AVIVO même, elle fut fondée à Genève en 1948, et au niveau national en 1949 sous la forme de l'Association Suisse des AVIVO. Elle devint rapidement une organisation de masse. Ainsi à Genève, l'AVIVO compte actuellement de l'ordre de 20 milles personnes, soit environ le tiers de tous les retraités genevois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;René explique que depuis sa fondation et jusqu'a aujourd'hui "l'AVIVO a trois objectifs fondamentaux : une bataille politique contre les inégalités sociales, une bataille pour la défense individuelle des retraités et une bataille contre la solitude". Le combat politique tout d'abord pour la hausse de l'AVS autrefois et contre le démantèlement des retraites aujourd'hui. Ensuite la défense individuelle, soit l'office social qui conseille les personnes et les informe de leurs droits que souvent celles-ci ne connaissent pas et ne peuvent donc pas utiliser. Et enfin, le combat contre la solitude dont souffrent souvent les personnes âgées qui consiste dans les multiples activités récréatives que l'AVIVO organise pour ses membres, dont la première fut l'arbre de noël où chaque participant recevait un petit cadeau, mais aussi des voyages, ou des billets soldés pour divers spectacles, et le thés dansants, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les communistes ont toujours joue un rôle moteur au sein de l'AVIVO, qu'ils ont fortement contribué a fonder: et des membres du Parti l'ont très souvent dirigé; comme Roger Dafflon ou actuellement Christiane Jacquet Berger, députée du POP au Grand Conseil vaudois et présidente en exercice de l'AVIVO au niveau national. Cette réalité a toujours été très bien acceptée au sein de l'AVIVO; elle est d'ailleurs logique: "les communistes sont naturellement appelés à se battre pour défendre les classes populaires, explique René, les autres partis ont essayé de créer des organisations de retraités concurrentes, mais ca n'a jamais marche, car ce n'est pas leur rôle." Par exemple, le parti radical avait une fois annoncé une telle association en grande pompe, plusieurs avocats radicaux se sont portes volontaires pour effectuer gratuitement la permanence juridique, l'affaire était sur les manchettes de tous les journaux... sauf qu'on en a jamais entendu reparler après la conférence de presse de fondation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré des dirigeants communistes, tous les partis, du moins toutes les opinions politiques ont toujours été représentés a l'AVIVO (des députés de droite y ayants parfois leurs parents), ce qui ne l'a pas empêché de disposer d'une grande unité d'action et d'une capacité de mobilisation impressionnante. Par exemple, très récemment, l'AVIVO a réussi à mobiliser 2000 personnes âgées en plein hiver pour manifester devant l'hôtel de Ville contre la hausse des impôts pour les rentiers AVS voulue par le Conseil d'Etat. De fait, l'AVIVO a toujours été représentée au Grand Conseil a travers les députés du PdT: "Quand je parlais, tout le monde disait, c'est l'AVIVO qui parle" se souvient René. Cette capacité de mobilisation, l'AVIVO a pu l'avoir sans jamais présenter une liste aux élections, précisément en agissant comme un syndicat de tous les retraités, indépendamment de leurs opinions politiques. " Toutes les batailles que l'AVIVO a gagne, elle l'a réussi sans être un parti politique". Là, René souhaite faire une critique, très sévère du comite de l'AVIVO, qui, sous l'impulsion de politiciens connus de la gauche genevoise, voulait présenter une liste pour le Grand Conseil, ce contre quoi il s'est battu a l'Assemblée Générale; car l'acceptation de ce projet aventureux aurait eu pour conséquence directe de transformer l'association en parti politique, devant comme tel avoir une ligne générale sur l'ensemble des questions politiques et ne pouvant donc plus représenter tous les retraités de Genève dans la diversité de leurs opinions politiques; un affaiblissement extrême aurait été alors inévitable et l'association de défense des retraités telle qu'on la connaît aurait alors été in fine sacrifiée aux ambitions personnelle de quelques dirigeants. "J'étais déjà contre de dépôt d'une liste a la Constituante, je pensais que ça serait une erreur, mais bon l'Assemblée a voté ... par contre le dépôt d'une liste au Grand Conseil aurait été une catastrophe, et rien que le simple fait d'en avoir parlé lors d'une conférence de presse avant l'assemblée générale (ce qui d'ailleurs était passablement antidémocratique, ndr) est une faute grave que nous allons payer très cher". Heureusement l'Assemblée générale de l'AVIVO a eu le bon sens de rejeter à une large majorité ce projet aventureux dont l'association n'avait nul besoin; car en ces temps où même les acquis sociaux les plus élémentaires sont menacés, l'AVIVO telle qu'elle existe actuellement est plus que jamais nécessaire pour la défense des intérêts des retraités des classes populaires. Le Parti du Travail souhaite un joyeux soixantième anniversaire a l'AVIVO et transmet a ses militants ses meilleurs vœux pour leurs luttes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-6919741950609979916?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/6919741950609979916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=6919741950609979916&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6919741950609979916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/6919741950609979916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/08/lavivo-fete-ses-soixante-ans-entretient.html' title='L&apos;AVIVO fête ses soixante ans : entretient avec René Ecuyer'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SoHbEUWULnI/AAAAAAAAAOA/VlqXEL0aJ5c/s72-c/ren%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-349898424818319630</id><published>2009-07-19T01:12:00.005+02:00</published><updated>2009-07-19T01:28:58.030+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Accord de libre-échange entre la Suisse (l'AELE) et la Colombie</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SmJZDg65-7I/AAAAAAAAANA/o8cT9Ml_Plw/s1600-h/Alvaro+Uribe.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 287px; DISPLAY: block; HEIGHT: 365px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359944423435795378" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SmJZDg65-7I/AAAAAAAAANA/o8cT9Ml_Plw/s400/Alvaro+Uribe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#66ff99;"&gt;le dictateur pseudo-démocrate &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#66ff99;"&gt;de&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#66ff99;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#66ff99;"&gt;Colombie &lt;span style="color:#66ff99;"&gt;Alvaro Uribe Velez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#66ff99;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Communiqué de presse du Parti du Travail à la rédaction duquel j'ai contribué&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;L'article 54, alinéa 2 de la Constitution suisse dit que «La Confédération s'attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse; elle contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ainsi qu'à promouvoir le respect des droits de l'homme, la démocratie, la coexistence pacifique des peuples et la préservation des ressources naturelles». Cela étant, cet article est scandaleusement bafoué par la volonté de l'assemblée nationale de conclure un accord de libre-échange avec la Colombie, volonté concrétisée par les négociations actuellement en cours entre Doris Leuthard et Alvaro Uribe à Bogota. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Un accord de libre-échange entre la Suisse et la Colombie est un soutien direct au régime violemment anti-social et répressif d'Alvaro Uribe. Le Parti du Travail souhaite rappeler que 60% des syndicalistes assassinés dans le monde en 2008 étaient colombiens et que les exécutions extrajudiciaires de syndicalistes, d'opposants politiques ou de journalistes critiques envers le régime en place, soit disant démocratique, continuent impitoyablement, preuve que le prétendu désarmement des milices paramilitaires d'extrême-droite n'est que de la poudre aux yeux, comme le dénoncent les rapports des ONG activent dans la défense des droits humains. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Le scandale des faux positifs et les déclarations du rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, ont mis explicitement en cause la responsabilité des paramilitaires et de l'armée colombienne. Ils ont travaillé main dans la main, se livrant à des massacres et à des exactions abominables contre les populations civiles, les opposants à l'oligarchie colombienne et les paysans. Il est à rappeler que des milliers de paysans, d’indigènes et d’afro-descendants ont été chassé de leurs terres pour le compte des multinationales, le déplacement forcé de population est aussi une méthode d’intimidation contre le peuple et de destruction du tissu social. Alvaro Uribe n'a eu aucune peine à s'asseoir à la même table avec les paramilitaires d'extrême-droite (ce qu'il a toujours refusé de faire avec les FARC) et à amnistier des criminels qui ont pratiqué la torture, la disparition forcée et les assassinats. Seul un nombre ridicule d'armes ont été rendues, or le régime uribiste avec ses milices paramilitaires est le bras armé de l'oligarchie colombienne et des multinationales, qui profitent de cette alliance organique avec l'Etat pour mener une politique violemment anti-syndicale, faite de mépris pour les droits les plus élémentaires des travailleurs, de licenciements abusifs des syndicalistes, voire de leur élimination physique pure et simple.