09 avril 2015

Vernier : Votez la liste n° 8 « Ensemble à Gauche » !

Massan Missoh Dzikunoo
Suissesse d’origine togolaise, artiste-peintre et chanteuse, habitante, médiatrice et responsable de l’espace de vie « Reportage exposition » dans le quartier des Libellules, bénévole reconnue par les autorités de Vernier.

Patricia Ducret
Employée de commerce, habitante du quartier des Libellules, Suissesse d’origine espagnole, souhaite valoriser les emplois de proximité dans le social.

Vernier est la deuxième ville du canton, probablement la commune la plus populaire, et avait été pendant longtemps un bastion du Parti du Travail. Pourtant, il n’y a pas eu de liste à la gauche du PS aux dernières élections municipales, cela pour des raisons strictement contingentes. La regrettable absence du Parti du Travail, le seul parti apte à défendre et représenter réellement les Verniolans modestes, durant cette période, a malheureusement laissé le champ libre aux démagogues du MCG. Le PS, qui de toute manière ne pourrait en aucun cas nous remplacer étant donné ce qu’il est, a choisi de s’allier avec le PLR, ce parti de la grande bourgeoisie et dont le programme est strictement incompatible avec les intérêts les plus basiques des classes populaires, cela au nom d’un prétendu « front républicain » face au MCG, alors que l’on ne voit pas vraiment en quoi le PLR vaut mieux.

Puisque cette regrettable absence n’a que trop duré, Ensemble à Gauche présente pour ce 18 avril une liste au Conseil municipal, composée de quatre candidates, dont deux sont membres du Parti du Travail – nos camarades Massan Missoh Dzikunoo et Patricia Ducret.

Si nous nous lançons dans cette bataille, c’est pour offrir aux classes populaires verniolanes une véritable alternative tant au compromis fade rose-bleu-vert qu’à la dangereuse démagogie d’extrême-droite du MCG, une véritable politique de gauche sans concessions au service des travailleurs et de toutes celles et ceux que cette société opprime. Car ce n’est qu’ainsi que l’hydre brunâtre peut être vaincue, par la lutte de classe, par une véritable alternative à l’ordre oppressif et injuste que l’extrême-droite prétend dénoncer alors qu’elle n’a d’autres solutions que d’en aggraver encore les aspects les plus sinistres, en aucun cas par un républicanisme de façade, qui n’est jamais qu’un arrangement entre partis au pouvoir dans le seul but de le rester indéfiniment.

Nos camarades entendent porter dans la campagne, et au Conseil municipal si elles y sont élues, des revendications qui répondent réellement aux intérêts des classes populaires de Vernier.

Le logement tout d’abord : elles se battront pour que la commune construise de façon bien plus importante que maintenant, en s’appuyant sur l’initiative populaire d’Ensemble à Gauche qui vise à changer les ratios dans tout nouveau projet de construction afin d’imposer 2/3 de logement bon marché, et en sortant le maximum d’immeubles et de terrains du marché, dont la main invisible ne travaille en réalité que pour les plus riches.

La justice sociale ensuite. Nos candidates comptent se battre au Conseil municipal pour garantir une place de crèche pour chaque enfant de la commune, d’étendre la gratuité et l’accessibilité des prestations sociales pour tous ceux qui en ont besoin, de soutenir plus les aînés de Vernier, et de créer une vraie synergie intergénérationnelle. Le Parti du Travail envisage depuis longtemps également d’étendre le système des prestations complémentaires AVS/AI qui a cours en Ville de Genève aux autres communes. Si nous avons des élues à Vernier, ce sera le moment de le faire.

Sans oublier l’emploi – Ensemble à Gauche compte œuvrer à la création d’une fondation communale pour soutenir la création de Start up ou les PME en difficulté face au franc fort – ni la sécurité, à laquelle les Verniolans ont droit – il faut pour cela engager plus de policiers municipaux, mais également veiller à ce qu’ils travaillent au service de la population, et non contre elle.


La liste n’est bien sûr pas exhaustive. Bref, si vous voulez une véritable politique à votre service à Vernier, votez pour nos candidates. Elles méritent votre confiance !

Ils n’ont que de fausses promesses, nous promettons la lutte ! Votez la liste n°6 « Parti du Travail : section Versoix » !

