09 mai 2017

NON à la hausse des tarifs des TPG !

La majorité de droite du Grand Conseil, mais aussi une partie de la « gauche », n’on jamais accepté le vote très clair, et à deux reprises, du peuple en faveur de l’initiative populaire de l’AVIVO pour la baisse des tarifs des TPG, visant à annuler une hausse de ceux-ci annoncée en même temps qu’une détérioration des prestations, ainsi qu’à empêcher des hausses arbitraires futures sans possibilité de référendum. Pour sanctionner les citoyens, qui auraient « mal voté », et nonobstant ses propres déclarations durant la campagne, le Conseil d’Etat a sciemment procédé à une détérioration des prestations des TPG, soi-disant pour « compenser les pertes » dues à la baisse des tarifs. A aucun moment il n’a été question d’augmenter la subvention aux TPG, malgré qu’il était clairement marqué dans la brochure de vote : «  L’Etat devrait augmenter d’autant sa subvention à l’entreprise, pour éviter que les TPG soient contraints de supprimer des prestations.  » Au lieu de cela, on a préféré inventer un mensonge comme quoi les initiants auraient dit que l’initiative serait une opération neutre d’un point de vue comptable, les pertes étant sensées être compensées par une hausse des rentrées suite à un afflux de nouveaux usagers. Or c’est faux, les initiants n’ont jamais rien dit de tel !

Et maintenant, cette majorité de droite, avec l’appui des Verts, a décidé de prendre sa revanche sur le peuple en décidant une hausse des tarifs des TPG de près de 4%, ce qui correspondrait à 8 millions par an. On nous dit que cette hausse serait nécessaire pour ne pas avoir à couper dans les prestations. Mensonge ! La droite et le Conseil d’Etat n’ont en rien renoncé à leur obsession de démantèlement du service public que sont les TPG et d’extension de la sous-traitance au privé. Du reste, l’augmentation des tarifs vise en grande partie à compenser une coupe de 4 millions dans la subvention de l’Etat aux TPG. Or il s’agit-là d’une mesure allant à l’encontre de la logique même de service public, dont le but est d’offrir des prestations de qualité à toutes et tous à des prix accessibles et pas la rentabilité ; d’une mesure anti-écologique (avec l’appui des Verts !) – alors qu’il est urgent d’encourager l’usage des transports publics plutôt que de la voiture, augmenter les tarifs des TPG est absurde – et profondément antisociale. C’est d’autant plus choquant que la droite majoritaire dans ce canton mène une politique d’austérité, de casse des prestations et des services publics ; et de cadeaux fiscaux à répétions aux plus riches et aux grandes entreprises.  Ces cadeaux fiscaux, la droite voudrait les faire payer aux travailleurs, notamment dans la mesure où ils sont des usagers des TPG.

Remarquez que l’affiche du PDC pour cette votation présente l’image d’un bus bondé, dans lequel tous les hommes visibles sont cravatés. Image involontairement révélatrice. Si la droite continue sa politique de hausse des tarifs, bientôt seuls ceux qui ont les moyens de s’offrir des cravates à 80,- pièce et trouver cette dépense non-significative pourront se permettre l’usage des transports publics. Qui effectivement auront alors pléthore de places assises. Les autres devront aller à pied…

La hausses des tarifs n’aurait guère d’importance si elle permet de maintenir les prestations, dans la mesure où les usagers des TPG sont une « clientèle captive » et n’auraient de toute façon pas d’autre choix que de les utiliser, et donc de payer plus cher, que disent la droite et les Verts. Sans doute, les élus de ces partis ont-ils des revenus assez élevés pour considérer cette hausse comme peu significative, mais ce n’est assurément pas les cas d’une grande partie de la population pour laquelle chaque franc est compté. Pour ce qui nous concerne, nous rejetons totalement cette ponction supplémentaire de celles et ceux que la société capitaliste laisse déjà sur le carreau. Remarquons en passant que le 25 septembre dernier le peuple a approuvé un plafonnement de la déduction fiscale pour les frais de déplacement professionnels à 500,- car c’est le prix d’un abonnement unireso qu’ils disaient. Mais avec cette hausse le prix d’un abonnement annuel unireso passerait à 550,-. C’est là tout simplement se moquer du peuple !