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Il est de notoriété publique en Suisse que la multinationale Nestlé est trempée dans ce genre d'abus à très large échelle en Colombie, elle a été accusée par le Tribunal des Peuples, des organisations comme Amnesty International, le CETIM, AJJ, la Déclaration de Berne ou encore Alliance Sud. Derrière une démocratie de façade, le régime uribiste est de facto une dictature d'extrême-droite, reposant sur la corruption, l’impunité, le mépris pour les droits de l'homme et la terreur. Il y aurait environ 7000 prisonniers politiques en Colombie, chiffre difficilement vérifiable puisque pour le gouvernement le conflit armé est masqué par la guerre contre le terrorisme et le narco-trafique, faisant fi de la Convention de Genève. Par ailleurs, dans le cadre de l’escalade des percutions contre les dirigeants de l’opposition manifestant ouvertement leurs divergences contre le régime du Président colombien Alvaro Uribe Velez, surgit l’injuste et mensongère accusation contre Jaime Caicedo, professeur universitaire à la carrière renommée: académicien et chercheur social, conseiller communal de Bogota, actuel secrétaire général du Parti Communiste Colombien et dirigeant national de Pôle Démocratique Alternatif. Le Parti du Travail souhaite exprimer sa solidarité envers Jaime Caicedo et salue son combat pour le plein exercice des droits et libertés civils en Colombie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Le nom de Jaime Caicedo s'ajoute à la déjà longue liste des personnes blâmées et poursuivies par le gouvernement à l'intérieur du territoire colombien comme à l'extérieur. En Suisse, entre autres cas, la leader sociale de l'Association Paysanne de l'Arauca (ACA), Luz Perly Cordoba, a dû subir une enquête fédérale suite à la plainte déposée contre elle et sa famille par la Colombie. Il est très inquiétant de constater que la Suisse, en procédant ainsi, ne défend pas les intérêts des réfugiés politiques colombiens qu'elle a accueillis sur son sol, alors même que par son rôle de facilitateur dans le conflit colombien, la Confédération est avertie des méthodes gouvernementales scandaleuses en vigueur dans ce pays.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Finalement, il est regrettable que les arguments du sénateur Jorge Enrique Robledo, du Pôle démocratique alternatif, délivré en mai 2009 lors de son passage en Suisse aux parlementaires fédéraux, n’ont pas été entendus. Il avertissait que cet accord économique n’était pas bon pour l’intégration régionale de la Colombie, puisqu’en signant des accords bilatéraux l’union Européenne déstructure non seulement la CAN mais appauvrit aussi la population colombienne, ce qu’il a considéré ne pas être très démocratique. « De plus, personne ne connaît ses accords, moi-même qui suis sénateur, je ne les connaissais pas car c’est des négociations presque clandestines, le peuple ignore leur contenu » a-t-il ajouté lors d’une interview.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#9999ff;"&gt;Signer l'accord de libre-échange entre la suisse et la Colombie reviendrait à soutenir ce régime, juste l'exact contraire de la promotion des droits de l'homme, du droit international et de la démocratie que la Suisse avait inclue dans ses recommandations à la Colombie lors de la troisième session d'examens périodiques universels de l'ONU de fin 2008. Le Parti du Travail regrette que la vigueur de ces recommandations soit atténuée par l’intérêt purement économique de la Suisse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-349898424818319630?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/349898424818319630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=349898424818319630&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/349898424818319630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/349898424818319630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/07/accord-de-libre-echange-entre-la-suisse.html' title='Accord de libre-échange entre la Suisse (l&apos;AELE) et la Colombie'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SmJZDg65-7I/AAAAAAAAANA/o8cT9Ml_Plw/s72-c/Alvaro+Uribe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5925650918970578499</id><published>2009-06-24T18:21:00.002+02:00</published><updated>2009-06-24T18:38:25.083+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Plateforme commune solidaritéS-Parti du Travail/ liste n°4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Un travail décent pour toutes et tous:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Salaire minimum légal permettant de vivre décemment, mesures contre les licenciements dont l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, réduction importante du temps de travail avec maintien des salaires pour favoriser la qualité de vie, lutte contre les horaires de travail atypiques contre le travail sur appel et la flexibilisation-précarisation des conditions de travail, égalité salariale hommes-femmes: à travail égal - salaire égal, reconnaissance du travail éducatif et ménager, renforcement et extension des conventions collectives à toutes les branches et professions, respect et renforcement des droits et libertés syndicales sur les lieux de travail.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Un bouclier social:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Revenu minimum d’insertion, défense des acquis sociaux et rétablissement des prestations sociales supprimées (SCARPA, abonnements TPG, etc.), maintien des prestations municipales aux bénéficiaires SPC-OCPA, unification des barèmes sociaux donnant droit aux prestations prenant en compte les charges réelles des citoyen-ne-s, amélioration des prestations de chômage avec un suivi et un soutien accru dans la recherche d’emploi, y compris pour les personnes en fin de formation, lutte pour des retraites permettant de vivre décemment aujourd’hui et demain avec une priorité au renforcement de l’AVS.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Défense des services publics:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Pour des prestations de qualité répondant aux besoins de la population. Développement du service sanitaire public (soins à domicile, transports sanitaires urgents, transports handicap, EMS...), contre le scandale des hausses de prime, pour une caisse maladie publique aux primes proportionnelles aux revenus. Une formation de qualité pour toutes et tous, pour la création de véritables emplois d’utilité publique sociale et écologique, maintien des offices postaux de proximité et d’autres services publics décentralisés, contre toute libéralisation-privatisation-marchandisation de nos services publics...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Pour plus de justice fiscale:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Suppression immédiate des forfaits fiscaux. Refus des cadeaux fiscaux à répétition aux privilégiés. Pour une fiscalité plus redistributive et plus équitable. Contre la politique des caisses vides. Contre la sous-enchère fiscale, contre le développement de la fiscalité indirecte et des taxes injustes. Pour la suppression du secret bancaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Mieux vivre ensemble dans un environnement sain:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;Priorité au logement social de qualité et bon marché, développement des écoquartiers, lutte contre la spéculation foncière, pour une meilleure protection des locataires, pas d’expulsion sans relogement. Priorité à des transports publics de qualité accessibles pour tous et toutes, gratuits pour les jeunes et les retraités, intensification des mesures pour freiner la dégradation de notre environnement, pour un tournant énergétique radical basé sur les énergies renouvelables, les économies d’énergie et la lutte contre le nucléaire... Priorité à la mobilité douce et mesures d’aménagement contre les déplacements inutiles et contraints. Pour une meilleure habitabilité en Ville notamment par la diminution du bruit et une amélioration de la qualité de l’air (respect des normes).&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Contre l’insécurité:&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;priorité et moyens accrus pour la prévention et refus du tout-répressif. Non au Taser! Création d’espaces autogérés par et pour les jeunes... Accès pour tous à des activités sportives non élitaires. Développement du budget culturel cantonal, soutien à la création indépendante et accès populaire garanti aux activités culturelles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Extension des droits démocratiques et luttes contre les discriminations:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Droit de vote et d’éligibilité cantonal et communal pour tous les résidents. Développement d’une politique antiraciste, anti-xénophobe, antisexiste, anti-homophobe et contre toutes les discriminations. Mesures concrètes contre les violences faites aux femmes. Pour la parité hommes-femmes dans les instances élues. Renforcement des droits démocratiques notamment en matière de référendums et d’initiatives populaires, respect du droit de manifester et de toutes les libertés publiques (liberté d’expression, d’association, etc.)