Yvette Bhira

Anne Vadi


La commune de Versoix est dominée depuis toujours par une majorité de droite écrasante. Le discours officiel est que tout va pour le mieux ou presque.  Les partis gouvernementaux restent indéfiniment au pouvoir en répétant à chaque élection des promesses plus ou moins sincères, et la plupart du temps jamais tenues. Et pourtant…il existe à Versoix de nombreux problèmes, qui ne sont que trop souvent occultés, et rien n’est fait pour les résoudre. Il y existe une précarité importante, sur laquelle on ferme trop souvent les yeux. Des bureaux vides s’accumulent, des villas et de la PPE de luxe foisonnent, alors que les versoisiens modestes n’arrivent pas à trouver de logement à leur portée. Les propriétaires profitent de la situation pour augmenter encore et encore les loyers au-delà de toute limite – ce alors que le taux hypothécaire a baissé ! – et se permettent de ne pas faire les travaux requis à temps, ce qui oblige aujourd’hui, au XXIème siècle, des gens à vivre dans des appartements insalubres. Les natifs de la commune ont toutes les peines du monde à trouver du travail, confrontés qu’ils sont à un chômage structurel beaucoup plus important qu’on ne veut bien l’admettre, une manque de place de travail correspondant à leur qualification, et à une dumping salarial qui n’est pratiquement pas combattu.

Face à tous ces problèmes susmentionnés, la droite largement majoritaire ne fait strictement rien…pour la bonne et simple raison qu’elle est au service exclusif des plus riches, des promoteurs et des propriétaires immobiliers, des grandes entreprises, qui s’enrichissent encore plus de cette situation, et non des classes populaires dont elle n’a que faire. C’est pourquoi, la section versoisienne du Parti du Travail a décidé de présenter

une liste au Conseil municipal sous ses propres couleurs, avec deux candidates de valeur, Yvette Bhira, retraitée et présidente de l’association des habitants de la Pelotière, et Anne Vadi, mère au foyer et artiste, très impliquées dans la vie associative de leur commune et dans le combat pour la justice sociale. Deux candidates résolument tournées vers l’avenir. Ainsi que le dit Yvette Bhira : « Pour Versoix, il ne faut pas voir le passé mais l’avenir, avec tous les gens, de toutes les classes sociales, parce qu’on ne prenait en compte que les riches avant, et toutes les nationalités, et avancer vers un avenir meilleur pour nos enfants » ; et Anne Vadi : « Je ne vis pas dans le passé mais dans le présent. On dit souvent que le passé est un état dépressif et que le futur est inquiétant. Il faut arrêter avec les dictons du passé, le passé est le passé, il faut construire au présent, au jour le jour, et voir ce qu’on peut concrètement faire pour améliorer la vie des Versoisiens ».

Mais surtout deux candidates  déterminées à mener une lutte de tous les instants pour les objectifs qui sont ceux du Parti du Travail, pour la défense des intérêts et aspirations légitimes des classes populaires, pour une société plus juste et plus égalitaire : pour un travail pour tous, contre toute discrimination à l’embauche touchant les gens endettés, pour la création de places de travail socialement utiles et la diversification du tissu économique, pour une lutte efficace contre le dumping salarial ; pour un logement pour tous, quelle que soit sa situation financière, pour que la commune construise de façon importante des logements sociaux et des logements à loyer bas, plutôt que de laisser les promoteurs faire des bureaux ou de la PPE, pour une baisse généralisée des loyers, actuellement tout à fait abusifs, et pour forcer les propriétaires à faire des rénovations à temps ; pour une vraie justice sociale, pour étendre à Versoix le système des prestations complémentaires AVS/AI sur le modèle de ce qui existe en Ville de Genève, pour des facilités juridiques pour les associations caritatives.


Le Parti du Travail est en ce sens différent de tous les autres partis. Nous ne faisons pas de fausses promesses que nous serons libres de tenir ou pas après les élections, nous ne disons pas aux gens qu’il suffit de voter pour nous et de nous faire confiance pour que l’avenir soit radieux, mais les appelons au contraire à s’engager dans la lutte à nos côtés pour construire une société plus juste.

Genève, république bananière ?