Puisque les tarifs des TPG sont désormais inscrits dans la loi, toute augmentation est de ce fait soumise au référendum facultatif. De ce fait, un référendum a été déposé, essentiellement par l’effort des partis membres d’Ensemble à Gauche ; le Parti du Travail avait notamment récolté près de 4'000 signatures. Le PS avait aussi soutenu le référendum, mais avec moins de 1'000 signatures. La contribution du MCG fut à peu près symbolique.


Parce qu’il n’est pas question d’accepter cette nouvelle attaque contre les classes populaires, parce que la majorité parlementaire doit enfin accepter la volonté du peuple, parce que ce n’est pas à la droite et aux Verts de décider que le peuple a « mal » voté, Votez NON le 21 mai !

Oui à la valorisation et à l’agrandissement de la Maison internationale des associations

Depuis sa création en 2001, dans les locaux du journal La Suisse disparu, la Maison des associations loue des locaux à plus de 60 associations, et met à disposition 11 salles à des prix modiques. Plus de 1500 événements y ont lieu chaque année, donc énormément ayant une valeur progressiste incontestable. Tous nos militant s’y sont certainement déjà retrouvés à maintes reprises.

La Maison des associations est lieu d’une importance fondamental. Il est en effet particulièrement difficile de mener un combat politique sans disposer de locaux pour des réunions ou des événements publics. Et pour celles et ceux qui ne prennent pas le parti du capital mais de ceux qu’il opprime, et qui ne peuvent donc pas compter sur son argent, la question est d’autant plus vitale.

Or la Maison des associations ne peut compter que sur les loyers modiques payés par les associations qu’elle héberge pour son financement. Et n’a donc pas les moyens de financer des travaux de rénovation et d’agrandissement, qui sont urgents étant donné l’état du bâtiment. Une initiative populaire a été donc lancée demandant que l’Etat finance ces travaux à hauteur de 16,5 millions de francs. Une dépense supportable, et qui serait bien plus utile que bien des travaux que fait le canton.

Un Oui à cette initiative est un Oui à la démocratie et aux luttes progressistes.


Oui (critique) à la loi sur l’énergie

Le Parti du Travail appelle clairement et sans réserves à voter Oui à la loi fédérale sur l’énergie, mise en votations le 21 mai prochain. Cela dans la mesure où il s’agit d’un pas dans la bonne direction. En effet, l’objectif de la nouvelle loi est que d’ici 2050 la totalité de la consommation énergétique de la Suisse soit couverte par des énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif, trois axes sont prévus. Premièrement, l’augmentation de l’efficacité énergétique (mesures d’assainissement des bâtiments, réduction des émissions de CO2 sur les voitures importées, remplacement des technologies obsolètes dans l’industrie, réduction de la consommation électrique des appareils). Deuxièmement, le développement des énergies renouvelables (encouragements financiers à la commercialisation, aux investissements et moyens attribués à la rétribution à prix coûtant pour les énergies renouvelables ; amélioration des condition-cadres juridiques avec des objectifs de réduction du CO2). Troisièmement, une sortie à terme du nucléaire (interdiction de construire de nouvelles centrales, arrêt progressif des 5 centrales existantes).