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;Solidarité internationale et ouverture aux étrangers:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Défense d’un droit d’asile digne de ce nom dans le respect des droits humains. Régularisation de tous les résident-e-s sans-statut légal, ouverture et facilitation de l’intégration des étrangers-ères et refus des mesures policières contre la misère et la pauvreté. Refus des centres de rétention et de détention administrative. Développement de la solidarité nord-sud dans une politique de paix et de justice. Refus des dépenses militaires et de tous les engagements militaires à l’étranger, renforcement d’une véritable aide au développement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5925650918970578499?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5925650918970578499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5925650918970578499&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5925650918970578499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5925650918970578499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/06/plateforme-commune-solidarites-parti-du.html' title='Plateforme commune solidaritéS-Parti du Travail/ liste n°4'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-2564608881542708014</id><published>2009-06-05T22:34:00.006+02:00</published><updated>2009-06-05T22:43:52.537+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='impérialisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='international'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internationalisme prolétarien'/><title type='text'>L'attitude de la Corée du Nord est compréhensible</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SimDFnW1umI/AAAAAAAAAM4/I65NsUpJZIE/s1600-h/Drapeau_de_Coree_du_Nord-0f370-2dc6e.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343946565339167330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SimDFnW1umI/AAAAAAAAAM4/I65NsUpJZIE/s400/Drapeau_de_Coree_du_Nord-0f370-2dc6e.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Article de: &lt;a href="http://www.jeanjacquescandelier.fr/"&gt;Jean-Jacques Candelier&lt;/a&gt;, député PCF&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Votre député, favorable à la dénucléarisation mondiale, comprend cependant l'attitude de ce pays souverain et l'explique surtout par le dédain des grandes puissances et le non-respect de leurs engagements. Afin d'éviter une escalade de tensions dramatique, il interroge M. le Premier ministre pour réclamer, dans un esprit d'apaisement, l'installation rapide d'une ambassade de République populaire démocratique de Corée (RPDC) à Paris. Il ne s'agit en aucun cas d'apporter un soutien politique à la Corée du Nord mais de comprendre les raisons de son attitude afin d'éviter le pire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Les grandes puissances rivalisent de virulence pour réprouver les opérations militaires et l’attitude de la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC).&lt;br /&gt;Ces grandes puissances omettent cependant de dire que la RPDC est favorable, depuis longtemps, à la dénucléarisation de la péninsule, ce qui impliquerait le démantèlement de la base militaire américaine en Corée du Sud, ainsi que des armements nucléaires mobiles transportés par la flotte et l’aviation américaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Elles oublient d’indiquer que la RPDC est favorable, depuis longtemps, à la transformation de l’Accord d’armistice de 1953 en un véritable Traité de paix, ce qui impliquerait une négociation directe RPDC-États-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Elles oublient, enfin, de rappeler à l’ordre le Japon, qui est en cours de remilitarisation, en dépit des obligations de sa propre Constitution.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Ce « deux poids, deux mesures » est tout bonnement insupportable. En réalité, la politique actuelle de la RPDC est une réaction naturelle suite au rejet de ses multiples propositions, que les grands médias occultent systématiquement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Il faut aussi rappeler que, malgré les accords conclus sous la présidence Clinton, la RPDC n’a jamais obtenu, en échange de sa renonciation à l’arme nucléaire, les contreparties promises. Celles-ci concernent la livraison de réacteurs à eau légère, de pétrole et l’arrêt de l’embargo unilatéralement imposé. Ces contreparties étaient pourtant vitales pour le peuple coréen. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;&lt;br /&gt;La France qui, à travers la future Loi de Programmation Militaire, entend axer notre stratégie de défense sur la dissuasion nucléaire, au détriment de la nécessaire lutte contre la prolifération nucléaire mondiale, devrait comprendre la position de l’État souverain nord-coréen. L’épisode sanglant de l’envahissement de l’Irak a d’ailleurs démontré, si besoin était, que le droit international va toujours dans le même sens, celui des puissants. Dans le rapport de forces actuel, c’est la RPDC qui est sous la menace internationale ; elle l’est d’ailleurs depuis sa naissance !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;J’estime que le peuple coréen n’a que trop souffert de la guerre et des tentatives hégémoniques de l’étranger. La RPDC ne s’est pas mise au ban de la communauté internationale toute seule, par plaisir ! C’est pourquoi, en lieu et place de nouvelles sanctions néfastes et inefficaces, rétablir le dialogue et la confiance passe :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Par la fin de l’embargo américain, installé depuis plus de 50 ans maintenant, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Par l’ouverture de négociations avec les États-Unis, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Par l’arrêt des tentatives de dénigrement et de déstabilisation, &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Par le respect de la souveraineté du peuple coréen, conformément à la Charte des Nations Unies, en vue de favoriser le rapprochement des deux Corées, ce qui serait source de détente et de développement partagé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;Alors que la France, mauvais élève de l’Union européenne, continue à se refuser de reconnaître officiellement jusqu’à l’existence même de ce pays, l’établissement d’une ambassade de RPDC à Paris serait un premier geste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;J’interroge immédiatement M. le Premier ministre en ce sens.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#cccccc;"&gt;En savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="spip_in" href="http://www.jeanjacquescandelier.fr/IMG/doc/02-06-09_Coree_du_Nord_un_depute_PCF_fustige_la_virulence_des_grandes_puissances_AFP.doc"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dépêche de l’AFP&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a class="spip_in" href="http://www.jeanjacquescandelier.fr/IMG/doc/03-06-09_Coup_de_plume_sur_la_Coree_du_Nord_La_Voix_du_Nord.doc"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Article de la Voix du Nord&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-2564608881542708014?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/2564608881542708014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=2564608881542708014&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2564608881542708014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/2564608881542708014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/06/lattitude-de-la-coree-du-nord-est.html' title='L&apos;attitude de la Corée du Nord est compréhensible'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SimDFnW1umI/AAAAAAAAAM4/I65NsUpJZIE/s72-c/Drapeau_de_Coree_du_Nord-0f370-2dc6e.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-5489164525332370249</id><published>2009-06-04T01:32:00.004+02:00</published><updated>2009-06-04T02:04:45.442+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>Lettre ouverte à ceux qui ne veulent pas de contre-réformes scolaires</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SicMpq69c9I/AAAAAAAAAMo/lVsEqSKl0jc/s1600-h/noncycleexclu.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343253392934138834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 246px; CURSOR: hand; HEIGHT: 206px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SicMpq69c9I/AAAAAAAAAMo/lVsEqSKl0jc/s400/noncycleexclu.