La liberticide, néolibérale et antisyndicale Loi sur la police (LPol), confectionnée par le Conseiller d’Etat Pierre Maudet, avait passé la rampe du suffrage populaire à seulement 42 voix de différence. Dans un communiqué de presse diffusé le jour même, nous avions exprimé notre préoccupation par rapport à la dangereuse dérive sécuritaire à laquelle cette LPol participe, et qui logiquement pourrait nous amener à nous réveiller un matin en dictature policière de droite déclarée. Nous avions également souligné la très faible valeur de ce résultat, étant donné le score on ne peut plus serré, mais aussi et surtout étant donnée la procédure de vote et de comptage des votes en vigueur à Genève et qui ne présente aucune fiabilité. Une fois n’est pas coutume, la presse bourgeoise a repris assez largement notre communiqué de presse. La chancellerie décida de procéder à un recomptage des voix, bien qu’elle n’y était juridiquement pas obligée, admettant par là implicitement que nos critiques sont tout à fait fondées et qu’il y a véritablement un problème avec la procédure de vote à Genève. Le recomptage a donné quelques 12 voix supplémentaire pour le oui ; une impressionnante victoire pour Maudet, il faut reconnaître…

Au-delà même du caractère foncièrement liberticide de la nouvelle LPol, au-delà du fait qu’elle contienne trois articles que le Tribunal fédéral avait jugé contraires aux principes les plus fondamentaux de l’Etat de droit (!), nous insisterons quant à nous sur un problème peut-être bien plus grave : la procédure de vote et de comptage de votes en vigueur à Genève et qui n’est absolument pas fiable. Rappelons en effet que le Parti du Travail s’était opposé dans le temps à la généralisation du vote par correspondance ainsi qu’à l’introduction du vote électronique. En effet, si dans la plupart des pays du monde la seule façon de voter possible, ou presque, soit dans l’isoloir, avec le bulletin de vote déposée dans une urne scellée, où toutes les étapes du dépouillement se font en présence d’observateurs internationaux ou nommés par les partis, ce n’est pas là une question d’archaïsme, de survivance d’une méthode dépassée, mais bien parce que c’est la seule façon de se prémunir contre la fraude électorale, du moins dans un régime démocratique et sous certaines conditions.

Or ce n’est pas du tout ainsi que les choses se passent à Genève. A peine un citoyen sur dix vote effectivement dans l’urne, et le rôle des jurés électoraux au local de vote est réduit à peu de choses : ni dépouillement, ni rien, juste vérifier les papiers d’identité et empiler les enveloppes reçues par piles de 100 ou de 50. Près de 90% de ceux qui votent effectivement le font par correspondance. Admettons que ce moyen est démocratique et fiable, même si nous nous y étions opposés autrefois et pour de bonnes raisons. Nous pourrions encore admettre que cette façon de faire est correcte si les enveloppes n’étaient ouvertes qu’en présence d’observateurs nommés par les partis politiques. Mais ce n’est pas cela qui se passe. Le dépouillement se fait certes en présence d’observateurs. Mais le prédépouillement, soit la séparation des cartes de vote et des enveloppes bleues, contenant le bulletin de vote, lui, se fait avant et sans observateurs. Or cette façon de faire crée la possibilité technique d’une fraude à grande échelle. Qui nous dit que des bulletins ne sont pas détruits parce qu’ils sont associés à un certain nom ou viennent d’un certain quartier, pour être remplacés par un nombre équivalent de faux bulletins ? Certes nous n’affirmons pas que ce genre de pratique existe. Rien ne nous permet de le penser. Mais rien ne nous prouve le contraire non plus. Et n’oublions pas non plus l’absence totale de fiabilité que présente le vote électronique, qui ne permet aucun contrôle a posteriori du fait qu’il n’y ait pas eu de piratage de nature à changer les votes. Un hacker a même prouvé empiriquement que le système utilisé par l’Etat peut être piraté sans trop de problèmes… Genève, république bananière ? Est-il si incongru de se poser cette question après tout ?

On pourrait nous rétorquer que nous sommes en Suisse, pays indiscutablement démocratique, et que donc nous devrions faire confiance à nos autorités. Nous rejetons totalement cette façon de penser. Le simple fait que la possibilité technique de fraude existe est inadmissible dans une démocratie, puisque après tout cette possibilité pourrait bien finir par être utilisée, et laisse planer une suspicion légitime sur le résultat des votes. C’est la démocratie elle-même qui est mise par là en question. C’est pourquoi nous exigeons que soit implémentée une procédure de vote entièrement fiable, qui garantisse dans les faits le respect de la volonté des citoyens.