Il s’agit d’un objectif à la fois réaliste et nécessaire. Réaliste, car les énergies renouvelables sont désormais devenues, avec le développement scientifique et technologique, tout aussi efficaces, voire plus, que les énergies fossiles et le nucléaire. Nécessaire, car il est plus qu’urgent de sortir du modèle actuel du tout aux énergies fossiles, polluant, dévastateur pour l’environnement. Il est vital d’en changer du tout au tout, si on veut que simplement notre espèce continue à exister et que notre planète reste pour nous vivable. Nécessaire, car il est plus que temps de sortir du nucléaire. La campagne des opposants (UDC, certains PLR) est absolument mensongère et grotesque, et trahit leur absolue cécité politique. Même Donald Trump n’aurait pu faire aussi caricatural.

S’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, c’est pourtant un petit pas, malgré l’objectif ambitieux affiché. Un pas absolument insuffisant. Car la nouvelle loi ne prévoit pas de véritables investissements des collectivités publiques, et compte sur des mécanismes de marché pour atteindre ses objectifs. Selon nous, entre l’environnement et le capitalisme, la majorité des chambres fédérales choisit le capitalisme, et lui seul. Car il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir de capitalisme vert. Mu par sa seule exigence d’accumulation, le capitalisme est toujours et nécessairement destructeur de l’environnement. Ainsi que Marx l’avait écrit : « la production capitaliste ne développe la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en ruinant dans le même temps les sources vives de toute richesse : la terre et le travailleur ». Pour atteindre un modèle économique réellement soutenable sur le long terme, il est en vérité nécessaire de rompre avec le capitalisme. Seule une société socialiste pourra être véritablement « verte ».


Mais tout pas dans la bonne direction, fût-il limité, mérite d’être soutenu.

L’intiative « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social » déjà à 5'000 signatures !



Le 15 mars dernier, le Parti du Travail avait lancé une initiative populaire constitutionelle cantonale intitulée « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social ». Nous partions du constat qu’il n’est que trop urgent de faire quelque chose pour changer le système d’assurance maladie, pour se débarasser des caisses privées, de leurs arnaques et de leurs primes qui augmentent chaque année en rapport avec rien et pour atteindre des montants de plus en plus astronomiques.

La solution que nous proposons est la plus simple, pouvant être appliquée immédiatement à l’échelle cantonale. A savoir, la création d’une caisse d’assurance maladie publique – appartenant donc à la collectivité, pas à des actionnaires – et à but social, étant obligée de ce fait de travailler au service de ses assurés, plutôt que des les escroquer au nom du profit.

La création d’une telle caisse serait en soi une avancée appréciable, sans ête une mesure révolutionnaire. Elle permettrait d’offrir des meilleures prestations, pour des primes moins chères que les caisses privées ; dans la mesure où elle ne viserait pas le profit, n’aurait pas de frais de publicité, ni de frais de lobbying (elle n’utiliserait pas l’argent de nos primes pour payer des affiches contre tout projet de réforme du système de santé un tant soit peu social !).

Notre initiative a reçu un accueil très positif de la population, preuve du fait qu’elle répond à une réelle aspiration des classes populaires, à un réel besoin. De fait, il n’est guère nécessaire de convaincre les citoyens de la signer. Nous sommes d’ores et déjà pas loin des 5'000 signatures.


Vous aussi, soutenez notre juste combat.Signez et faites signer notre initiative !

08 avril 2017

L’initiative pour une caisse publique est lancée !