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ccff;"&gt;« Le 17 mai les Genevois choisissent entre une école qui cadre (IN134) et une école qui soigne (Contre-projet) soutenue par la majorité des partis qui se sont entendus sur le plus petit dénominateur commun : ne pas changer grand-chose à la catastrophe actuelle du Cycle d'orientation ; faire semblant : comme il y a eu les fausses notes, cette fois-ci, il y a les fausses réformes. » (Jean-Romain). Le célèbre philosophe conservateur est sans doute beaucoup trop dur avec le Parti radical sur les listes duquel il sera probablement élu député cet automne. Car le Parti du Travail n’a pas trouvé le contre-projet si fondamentalement différent de l’initiative ; s’il n’est sans doute pas aussi rétrograde, il va pourtant dans le même sens d’une manière certes bien plus édulcoré. En effet le contre-projet et l’initiative ont en commun l’essentiel : la réintroduction des sections pour un durcissement de la sélection. Sans aucun doute le système actuel avec deux filières, soit des classes quasi-hétérogènes en A et des véritables classes ghettos en B est catastrophique car les élèves qui se retrouvent en B n’ont que des possibilités de formation ultérieure plus que réduites et se retrouvent souvent éjectés de toute formation et donc du marché de l’emploi et donc précarisés à vie. Mais le réseau REEL de même que le Grand Conseil n’ont rien trouvé de mieux pour résoudre ce problème que de rendre le système pire encore. Certes le contre-projet prévoit des mesures d’appui aux élèves en difficulté qui ont l’air intéressantes mais qui en fin de compte n’offrent strictement rien de nouveau par rapport à ce qui existe déjà, et s’il y des déficiences en la matière actuellement ce n’est pas faute de base légale mais faute de moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’initiative prévoyait quatre filières en septième et six en huitième et en neuvième, le contre-projet trois filières pour toutes les années ; la différence est seulement quantitative et non qualitative. Sans doute que l’initiative allait nettement plus loin que le contre-projet en matière de contre-réforme ; outre qu’en impliquant plus de filières elle est nettement plus anti-égalitaire, en plus elle prévoyait une sélection bien plus rigide que le contre-projet (selon les initiants, un changement de filière ne devrait pouvoir se faire qu’avec examens de promotion) et comme seule solution pour résoudre les problèmes sociaux et psychologiques des élèves le retour d’une note de comportement. Et régression plus grave encore, le réseau REEL souhaitait réduire le rôle de l’école obligatoire à l’acquisition de connaissances de base en Français, en mathématiques et en culture générale pour satisfaire aux exigences du marché de l’emploi. Or le Parti du Travail considère qu’il n’est pas acceptable de réduire les buts de l’éducation publique à former une force de travail docile pour le patronat. Actuellement le Cycle vise des objectifs bien plus ambitieux qui sont « développer l’ouverture d’esprit, la faculté de discernement, l’autonomie, la solidarité, toutes compétence qui contribuent à l’éducation citoyenne » ; « il assure un équilibre dans le développement des différentes aptitudes (intellectuelles, manuelles, physiques et artistiques) des adolescents, qui leur permet de trouver du sens de leur apprentissages et leur donne progressivement les éléments de choix de leur parcours de formation ». Bref actuellement le Cycle d’orientation vise à former des citoyens libres capables de prendre leur destin en main et dotés d’un esprit critique ; c’est une conquête fondamentale de la classe ouvrière et le Parti du Travail luttera résolument contre toutes les forces néoconservatrices qui veulent nous faire retourner au capitalisme sauvage du XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que le Parti du Travail est opposé au retour des filières, car sélectionner les élèves dès l’âge de douze ans en fonction de leurs résultats en primaire et choisir ainsi leur orientation professionnelle future revient à sélectionner selon les revenus de leurs parents (car les parents aisés ont en moyenne plus de temps et plus de moyens pour suivre l’éducation de leurs enfants), les difficultés personnelles et familiales. Loin « d’orienter » les élèves selon leurs aspirations, une sélection par filières n’a d’autre conséquence que de renforcer des privilèges de classe. Un tel système contribue à renforcer l’idéologie de la concurrence et de la méritocratie, crée chez les élèves de la filière supérieure le sentiment d’appartenance à une élite dotée de privilèges légitimes, et chez ceux des filières inférieurs un sentiment d’échec à-priori qui se transforme trop souvent en échec réel plus tard. Et évidemment la transmission de toute valeur de solidarité devient alors illusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi le Parti du Travail ne peut que se réjouir du rejet d’une initiative rétrograde, mais la vraie bataille aura lieu cet automne lorsque le contre-projet accepté le 17 mai sera opposé à l’initiative 138, lancée par la coordination enseignement, que le Parti soutient car elle correspond à notre vision de l’éducation. En effet, cette initiative propose des classes entièrement hétérogènes et des moyens d’appui réellement nouveaux, à savoir une aide à la transition entre la primaire et le Cycle, ainsi qu’entre le Cycle et le post-obligatoire, de même que des possibilités réelles de transfert entre les filières du post-obligatoire, afin de remédier à la situation actuelle où beaucoup d’élèves sont interdits de redoublement ou de transfert et se retrouvent éjectés de quelque cursus de formation que ce soit et donc éjectés du marché du travail. Or les principaux dirigeants socialistes et verts ont déjà annoncé qu’ils recommanderaient désormais le rejet d’une initiative qu’ils ont contribué à lancer ; il y a même des velléités de pression des ces milieux sur les initiants pour qu’ils retirent leur initiative, afin d’épargner aux appareils rose-vert de trop montrer leur opportunisme avant les élections. Pourquoi ce soudain changement de cap ? C’est que les apparatchiks sociaux-démocrates et écolo auraient conclu des accords avec la droite au parlement pour la rédaction du contre-projet et auraient donc désormais des obligations envers leurs « partenaires de droite ». Nous ne pouvons que constater jusqu’où mène la collaboration de classe, les obligations de la « gauche parlementaire » envers les partis bourgeois les libérant de celles envers le peuple. Contrairement aux opportunistes rose-verts, le Parti du Travail continuera sa lutte pour une éducation au service des classes que le capital opprime et non à celui du patronat, une éducation qui forme des citoyens libres et non de simples facteurs de production.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-5489164525332370249?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/5489164525332370249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=5489164525332370249&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5489164525332370249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/5489164525332370249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/06/lettre-ouverte-ceux-qui-ne-veulent-pas.html' title='Lettre ouverte à ceux qui ne veulent pas de contre-réformes scolaires'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/SicMpq69c9I/AAAAAAAAAMo/lVsEqSKl0jc/s72-c/noncycleexclu.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-969826525220657402</id><published>2009-06-04T00:48:00.007+02:00</published><updated>2009-06-04T01:36:00.378+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><title type='text'>Un jeune de 17 ans assassiné par la police à Bienne</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k1HodhO9Fus6RwdYWX" width="320" height="256" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1zff3_rouge_news"&gt;Rouge&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Vidéo envoyée par&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/kropotskin"&gt;kropotskin&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Chansons:&lt;br /&gt;#1 17 ♪ La Jeune Garde&lt;br /&gt;#2 Dominique Grange ♪ Les Nouveaux Partisans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/kropotskin"&gt;http://www.dailymotion.com/kropotskin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Communiqué de jeunes solidaires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Source:&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.autonome.ch/"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Action Autonome&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Hier soir à Bienne, un jeune de 17 ans est mort pércuté par en train en tentant d’échapper à la police. Nous avons écrit ce communiqué et allons le distribuer dans les bars, boîtes de nuit et salles de concert à bienne ce soir. nous appelons les gens à reproduire et distribuer ce texte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;AUJOURD’HUI LES FLICS NOUS COURRENT APRES. DEMAIN ILS NOUS TIRERONT DESSUS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Vendredi soir à Bienne vers 3 heures du matin, un jeune de 17 ans (pour l’instant sans nom n’est pas connu) est mort, percuté par un train en tentant d’échapper à la police. Son crime ? Tirer une charette de bois qui semblait suspecte au regard des flics. La chasse aux jeunes est devenue monnaie courante, mais cette fois ça a tourné au drame. Dans sa volonté de mettre la jeunesse au pas, l’Etat a développé un arsenal de réglements et dispositions digne de „la lutte contre le terrorisme“. Interdictions de périmètre, interdictions de rassemblement, prisons pour mineurs, stages de rééducation et couvre-feu (Viège est la dernière commune à l’adopter). La jeunesse passe ses nuits à fuir les flics. Que le bois que transportait le jeune était volé (ce qui reste encore à prouver) n’est pas le problème. Le problème c’est que pour satisfaire la soif de sécurité alimenté par des politiciens et des medias hystériques, les flics coursent les jeunes jusqu’à risquer de les tuer. Que ce soit dans les banlieues françaises, dans les rues d’Athènes ou dans le métro d’Oakland, nous sommes tous et toutes concérnéEs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Aujourd’hui ils nous courrent aprés. Demain ils nous tireront dessus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Nous sommes tous et toutes Zyed Benna et Bouna Traoré Nous sommes tous et toutes Alexis Grigoropoulos Nous sommes tous et toutes Oscar Grant Nous sommes tous et toutes ce jeune de 17 ans Nous sommes tous les morts assassinés par l’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Montrons leur que nous les laissons pas tuer nos frères et soeurs en silence. Rassemblement demain dimanche à 18h00 devant la gare de ta ville. Nous transmettons nos condoléances aux proches de la victime Pas de justice, pas de paix !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;Fais circuler l’info. Des jeunes solidaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33cc00;"&gt;31 mai 2009&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-969826525220657402?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/969826525220657402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=969826525220657402&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/969826525220657402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/969826525220657402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/06/rougeun-jeune-de-17-ans-assassine-par_04.html' title='Un jeune de 17 ans assassiné par la police à Bienne'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1370527141894599885</id><published>2009-05-03T15:21:00.003+02:00</published><updated>2009-08-31T11:35:44.472+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lutte de classe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Pour un monde socialiste</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;embed height="256" type="application/x-shockwave-flash" width="320" src="http://www.dailymotion.com/swf/k7iwjDN26SUugTmdfg" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x35gza_les-partisans0002"&gt;Les partisans_0002&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Vidéo envoyée par&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/trotsky-1917"&gt;trotsky-1917&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;"Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent étre que des parasites, il ne peut y avoir liberté réelle et véritable"LENINE&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Conclusion de la brochure programmatique du PdT éditée pour le 1er mai, également rédigée par mes soins. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;En tant que Parti des classes que le capitalisme opprime, le Parti du Travail lutte pour les exigences immédiates des exploités, mais notre programme va au-delà des propositions concrètes avancées dans les pages précédentes. Essayer de résoudre les problèmes que nous avons évoqués dans le cadre du capitalisme relève de la quadrature du cercle. En effet, le problème fondamental dont découlent tous les autres est la propriété privée sur les moyens de production, de crédit et d’échange. Notre ambition ne saurait donc nullement être de « réformer » ou de « mieux gérer » la société actuelle. Au contraire, nous estimons que l’intérêt des travailleurs est de détruire cette société, de renverser la bourgeoisie pour prendre le pouvoir, abolir le capitalisme et construire à la place une société socialiste, puis communiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre but fondamental est de rassembler les classes populaires pour renverser la domination des capitalistes, qui ne gouvernent que dans leur intérêt exclusif et par l’oppression d’une large majorité de la population. La démocratie populaire que nous voulons suppose de briser la machine de l’Etat bourgeois, fondée sur la séparation des pouvoirs où le peuple est réduit à un simple contrepoids et où le pouvoir réel appartient à une classe politique qui est majoritairement composée de représentants de la bourgeoisie, avec une prédominance d’une bureaucratie cooptée et qui n’a donc aucun compte à rendre au peuple et qui entretient des relations fusionnelles avec la bourgeoisie ; détruire la machine de l’Etat bourgeois pour la remplacer par une démocratie populaire dont l’organe de base serait le conseil des travailleurs, avec élection de toutes les fonctions de bas en haut et où les conseils des travailleurs détiendraient non pas une partie mais tout le pouvoir, ce qui permettrait que pour la première fois dans l’histoire suisse le pouvoir appartienne au peuple et non à une élite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nouvelle démocratie populaire aura pour but immédiat la socialisation de tous les moyens de production, de crédit et d’échange, afin de remplacer le marché par le plan centralisé comme instance régulatrice de l’économie ; ce qui permettra une production et une distribution en fonction des besoins de la société, sans aucune considération de profit, ainsi que l’abandon du dogme de la croissance pour une production respectueuse de l’environnement. Ce contrôle démocratique populaire sur la politique et l’économie permettra la suppression définitive de toute oppression et de toute exploitation afin de construire une société communiste, une société qui pourra inscrire sur ses bannières « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », une société « où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ». (Karl Marx)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1370527141894599885?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1370527141894599885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1370527141894599885&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1370527141894599885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1370527141894599885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/05/pour-un-monde-socialiste.html' title='Pour un monde socialiste'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-3409854223622715081</id><published>2009-05-03T15:10:00.004+02:00</published><updated>2009-05-03T15:28:46.726+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise du capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Crise du capitalisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sf2YcoAnN0I/AAAAAAAAAMQ/9eAdSTBvSBY/s1600-h/IMG_0431-b3a50.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331585151420282690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sf2YcoAnN0I/AAAAAAAAAMQ/9eAdSTBvSBY/s400/IMG_0431-b3a50.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Introduction de la brochure programmatique du PdT éditée pour le 1er mai, rédigée par mes soins.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#33ff33;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9900;"&gt;Depuis quelques mois, le capitalisme vit sa plus grande crise depuis 1929, probablement la pire crise de son histoire. L’économie est en récession, de plus en plus d’entreprises font faillite et licencient en masse, le Bureau International du Travail prévoit 50 millions de chômeurs de plus pour cette année. Selon toute vraisemblance, et selon toutes les analyses sérieuses, cette crise devrait durer encore au moins quinze ans ; il n’y a pas de raison d’ailleurs qu’une crise de telle ampleur dure moins, celle de 1929 ne s’est achevée qu’avec la Seconde Guerre mondiale. Celle que nous vivons actuellement a éclaté avec les subprimes américains, pour s’étendre à toute la finance de ce pays, puis à toute l’économie mondiale. Pour l’instant, l’économie réelle en Suisse est relativement épargnée, mais celle-ci ne saurait tarder à être touchée de plein fouet dans les quelques prochains mois ; selon toutes les prévisions, le pire de la crise est devant nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles sont les causes structurelles de cette crise ? Selon Atilio Borón, docteur en sciences politiques, professeur titulaire de théorie politique et sociale, directeur du Programme latino-américain de télé-enseignement en sciences sociales (PLED) : « il s'agit d'une crise de surproduction doublée d'une crise de sous-consommation. Ce n'est pas par hasard qu'elle a éclaté aux États-Unis puisque ce pays vit artificiellement, depuis plus de trente ans, de l'épargne extérieure et du crédit extérieur, deux choses qui ne sont pas infinies : les entreprises se sont endettées au-delà de leurs possibilités ; l'État s'est endetté lui aussi au-delà des siennes pour faire face non à une guerre, mais à deux, non seulement sans augmenter les impôts, mais même en les réduisant, tandis que les citoyens sont systématiquement poussés par la publicité à s'endetter pour soutenir une surconsommation effrénée, irrationnelle et gaspilleuse. » La financiarisation de l’économie n’a donc fait que retarder artificiellement la crise de surproduction, qui n’a fait qu’éclater avec plus de violence lorsque le décalage avec l’économie réelle est devenu intenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des années, les maîtres du monde et leurs « experts » autoproclamés ont imposé aux peuples des politiques néolibérales de dérégulation de l’économie, de privatisations et de liquidation des acquis sociaux obtenus par des décennies de lutte, sous prétexte que ces mesures étaient nécessaires à la bonne santé de l’économie. Or le néolibéralisme a conduit le capitalisme à une crise sans précédant, et aujourd’hui les chantres du « moins d’Etat » et de la « concurrence libre et non faussée » se disent tous « étatistes » et « keynésiens », et vantent à présent la régulation de la finance et l’intervention de l’Etat. Auraient-ils fait une indispensable autocritique ? Nullement ! Ils continuent de servir les mêmes intérêts, ceux des seigneurs du capital. Leur prétendu « plan de sauvetage » de l’économie, leur discours sur le fait que nous serions « tous dans le même bateau », ne sont de fait que la plus grande escroquerie de l’histoire. Ceux là même qui n’ont jamais voulu trouver les 82 milliards de dollars pour arrêter la faim et les épidémies dans le monde, qui ont prétendu que les modestes revendications sociales des travailleurs parce que « les caisses de l’Etat sont vides », ceux là mêmes ont soudain trouvé des sommes faramineuses à offrir comme cadeau, sans prise de contrôle par l’Etat ni autre exigences, à leurs banquiers en difficulté : 1'400 milliards d’euros, 700 milliards de dollars et 65 milliards de francs suisses !