Il y a une année de cela, lorsque les militants du Parti du Travail faisaient signer l’initiative populaire « Pour le remboursement des soins dentaires », pour laquelle nous avions déposé le chiffre record de plus de 18'000 signatures (peu de partis en font autant), non seulement la plupart des gens signaient volontiers, voire même nous remerciaient pour notre combat, mais souvent nous demandaient aussi quand ferions-nous quelque chose pour l’assurance maladie, tant il est vrai que le système actuel des caisses privées en pseudo-concurrence – mais toutes d’accord pour arnaquer leurs assurés et de prélever des primes de plus en plus surévaluées – devient proprement intolérable. Il n’est que trop normal que les assureurs de par leurs combines et leur cynisme provoquent une juste et massive colère populaire. Aussi, une réforme radicale du dispositif de la LAMal pour un système de santé authentiquement public et social correspond-elle à une authentique aspiration populaire, ainsi qu’à une urgente nécessité. La prime moyenne par mois pour un adulte dépasse déjà allégrement les 500 francs à Genève ! Jusqu’à quand accepterons-nous de payer des sommes aussi scandaleuses, à l’évidence en rapport avec rien, juste pour que quelques actionnaires des caisses privées puissent in fine s’en mettre plein les poches ? Jusqu’à ce qu’on nous demande de payer 1000,- ? 2000,- ? Rappelons que, si les initiatives populaires fédérales pour une caisse unique et celle pour une caisse publique n’ont pas passé la rampe au niveau national, les Genevoises et Genevois ont, quant à eux, votés OUI dans le deux cas.

Parce qu’il est urgent de mettre en place un système plus social et plus juste, de mettre fin à l’escroquerie des caisses privées, mais qu’au niveau fédéral la situation semble bloquée pour un moment, mais que l’histoire de notre pays nous enseigne aussi que certaines avancées sociales furent d’abord gagnées au niveau de cantons où les rapports de forces étaient plus favorables aux forces de progrès, le Parti du Travail a planché sur une initiative cantonale, et peut enfin lancer son initiative populaire « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social ». Il nous est apparu qu’il s’agit de la solution la meilleure et la plus réaliste pour débloquer la situation, étant donné les rapports de force actuels, et de faire un pas décisif en avant, pour le progrès social. En effet, pour une initiative cantonale, la contrainte de conformité avec le droit fédéral s’impose, et donc la contrainte de conformité avec la LAMal. Mais la LAMal n’interdit en rien à un canton qui le souhaite de se doter d’une caisse maladie public à but social, qui ne serait pas au service de ses actionnaires et de leur soif de profit, mais de ses assurés et de la collectivité. Nous aurions immédiatement le choix de ne plus devoir payer à l’un ou l’autre des assureurs privés, qui tous se valent par leurs combines, mais de s’affilier à une institution publique, qui n’aurait pas de technocrates néolibéraux ni de lobbyistes au chambres à payer, pas d’intérêts lucratifs et opaques à défendre à tout prix, pas de réserves dans d’autres cantons où transférer l’argent que nous leur payons en trop, pas de millions à débourser pour des campagnes politiques visant le seul intérêt égoïste de leurs actionnaires, pas de frais de publicité…et donc pourrait assurer des primes moins chers pour un service de meilleure qualité. Ce serait enfin un véritable pas en avant pour un système de santé véritablement public et social, qui soit au service de toutes et tous, et pas de quelques escrocs.

C’est pourquoi, nous comptons sur votre soutien, et ne doutons pas que notre initiative rencontrera un franc succès. Du reste, les premières réactions dans les heures qui suivaient sa publication sur les réseaux sociaux et en commentaires des articles en ligne – presque tous positifs ou très positifs – apportent une preuve supplémentaire de la pertinence et de la nécessité de notre initiative.

Le Parti du Travail se place ainsi une fois de plus, comme il l’a toujours été durant son histoire, à l’avant-garde du combat pour le progrès social. Ce qui est parfaitement logique, en tant que Parti fondé sur la lutte de classe et les idées du marxisme, le Parti du Travail est la seule force politique de ce canton à être toujours avec cohérence et combativité du côté des travailleurs et des classes populaires, à lutter sans faillir pour leurs intérêts légitimes et justes aspirations, à porter l’espoir d’une société nouvelle socialiste. De fait, sans la lutte de notre Parti, il n’y aurait en Suisse ni congés payés, ni AVS, ni nombre d’autres avancées sociales.


C’est pourquoi, si vous soutenez nos combats, si vous trouvez notre initiative juste et nécessaire, si vous êtes pour le progrès social, faites un pas de plus, rejoignez le Parti du Travail !