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, pour les travailleurs, ils préconisent de se serrer la ceinture : du fait de la crise, les revendications sociales et salariales seraient irréalisables ; au contraire, il faut baisser les salaires, accepter les licenciements, baisser les retraites, couper encore et encore dans les déjà ridiculement faibles prestations sociales. C’est que les décideurs des Etats bourgeois sont au service justement de la bourgeoisie. Avec leurs « plans de sauvetage » ils veulent faire une chose très simple : renflouer les capitalistes avec les impôts des travailleurs, nous faire payer leur crise, prendre aux exploités l’argent investi actuellement dans les prestations sociales pour le donner aux banquiers. D’autant que ces cadeaux ne serviront pas à autre chose qu’à relancer la spéculation pour un round, avec comme issue de nouveau la crise. Les discours des décideurs sur la « relance » et la « moralisation » du capitalisme ne sont qu’hypocrisie. Car s’ils veulent sauver quelque chose, c’est bien le capitalisme, leur monde à eux, les conditions de leur richesse et de notre oppression. Or cette crise est une crise structurelle du capitalisme, après tout le but de toute entreprise privée est de faire du bénéfice à court terme. Ce profit ne s’obtient jamais que par l’exploitation de la force de travail, l’impérialisme et la guerre. Aussi le Parti du Travail n’est nullement intéressé par un « sauvetage du capitalisme », car celui-ci est contraire aux intérêts des travailleurs. Au contraire, nous voulons renverser la bourgeoisie, abolir le capitalisme et construire à la place une société socialiste qui seule peut satisfaire les aspirations des peuples.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-3409854223622715081?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/3409854223622715081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=3409854223622715081&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3409854223622715081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/3409854223622715081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/05/crise-du-capitalisme.html' title='Crise du capitalisme'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/Sf2YcoAnN0I/AAAAAAAAAMQ/9eAdSTBvSBY/s72-c/IMG_0431-b3a50.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-722910881573690507</id><published>2009-04-01T01:13:00.002+02:00</published><updated>2009-04-01T01:16:01.933+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Parti'/><title type='text'>Gloses sur le programme de Facebook</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k38pjWrqGoavBKX55p" width="320" height="256" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8dswb_appel-du-komintern_music"&gt;Appel du komintern&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Vidéo envoyée par&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.dailymotion.com/trotsky-1917"&gt;trotsky-1917&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt; L’ « Appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse », auquel le Gauchebdo de la semaine dernière a consacré la totalité de sa page trois (à juste titre, tant cette question est cruciale pour le PST), exige un débat interne en tant que question d’importance stratégique pour notre Parti. Premièrement que va-t-il en sortir ? La portée de cet appel dépasse de loin celui d’un coup médiatique de Josef Zisyadis et la consultation de la page qui y est consacrée sur Facebook (247 signataires au moment où j’écris ces lignes, plus les quelques dizaines voire centaines qui ont signé le format papier) ne laisse aucun doute quant à l’intention et l’existence d’une base sociale suffisante pour la création d’un nouveau parti, qui sera probablement nommé « La Gauche », en référence explicite à Die Linke et au nouveau Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            La question qui se pose actuellement au PST et à ses militants est la suivante : quelle attitude adopter face à cela ? Ou plus clairement : est-il concevable pour nous  de participer à ce processus de création d’un nouveau parti dont on ne sait pas trop ce qu’il sera (à part qu’il sera « de gauche alternative », ce qui nous avance beaucoup…), processus explicitement dirigé contre les partis constitués, dont il suppose de faire abstraction des décisions, des statuts et des instances, selon un procédé « pseudo-néo-marcusien » ? Rappelons tout de même que le XIXe congrès national du PST a démocratiquement et à une très large majorité rejeté l’idée de création d’un nouveau parti de la gauche du PS, de même que celle d’une fédération de la gauche combative. Pourtant, certains camarades considèrent comme légitime de tenir pour nulles des décisions démocratiques et largement majoritaire de l’instance suprême du PST, voire même de participer personnellement aux débats en vue de la création du futur nouveau parti sur Facebook, sans même prendre la peine de demander l’aval des instances nationales du Parti, ni même simplement les informer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            En vue de justifier cette démarche anti-parti, le conseiller national Zisyadis avance que la décision du congrès est à priori illégitime car « sectaire » et qu’il est par conséquent tout à fait normal de passer outre au nom de l’ « Unité » (avec une majuscule, car principe soi-disant inconditionnel et indiscutable). Pourtant, ce sacro-saint principe d’ « unité » mérite pour le moins une sérieuse remise en question. Car « unité » avec qui et dans quel but ? Mais voyons, unité avec tout ce qu’il peut y avoir à la gauche du PS pour être plus forts. Oui, mais « à la gauche du PS » ça fait très, très large ; quid de la ligne politique ? Oh, ce n’est pas important, on verra plus tard… Mais qu’est-ce qui est important alors, n’est pas la ligne politique d’un parti qui constitue sa raison d’être même ? Comment osez-vous poser cette question (sous-entendu : stalinien rétrograde), le plus important est évidemment d’être plus forts afin de mener nos luttes immédiates et concrètes. Oui, mais quelles luttes et sur quelle base si la ligne politique n’est pas si importante, de simples et vagues « valeurs » de gauche suffiraient-elles à faire un projet politique cohérant et un rempart contre l’opportunisme droitier ? Voyons, la réponse saute aux yeux, il n’a jamais été question d’objectif final, ni de projet politique cohérant, mais de rassembler le plus de monde possible sur un plus petit dénominateur commun idéologique aussi minimaliste et vague que possible, afin d’avoir la force maximale pour « notre lutte concrète » (avec des trémolos dans la voix), i.e. la lutte électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il est sans doute pas inutile et même très important d’avoir une participation parlementaire, je n’ai jamais soutenu le contraire. Toutefois, si l’on veut avoir des sièges, encore faut-il savoir quoi en faire. Et pour cela il est primordial d’avoir une ligne politique claire, qui ne peut qu’être fondée sur une idéologie et pas sur de vagues valeurs. Or le futur nouveau parti n’aura pour base idéologique que de vagues valeurs éthiques, ce qui n’est pas un à-priori dogmatique de ma part mais le fruit d’une consultation minutieuse  de Facebook. Le nouveau parti se définit d’ores et déjà comme « gauche  alternative » (terme vide de sens à souhait et signifiant rien de plus qu’alternative électorale au PS et aux Verts) et « écosocialiste » (tout aussi vague, et signifiant simplement écologiste avec quelques revendications sociales). Ce nouveau parti propose certes de remettre en cause le « capitalisme productiviste » et pourrait peut-être (quoique certains sur le forum aient peur d’aller ainsi déjà trop à gauche) se dire « anticapitaliste » (expression pourtant vide de sens car ne proposant aucun projet positif), mais en l’absence de la moindre vision claire, ni revendication proprement révolutionnaire, l’ « écosocialisme » ne veut pas dire plus que la société capitaliste saupoudrée de quelques acquis sociaux et garde-fous écologiques. D’ailleurs, le forum de discussion sur l’idéologie du futur nouveau parti montre des discussions vagues à souhait sur l’écologie et sur une notion de décroissance purement abstraite car détachée de la question de la propriété, discussions on ne peut plus réformistes et passablement anticommunistes, cela va sans dire. La majorité des membres de ce futur parti auberge-espagnole devraient clairement être, selon les discussions sur Facebook, des sociaux-démocrates actuellement non-organisés car ne se reconnaissant pas dans le PS qui aujourd’hui est beaucoup trop à droite. Le nouveau parti ne pourra donc qu’être celui qui manque dans le paysage politique suisse : un parti social-démocrate un peu plus à gauche que le PSS, mais toutefois à peine moins opportuniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Or ce n’est pas de cela que les classes opprimées de notre pays ont besoin. Il est dans le meilleur des cas naïf et insensé de penser qu’un quelconque projet d’émancipation peut sortir de la social-démocratie, même « améliorée » et « plus à gauche ». Le PST doit résolument rejeter toute velléité de fusion dans une vague nébuleuse insipide et réformiste, et les camarades qui participent aux discussions de préparations du nouveau parti doivent être conscients que la participation à une telle manœuvre anti-parti est incompatible avec leur statut de militant du PST et qu’entre les deux ils doivent choisir. Quant au fait que de telles manœuvres soient possibles, il démontre la faiblesse des instances nationales de notre Parti ainsi que la nécessité de rétablir le centralisme démocratique comme un mode de fonctionnement nécessaire pour l’efficacité et l’unité du Parti. Lénine a dit : « Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire… Seul un parti guidé par une théorie d’avant-garde peut remplir le rôle de combattant d’avant-garde. ». Le seul projet sensé pour la « gauche de la gauche » suisse, le seul qui puisse être à l’origine d’un véritable projet d’émancipation, et celui de la construction d’un grand Parti révolutionnaire, d’un authentique Parti communiste suisse (sans qu’il soit forcément nécessaire de changer le nom du PST pour cela d’ailleurs), un Parti qui ose s’appuyer sur le marxisme-léninisme afin de renverser la bourgeoisie et construire une société socialiste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#00cccc;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-722910881573690507?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/722910881573690507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=722910881573690507&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/722910881573690507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/722910881573690507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/04/appel-du-komintern.html' title='Gloses sur le programme de Facebook'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1077894237871933850</id><published>2009-03-23T01:23:00.004+01:00</published><updated>2009-03-23T01:27:21.450+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Le secret bancaire est à l’agonie : aucune raison de le regretter !</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScbXYMSjocI/AAAAAAAAAMI/duaJPSbb-SM/s1600-h/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316173220773339586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 297px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScbXYMSjocI/AAAAAAAAAMI/duaJPSbb-SM/s400/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff9966;"&gt;Bien que la bourgeoisie suisse n’ose pas ou ne veuille pas l’admettre, le secret bancaire est bel et bien à l’agonie. Contrairement aux accusations aussi grandiloquentes que ridicules (« la cinquième colonne prépare la capitulation ») du libéral Pierre Weiss envers la gauche qu’il accuse de « trahison envers la patrie » (c'est-à-dire envers les banques suisses), c’est le Conseil fédéral à majorité bourgeoise qui a « capitulé », après quelques gesticulations et protestations de forme, face à ses rivaux impérialistes étatsuniens et européens, acceptant de conclure avec eux des traités supprimant pour leurs contribuables la subtile distinction entre fraude et soustraction fiscale, distinction qui constitue de facto le secret bancaire helvétique (et non pas la protection des données, impliquant que les services de l’Etat n’aient accès aux informations relatives au compte d’un individu qu’en cas de poursuites pénales, ce qui est le cas partout). Cette distinction entre fraude fiscale qui est punissable et soustraction fiscale qui ne l’est pas consiste simplement, au-delà de toutes les subtilités et sophismes de juristes, qu’un contribuable peut en toute légalité détourner une partie de ses revenus imposables, les cacher au fisc, s’il le fait assez subtilement (s’il commet une soustraction et non une fraude).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce subtil système a permis à des riches contribuables américains et européens, à des dictateurs des pays pauvres, à des mafieux, mais aussi à des riches contribuables suisses de soustraire des sommes gigantesques au fisc de leurs pays, de voler à leurs pays des fortunes qui auraient dû financer des prestations sociales, et cela sans être inquiétés, car protégés par la loi suisse. Le secret bancaire helvétique n’est donc pas autre chose qu’un soutien au vol, au détournement fiscal et au blanchiment d’argent. C’est ce qui a fait écrire à Jean Ziegler La Suisse lave plus blanc. Durant les années fastes, l’existence des paradis fiscaux, dont la Suisse, arrangeait les bourgeoisies européennes et nord-américaines qui en profitaient grandement. La crise mit fin à cet état de fait. Le laisser-faire néolibéral a mené le capitalisme à une crise sans précédent. Pour sauver le système de propriété privée qui est source de la richesse de leurs classes dirigeantes, les Etats bourgeois sont obligés de mettre en place un minimum de régulation, mais surtout renflouer leurs banques à coup de milliards pour les sauver de la faillite, c’est-à-dire faire payer une fois de plus leur crise à leurs peuples. Sous peine de se retrouver en faillite, les Etats bourgeois ne peuvent désormais plus tolérer qu’une partie de leurs possédants détournent leurs revenus du fisc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bourgeoisies étatsuniennes et européennes se sont entendues pour liquider les paradis fiscaux et les off-shores, qu’elles considèrent être incompatibles avec leur plan de sauvetage du capitalisme, comme mesure anti-crise. Le Luxembourg, Liechtenstein, Andorre, l’Autriche… ont déjà cédé ou sont prêts à céder. Les Iles Caïman, Hong Kong, Macao… n’ont pas encore été inquiétés, mais leur tour va probablement bientôt venir. Dans cette situation, la bourgeoisie suisse n’avait d’autre choix que de « capituler » (si l’on veut reprendre la fanfaronne métaphore martiale de Pierre Weiss). Le secret bancaire n’est toutefois pas mort pour autant : des dictateurs africains ou des mafieux des pays de ce qui fut l’URSS pourront encore en profiter pour cacher dans les coffres forts suisses l’argent volé à leurs peuples… de même que des contribuables helvétiques fraudant le fisc suisse ! Toutefois, la panique de la bourgeoisie helvétique n’est que trop compréhensible : privée de la possibilité d’héberger des fortunes détournées par de riches européens et américains ne peut que la priver d’une part appréciable de ses revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face au tintamarre propagandiste grandiloquent (dont monsieur Weiss est sans doute le meilleur exemple) qui cache mal la panique de la bourgeoisie suisse, nous ne devons pas tomber dans le piège, tendu par l’ennemi de classe, de croire que sommes pas « tous dans le même bateau ». En tant que Parti communiste, il est de notre devoir de rappeler l’antagonisme fondamental entre les classes. Contrairement aux mensongers que la bourgeoisie distille à longueur de journées, le secret bancaire ne profite nullement aux travailleurs suisses. Tout au plus avons-nous reçu pendant ces dernières décennies quelques os de la table des patrons, des os qu’ils avaient eux-mêmes volés aux peuples des pays néo-colonisés. Certes les banques suisses payent des impôts qui servent à financer quelques maigres prestations sociales que les bourgeois nous ont presque toutes déjà enlevées. Mais si le niveau de vie moyen en Suisse est l’un des plus élevés au monde, le pays n’en est pas moins extrêmement inégalitaire (un million de personnes, soit environ un septième de la population totale, en dessous du seuil de pauvreté selon Caritas) et plus inégalitaire que ses voisins qui ne connaissent pas de secret bancaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que, que les banques suisses se gavent de l’argent volé aux autres peuples de la planète ne rapporte pas pour autant le moindre bien être, ni le moindre emploi pour les travailleurs suisses. Car les banques privées ne peuvent avoir pour seul but que le profit maximum, elles ne vont donc pas investir leurs précieux trésors volés aux peuples de la planète dans l’économie réelle helvétique avec des salaires décents à la clé. L’usage qu’elles ont fait jusque là de leur argent n’est que trop connu : délocalisations industrielles dans les pays pauvres avec des salaires de misère à la clé, « restructurations » d’entreprises avec licenciements de masse et baisses de salaires, spéculations… prospérité qui a fini dans les subprimes américains, si bien que le peuple suisse a dû payer l’ardoise d’UBS. Continuer la politique que la droite et la social-démocratie veulent continuer ne peut conduire la Suisse à un autre destin que celui de l’Islande : la faillite intégrale. Vouloir sauver le capitalisme dans le fol espoir que la bourgeoisie suisse redevenue hautement bénéficiaire ait l’immense bonté de partager un peu sa richesse est absurde ; quelque soit la façon dont on pose l’équation, l’issue pour les travailleurs est toujours la même : la crise, le chômage, la misère. Face à un capitalisme désespérément en crise qui n’a rien à offrir aux peuples à part de le suivre dans le gouffre, nous devons porter haut et fort le vieux slogan des révolutionnaires russes : « Tu obtiendras ton droit dans la lutte ». Pour rompre avec ce non-avenir de chute dans le gouffre, nous devons arracher le pouvoir à cette bourgeoisie arrogante qui ne peut rien nous apporter à part la misère et la crise, afin de mettre en place une économie planifiée, une économie socialiste qui seule est capable de satisfaire les aspirations des peuples.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1077894237871933850?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1077894237871933850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1077894237871933850&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1077894237871933850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1077894237871933850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/03/le-secret-bancaire-est-lagonie-aucune.html' title='Le secret bancaire est à l’agonie : aucune raison de le regretter !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScbXYMSjocI/AAAAAAAAAMI/duaJPSbb-SM/s72-c/3283148757-ubs-face-la-justice-americaine-05959.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1858671780722354523</id><published>2009-03-22T21:45:00.002+01:00</published><updated>2009-03-22T21:51:33.212+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union Européenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>Documents d’identité biométriques : non à l’Etat Big Brother !</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScakoTCubkI/AAAAAAAAAMA/8GOOm1a5Il4/s1600-h/big-brother-is-watching-you-sarkosy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316117422370876994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 317px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScakoTCubkI/AAAAAAAAAMA/8GOOm1a5Il4/s400/big-brother-is-watching-you-sarkosy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#ffff00;"&gt; source de l'image: www.damweb.fr/wp-content/2008/09/big-brother-...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ff33;"&gt;Voudriez-vous que la police fédérale crée à votre insu un dossier exhaustif sur vous, dossier enregistré dans une base de données centralisée dont vous ignorez tout du contenu, et qui serait consultable par les services de sécurité, mais aussi par les gouvernements étrangers et des entreprises privées, par une simple lecture à distance d’une minuscule puce cachée dans votre passeport, lecture à votre insu évidemment ? A cette question, il vous faudra répondre le 17 mai, dans le cadre de la votation nationale portant sur les documents d’identité biométrique. Il s’agit d’une loi, concoctée par les services du tristement célèbre ex conseiller fédéral Christophe Blocher et votée par la majorité de droite du parlement, qui sous couvert de modernisme branché et d’indispensable adaptation au progrès technologique est de fait dangereusement liberticide et s’inscrit dans la droite ligne du projet fascisant de la bourgeoisie suisse (de même que la modification de la loi sur la police dont parle notre éditorial).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, les citoyens suisses peuvent choisir s’ils veulent avoir des documents d’identité biométriques ou non. La loi sur laquelle nous allons voter prévoit la suppression de ce choix. Si elle passe, les citoyens ne pourront avoir que des passeports et cartes d’identité biométriques, c'est-à-dire contenant une photo du visage numérisée, une empreinte digitale et une puce RFID dans le cas du passeport. Il sera impossible d’acquérir ces nouveaux documents « modernes » auprès de la mairie de sa commune, mais il faudra se rendre dans un des quelques centres prévus à cet effet (à Lausanne dans le cas des genevois). Quelques explications techniques s’imposent en ce qui concerne la puce RFID. Il s’agit d’une puce, comme son nom l’indique ; une puce qui peut être plus petite qu’un grain de sel mais pouvant contenir néanmoins des milliers et des milliers de page de texte dont le détenteur du passeport n’aurait aucune idée du contenu. Les informations qui y sont stockées peuvent être lues jusqu’à une distance de quelques mètres par un capteur à l’insu total du porteur du passeport. De plus, la technologie RFID, par l’intermédiaire de capteurs terrestres, est compatible avec le repérage par satellite. La carte d’identité ne contiendrait pas de puce RFID « jusqu’à nouvel avis » (dixit le Conseil fédéral). Mais selon la loi il aura toute latitude de rendre obligatoire la présence d’une puce RFID dans la carte d’identité, ainsi que toute autre innovation technologique dont nous n’avons pas la moindre idée actuellement, et ce sans aucune possibilité de référendum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les données biométriques seraient archivées dans une base de données centralisée, et par conséquent accessibles sans aucune limites ni aucun contrôle à touts les services de sécurité. Or même le parlement européen et des collaborateurs scientifiques du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence se sont opposés à l’existence d’une telle base centralisée de données. Et combien à raison ! Car la loi qu’a voté le parlement n’est pas autre chose qu’un retour au fichage généralisé des citoyens (fichage qui de fait n’a certainement pas cessé une seconde), avec des moyens techniques et un pouvoir jamais vus auparavant donnés à la police fédérale. La droite de ce pays veut un espionnage de tous en permanence et sans limites, veut traiter tous les citoyens comme des criminels potentiels (seuls les suspects directs de crime devaient auparavant donner leur empreinte digitale). Les bourgeois veulent purement et simplement instaurer un Etat Big Brother, un Etat où chacun, sous un fallacieux prétexte de sécurité, serait fiché et surveillé sans limites par la police fédérale, sans plus aucune possibilité de contrôle démocratique ni même de contestation. De plus, les données sur les puces RFID seraient potentiellement lisibles, car ne pouvant être à 100% protégées, par des entreprises privées ou des services de sécurité étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison officielle avancée par le Conseil fédéral pour voter oui à cette loi liberticide est qu’elle serait soi-disant imposée par les accords de Schengen avec l’Union européenne, et que donc sous peine de perdre notre liberté de déplacement dans l’UE (et dans les USA qui exigeraient également cette technologie), nous n’aurions pas le choix que de voter oui. Il faut toutefois rappeler que la Suisse irait ainsi plus loin dans le fichage que l’UE, qui n’exige ni base de données centralisée, ni que les cartes d’identité (document à usage interne) soient biométriques. Mais dans tous les cas, ce chantage de l’UE ne saurait nous impressionner. Au contraire, c’est une raison de plus de voter non ! Car pourquoi les peuples devraient-ils obéir aux arrogants bureaucrates nommés de la commission européenne ? Nous devons résolument combattre ce sophisme bourgeois, sous peine de perdre nos libertés démocratiques. Que l’Union européenne cherche une énième fois à nous imposer un projet anti-démocratique et en tous points contraire aux intérêts des peuples confirme une fois encore la justesse de la position qui fut toujours celle du PdT, la position du rejet de cette UE, qui loin d’être « l’Europe » n’est qu’un outil d’oppression des peuples au service du grand capital. Voter non le 17 mai est donc un acte de résistance contre la droite fascisante, mais c’est aussi un acte d’internationalisme, un acte de solidarité avec les peuples européens dans leur lutte contre la construction européenne, antidémocratique et réactionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour toutes ces raisons, le Parti du Travail vous invite à glisser un non résolu et sans nuances dans l’urne le 17 mai.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35558464-1858671780722354523?l=voix-du-proletariat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/feeds/1858671780722354523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=35558464&amp;postID=1858671780722354523&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1858671780722354523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/35558464/posts/default/1858671780722354523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://voix-du-proletariat.blogspot.com/2009/03/documents-didentite-biometriques-non.html' title='Documents d’identité biométriques : non à l’Etat Big Brother !'/><author><name>Alexander</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17949340203203387963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/TObv3cLeWwI/AAAAAAAAATQ/Acq6pHsEkwI/S220/DSC01124.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScakoTCubkI/AAAAAAAAAMA/8GOOm1a5Il4/s72-c/big-brother-is-watching-you-sarkosy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-35558464.post-1139101143653591058</id><published>2009-03-19T23:18:00.006+01:00</published><updated>2009-03-23T03:04:25.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='référendum'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etat policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique cantonale'/><title type='text'>L'empereur Palpatine, nouvel idéologue des libéraux genvois</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScLFCgvBkzI/AAAAAAAAAJw/KFUl9z3_sPU/s1600-h/Palpatine.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315027157188186930" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9LSCABw9wmw/ScLFCgvBkzI/AAAAAAAAAJw/KFUl9z3_sPU/s400/Palpatine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="color:#99ff99;"&gt;La tête de liste des libéraux-radicaux pour les cantonales 2009!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color:#99ff99;"&gt;Source de l'image:&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.collection-starwars.com/photos/zedthedrag"&gt;www.collection-starwars.com/photos/zedthedrag&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#99ff99;"&gt;Dans le discours où il proclama l'Empire galactique, Palpatine définit ce nouveau régime de la façon suivante: "une société fondée sur l'ordre et la sécurité". Ordre et sécurité? Pratiquement ces mots signifient toujours tyrannie, oppression et terreur, terreur qui atteindra son apog
